cinéma...

Simples avis sur des films que j'ai eu la chance de voir et dans la continuité de ce que j'ai commencé sur mon autre blog! A noter que tous les films présentés dessus font partie de ma DVDthèque.

28 août 2008

Les Vikings (The Vikings)

vikings1De: Richard Fleischer

Avec: Kirk Douglas, Tony Curtis, Ernest Borgnine, Janet Leigh, James Donald, Alexander Knox, Maxine Audley, Frank Thring, Eileen Way, Edric Connor, Dandy Nichols, Per Buckhoj,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1958

Synopsis

Au Xème siècle, les Vikings sèment la terreur sur les côtes d'Angleterre. Ragnar, le chef viking, tue le roi et viole la reine. Cette dernière donne naissance à Eric qui sera capturé par les Vikings et élevé comme esclave. Devenu adulte, il affronte Einar, le fils de Ragnar, et le défigure en lançant son faucon contre lui. Quelques temps plus tard, Morgana, la future reine d'Angleterre, est enlevée par Einar qui cherche à la séduire, mais elle tombe amoureuse d'Eric.

Avis

Comment passer une très bonne soirée avec un film qui ne prend pas la tête, doté d'une réalisation efficace et d'un casting de choix? En optant tout simplement pour Les vikings de Richard Fleischer.
Bon évidemment, l'oeuvre est loin de respecter une certaine vérité historique. Par exemple, on obtient tous les clichés des vikings dans le film, à savoir des personnages assez rustres, barbares, prêts à tuer leurs femmes, possédant des jeux pour le moins spéciaux, etc. De plus, on voit à un moment une scène d'attaque d'un château-fort. C'est également un élément assez faux car les vikings attaquaient essentiellement les villages, les monastères, etc. S'ils devaient réaliser une bataille rangée, ils étaient très souvent battus. Le plus dérangeant reste peut-être ces clichés quand on les connaît mais ils n'altèrent pas vraiment le plaisir qu'on obtient en regardant l'oeuvre de Fleischer.
Ensuite, il faut bien avouer que le casting est de premier ordre. Entre un duel Douglas - Curtis des plus impressionnants et sans oublier Ernest Borgnine et Janet Leigh, on est en droit d'être heureux. Surtout qu'ils sont tous excellents. Douglas est parfait dans son rôle du fils viking. Curtis est également très bon. Borgnine, qui joue le père de Douglas (et pour l'anecdote est plus jeune que lui dans la vie) n'est plus à faire connaître tandis que Janet Leigh apporte son charme fou à ce film composé de mâles machos. A noter que l'intrigue du film repose également essentiellement entre la relation en Douglas et Curtis (à savoir Einar et Eric, respectivement). Si nous téléspectateurs, sommes au courant de cela, l'intrigue n'en demeure pas moins présente, et nous posons essentiellement la question de savoir comment cela se terminera. D'autant que les deux hommes courtisent Morgana.
De plus, l'oeuvre bouleverse quelques codes du cinéma d'aventures. Fini les héros fringants et résistants à tout, bienvenue aux héros mutilés. Eric perd une main et Einar se voit devenir borgne suite à l'attaque du faucon d'Eric. Ensuite, il y a également énormément de changement au niveau de la lumière et du cadre. On obtient aussi de superbes plans des régions où le tournage s'est réalisé (à savoir la Norvège, l'Allemagne, la France, les côtes bretonnes ou encore Fort la Latte). Sans oublier que Fleischer est loin d'être un manchot au niveau de la mise en scène. La scène la plus importante, en dépit de l'époque où le film a été mis en scène reste probablement l'attaque du château-fort.
Ce passage seul résume à l'ensemble le film: réussi. Les minutes s'égrènent rapidement, on prend un énorme plaisir, l'oeuvre est un excellent défouloir. Les vikings fait partie de la catégorie des films qu'on ne se lasse pas de revoir. De plus, il vieillit très bien et est de ce fait, devenu un classique du genre. Une oeuvre immanquable en dépit de quelques menus défauts.

Note: 4/5   

Posté par batman1985 à 18:32 - Années 1950 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

22 août 2008

Les Simpson: Saison 4 (The Simpsons: 4th Season)

l_D2950017De: Matt Groening

Avec les voix de: Hank Azaria, Dan Castallaneta, Julie Kavner, Nancy Cartwright, Yeardley Smith, Harry Shearer,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1992-1993

Synopsis

La quatrième saison de la vie d'une famille américaine moyenne.

Avis

La série Les Simpson est de retour sur mon blog après un petit moment d'absence. On continue donc avec cette fois-ci la quatrième saison, qui confirme la tendance positive de la précédente et qui s'érige actuellement comme étant tout simplement la meilleure.
Pour rappel, il s'agit de suivre les aventures trépidantes d'Homer, Marge, Bart, Lisa et Maggie. Ils leurs arrivent évidemment des histoires passionnantes qui sont toutes prétexte à critiquer l'Amérique, le Capitalisme, etc., à inviter des stars et à faire de multiples références cinématographiques qui sont parfois, tout simplement, énormes.
Voici une liste non-exhaustive de films, livres, oeuvres d'art détournées par la série dans cette quatrième saison: Un tramway nommé désir, musique de La Grande Evasion, Les Gremlins, King Kong (une parte d'épisode de l'Horror Show est consacré à ce mythique film du septième art), Zombies de Romero, Steamboat Willy (utilisé par The Itchy and Scratchy Show et cette fois-ci intitulé Steamboat Itchy), La musique de Star Wars (celle dédiée à Vador), L'histoire sans fin (contre lequel on aurait intenté un procès pour titre mensonger...), Le générique des Flinstones, Batman, Barton Fink (cité seulement), Psychose (utilisé deux fois, avec la scène du judas et la maison sinistre vue de loin par Skinner qui parle à sa mère), Le Parrain (Homer en Don), un Mac Bain ressemblant terriblement à un Rambo, Burns attaché comme Hannibal Lecter dans Le silence des agneaux, une poupée diabolique à la Chucky, Lisa se prenant un trip sur une musique des Beatles, et on en passe...
Quelques grosses stars font également leur apparition dans la série et prêtent leurs voix : Homer est représenté comme Alfred Hitchcock comme dans Hitchcock présente (c'est plus un hommage évidemment), Leonard Nimoy, Brooke Shields, Luke Perry, Elizabeth Taylor, Hugh Hefner, Red Hot Chili Peppers, Bette Midler sont ceux qu'on relève aisément.
Evidemment comme à chaque fois Les Simpson se doivent de faire rire mais également avec une certaine intelligence. Ainsi, la foi religieuse est critiquée. Ou du moins le fait que les croyants ne comprennent pas qu'on puisse ne pas l'être ou alors une critique du monde des médias comme cela le laisse entendre. Un endroit où on devient vite une gloire mais où l'on retombe très vite de son pied d'estale. Une anecdote à propos d'un des épisodes, Un tramway nommé Marge, la série se moque assez ouvertement de la Nouvelle-Orléans, chose à laquelle l'état américain n'a pas trop apprécié. On retrouvera lors de l'épisode suivant, Bart écrivant qu'il ne pouvait pas insulter la Nouvelle-Orléans. Une manière pour les producteurs de s'excuser bien évidemment auprès de l'état américain qui a sûrement dû perdre son sens de l'humour à ce moment-là.
Bref, une quatrième saison très réussie et qui amène petit à petit Les Simpson vers une série remarquée et remarquable tout simplement... La cinquième saison se fait attendre!

Note: 4.5/5

Posté par batman1985 à 00:01 - Séries - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 août 2008

Jeanne d'Arc (The Messenger: The Story of Joan of Arc)

jeanne_d_arcDe: Luc Besson

Avec: Milla Jovovich, John Malkovich, Faye Dunaway, Dustin Hoffman, Pascal Greggory, Vincent Cassel, Tcheky Karyo, Richard Ridings, Desmond Harrington,...

Pays: France

Année: 1998

Synopsis

France, 1429. Le royaume de France est en guerre contre l'Angleterre, lorsqu'inspirée par un massage divin, une jeune paysanne, Jeanne d'Arc, se présente à la cours de France. Emu par son apparition, le Dauphin Charles VII lui donne l'autorisation de partir en guerre contre les Anglais. Elle conduit l'armée à la victoire à Orléans, après quoi Charles VII peut se faire couronner roi de France. Bien qu'elle soit tout d'abord glorifiée pour ses hauts faits, elle est prise, lentement mais sûrement, dans un tissu d'intrigues politiques et de trahisons.

Avis

Besson s'attaque ici au mythe Jeanne d'Arc entre deux histoires de taxi. Au final, on obtient un film probablement pas parfait mais qui demeure, à mes yeux, le dernier vrai bon film du cinéaste français. En voici les raisons.
Premièrement, le film remet en question le mythe en lui-même de Jeanne d'Arc. Remettre en question est peut-être un gros mot mais il aborde, certes furtivement, quelques fois les complots et les arrangements qu'il pouvait exister au sein de la cour française mais également anglaise, que ce soit pour la mener à la victoire, la vendre aux Anglais ou tout simplement la faire finir sur le bûcher. D'ailleurs, Jeanne d'Arc ne sera pas brûlée pour avoir soi-disant entendu des voix mais tout simplement parce qu'elle portait des vêtements d'homme, chose qui était formellement interdite à l'époque (bien qu'apparemment, après un repenti, les Anglais l'ont forcé à se réhabiller en homme).
Certes, l'oeuvre de Besson possède des erreurs historiques. Ainsi par exemple, le village de Domremy n'a jamais été attaqué et sa soeur n'a pas non plus été violée. Mais peut-on réellement en vouloir à Besson, là où l'histoire avec un grand h possède de nombreuses ombres. Ou se situe vraiment la vérité dans le mythe Jeanne d'Arc ?
Ensuite, il y a une remise en question sur la foi qui n'est pas mal faite du tout. A partir du moment où apparaît Dustin Hoffman. Est-il Dieu, est-il l'âme de Jeanne ? Peu importe, toujours est-il qu'il lui permet de réaliser une introspection sur la foi aveugle qui aurait animé Jeanne d'Arc, si on se confère uniquement au mythe. Un passage nettement intéressant vraiment puisque Dieu (appelons Hoffman ainsi) explique rationnellement, logiquement des choses que Jeanne aurait tout simplement vu comme un signe du ciel, du Seigneur, de Dieu tout simplement. Une remise en question intéressante qui peut au fond dépasser la simple oeuvre de Besson.
Voilà pour le contenu, passons en à la mise en forme de celui-ci. Lus Besson réalise correctement son Jeanne d'Arc. Si ce n'est pas forcément transcendant à chaque moment, le metteur en scène français semble surtout avoir voulu nous en mettre plein la vue dans les scènes de batailles qui composent le film et plus principalement évidemment sur la prise d'Orléans et sur les Tourelles particulièrement. Ensuite, le reste reste néanmoins classique mais pas forcément mauvais.
Côté acteurs, on constate que Besson s'est tout de même bien entouré. Un casting international assez réussi dans l'ensemble réunissant Hoffman, Dunaway, Malkovich, Karyo, Cassel,... Bref, c'est assez porteur tout cela. Je n'ai pas cité Jovovich car si elle possède un minois assez appréciable et charmant, il faut bien avouer qu'en tant qu'actrice, elle ne soit pas vraiment extraordinaire. Prestation assez inégale où elle parvient même à nous ennuyer par son surjeu ou ses cris stridents des plus dérangeants pour notre ouïe (on en viendrait presque même à préférer le son de la pub THX). Soit, elle plombe parfois à elle-seule l'oeuvre là ou d'autres comédiens sont tout bonnement excellents (Malkovich, Dunaway et Hoffman pour ne citer qu'eux.).
Au final, Besson nous signe une oeuvre plus qu'honorable, toujours bien loin de ce qu'il a pu réaliser fin des années 80 et début des années 90. Mais cela reste nettement meilleur de toutes ses productions à la Taxi ou autres choses du type qu'il ait pu produire ou faire.

Note: 3.5/5

Posté par batman1985 à 00:01 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 août 2008

Printemps, été, automne, hiver... et printemps (Bom yeoreum gaeul gyeoul geurigo bom)

3977083De: Kim Ki-duk

Avec: Oh Young-Su, Kim Ki-Duk, Kim Young-Min, Seo Jae-Kyung, Ha Yeo-Jin, Kim Jong-Ho, Kim Jung-Young, Ji Dea-Han, Choi Min, Park Ji-A, Song Min-Young

Pays: Corée du Sud

Année: 2003

Synopsis

Un vieux moine partage sa solitude avec un enfant. Le temple dans lequel ils vivent est au milieu d'un lac entouré de montagnes. Le rythme des saisons accompagne les cycles de la vie du jeune disciple. Au printemps, arrive la perte de l'innocence. Il connaît en été la passion qui consume l'esprit et le sens. En automne, il découvre la jalousie et les pulsions destructrices qu'elle déclenche. L'hiver est la saison de la rédemption et de l'expérience. Et, quand le printemps est de retour, le disciple est devenu maître à son tour...

Avis

Kim-Ki-duk est à mon sens capable du meilleur comme du moins bon. Surfant sur la même façon de faire un cinéma depuis un certain temps, en abordant généralement le même type de thème et malheureusement, souvent traité de manière équivoque, le cinéaste coréen s'était largement essoufflé, à mon sens, avec Samaria en 2004. Entretemps, il s'était toutefois essayé à un autre type de cinéma, bien plus spirituel (oui encore plus de ce qu'il faisait) et nettement moins voyeuriste.
Premièrement, il est impossible de ne pas parler de la plastique du film. Kim Ki-duk est également peintre. Et ça se ressent énormément dans Printemps, été, automne, hiver... et printemps. On a droit à des plans de paysages qui sont vraiment magnifiques. Honnêtement, il y a des images réellement sublimes, on voit rarement de si beaux plans au cinéma. Dans l'ensemble, on assiste de toute façon à une excellente mise en scène de la part du cinéaste coréen. Malheureusement, il retombe de temps en temps dans ses travers. Il y a un côté pervers, voyeuriste qui se retrouve une fois de plus dans cette oeuvre. On peut évidemment faire allusion au moment où les deux enfants font souffrir les animaux, par simple jeu. La nature humaine est cruelle, Kim Ki-duk ne manque pas de le souligner. Mais même dans la démonstration de la cruauté, on peut y insérer des limites.
Le metteur en scène rend ici hommage à la culture boudhiste. Lui-même membre de cette religion (il était d'abord athée puis chrétien avant d'adhérer au culte de Boudha), il semble vouloir démontrer que la foi possède encore des vertus que la science en général ne peut atteindre. Ainsi, on semble vouloir guérir mentalement une femme. Peu importe ces pêchés, le moine l'aidera. Pareil pour le jeune enfant qui, après un long apprentissage et étant devenu grand, part dans la vie moderne avec cette même femme dont il est éperdûment tombé amoureux. Un amour qui le poussera au crime, lorsqu'il apprendra plus tard qu'elle voit un autre homme. Une critique à ses yeux d'une société coréenne qui relègue toujours la femme au second plan, qui démontré d'un certain égoïsme de l'homme par rapport à la femme. Un traitement qui n'est pas neuf chez le metteur en scène coréen. 
Le cycle des saisons accompagne le cycle de la vie de cet homme. Comme le montre si bien de toute façon le résumé du synopsis. Le moine passer de l'élève au maître et lui aussi, il viendra à inculquer ses connaissances à un autre enfant, déposé devant chez lui.
Une fois encore Ki-Duk nous sert une oeuvre silencieuse. La musique, excellente de bout en bout, nous envoûte et nous emmène quelque peu dans un voyage initiatique à la culture boudhiste, au milieu de merveilleux décors. On nous entraîne dans un monde où le temps semble s'être arrêté. Où cette notion même du temps ne semble pas avoir d'importance pour le moine.
Au niveau des acteurs, on signalera que Ki-duk s'essaie pour la première fois devant l'écran. Il joue le moine devenu adulte. On peut dire que ce n'est pas totalement réussi. Il n'est pas le plus marquant. Il est bien loin de la prestation du vieux moine.
Au final, le plus gros défaut reste bel et bien cette tendance voyeuriste que Kim Ki-duk ne parvient finalement pas à se défaire totalement. Pour le reste, on se retrouve bel et bien devant une oeuvre réussie et magnifique. Gageons qu'il puisse continuer sur cette voie.

Note: 4/5   

Posté par batman1985 à 00:01 - Années 2000 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 août 2008

Bobby

404pxbobby_posterDe: Emilio Estevez

Avec: Sharon Stone, Elijah Wood, Demi Moore, Anthony Hopkins, Laurence Fishburne, Ahston Kutcher, Helen Hunt, Heather Graham, Christian Slater, William H. Macy, Lindsay Lohan, Emilio Estevez, Martin Sheen, Freddy Rodriguez, Joy Bryant, Jeridan Frye, Brian Geraghty, Shia Labeouf,...

Pays: Etats-Unis

Année: 2006

Synopsis

Le 5 juin 1968, à minuit, le sénateur démocrate Robert F. Kennedy, ancien Ministre de la Justice, candidat démocrate à la Maison Blanche et probable successeur de son frère JFK, était assassiné dans les couloirs de l'Hôtel Ambassador de Los Angeles.

Avis

La famille Kennedy a toujours enflammé les passions. Qui n'a jamais entendu parler de la malédiction Kennedy ? John Fitzgerald assassiné en 1963 à Dallas alors qu'il briguait un nouveau mandat de président. Son frère assassiné cinq ans plus tard après un meeting alors qu'il se portait candidat à la présidence. Jackie Kennedy qui décèdera au milieu des années 90 d'un cancer. Et enfin, le fils de John et Jackie qui mourra fin des années 90 dans un accident d'avion. Forcément, c'est bel et bien l'histoire de l'ancien président américain qui a le plus touché le monde entier. Des centaines de livres sont sortis sur le monsieur, sur d'éventuels complots, etc. Un film a également été réalisé par Oliver Stone, intitulé tout simplement JFK, surnom du monsieur. Mais il est vrai que Robert Kennedy est quelque peu oublié dans tout ça et son histoire évolue plutôt dans l'ombre de son frère. Emilio Estevez a voulu réparer cette injustice et réalise un film se concentrant uniquement sur le jour de l'assassinat de Robert. Le film s'intitule Bobby (surnom du monsieur) et on peut probablement y voir une sorte d'hommage à l'oeuvre de Stone.
L'oeuvre s'intéresse donc qu'à ce triste jour du 5 juin 1968. On va donc suivre pas moins de 22 (!!!) personnages qui vivront de près ou de loin l'assassinat et qui seront tous à leur manière touché par cet événement. Mais le problème, c'est qu'on a du mal à s'attacher aux personnages. Ils sont bien trop nombreux. De plus, on peut dire qu'on se fout pour la plupart éperdûment de leur destin vu que c'est celui de Robert Kennedy qui nous intéresse. Et puis étant donné qu'on ne réussit pas à s'attacher à eux, il est normal de ne pas non plus parvenir à s'émouvoir face à eux. Pourtant, quelques-uns parviennent néanmoins à ressortir du lot grâce essentiellement aux acteurs qui les incarnent: Hopkins, Moore, Fishburne, Hunt ou encore Rodriguez font partie de ceux-là. Ce sont d'ailleurs des excellentes interprétations que pour ces personnages. Même Demi Moore se surpasse pour une fois sans à avoir à montrer sa plantureuse plastique.
L'oeuvre mêle ensuite images de fiction et images de documentaire. Procédé déjà utilisé par Stone sur JFK. Le problème se situe que dans une grosse partie du film, on trouve les images du documentaire nettement plus réussies que l'oeuvre en elle-même. Jusqu'à la dernière demi-heure tout de même où la tension s'accroît. C'est probablement la partie la plus réussie de Bobby, en matière de fiction toutefois car dans l'ensemble, si la mise en scène n'est pas mauvaise, elle reste assez académique et ne porte pas vraiment le film aux nues. On ne voit également pas trop non plus où veut en venir Estevez. Quel est le but de son film ? Si dans JFK, Stone voulait démontrer que la thèse du complot était plus que plausible, qu'en est-il pour Bobby?
Si ce n'est simplement retracer que la dernière journée de Robert Kennedy, quel est le réel intérêt de l'oeuvre?  C'est dommage, on sent clairement que dans le dernier discours du film utilisé par Estevez et de Kennedy, bien sûr, il veut rendre hommage au bonhomme. On peut dire que la chose n'est faite qu'à moitié, et encore, grâce essentiellement aux parties documentaires de l'oeuvre. Ne jetons tout de même pas la dernière partie de fiction qui se situe lors de l'arrivée de Kennedy à l'hôtel Ambassador (seul moment où l'on voit furtivement Kennedy joué par un autre personnage. Sinon, les apparitions du candidat à la Maison-Blanche était toujours celle des documentaires. C'est probablement l'un des aspects les plus réussis du film d'Estevez).
Au final, Bobby est une oeuvre plutôt décevante. Pas vraiment ratée mais pas forcément bien faite non plus. Assez inégal au final, on en arrive à la conclusion que de voir l'oeuvre d'Estevez ou un documentaire est équivalent. Par chance, quelques acteurs et une dernière demi-heure sauvent la fiction. 

Note: 3/5

Posté par batman1985 à 00:01 - Années 2000 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 août 2008

Silent Hill

silent_hillDe: Christophe Gans

Avec: Radha Mitchell, Sean Bean, Laurie Holden, Deborah Kara Unger, Kim Coates, Tanya Allen, Alice Krige, Jodelle Ferland, Christopher Britton, Colleen Williams, Ron Gabriel, Eve Crawford,...

Pays: Etats-Unis, France, Japon

Année: 2005

Synopsis

Contre l'avis de son mari, Rose décide d'emmener sa fille Sharon à Silent Hill, une ville abandonnée qui semble irrésistiblement attirer l'enfant. Alors qu'elles pénètrent dans cet univers lugubre Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu ne ressemble à rien de ce qu'elle connaît. Noyée dans le brouillard, peuplées d'étranges créatures, régulièrement envahie par les ténèbres, Silent Hill va peu à peu livrer ses terrifiants secrets...

Avis

Silent Hill est un nom qui résonne bien plus aux oreilles des gamers que des cinéphiles. En effet, le mythique jeu vidéo est porté sur grand écran. Malheureusement les amateurs de cinéma seront relativement déçu par cette adaptation qui reprend les différents jeux. Ainsi l'histoire se base principalement sur celle de Silent Hill, l'ambiance et les décors à Silent Hill 2 et enfin différents plans de caméras ont été emprunté à Silent Hill 4: The Room.
Toutefois, les fans ne voulaient pas d'une saga ratée ou gâchée comme c'est déjà arrivé avec Resident Evil ou d'autres adaptations de ce type. Ainsi, Christophe Gans a reçu des lettres de menaces de mort écrites par les fans du jeu vidéo. Cependant, on ne peut pas dire que l'oeuvre soit spécialement réussie. Seule l'ambiance ainsi que les décors sont assez fidèles à l'esprit, à savoir glauque et mordide. Sinon, on ne peut pas dire que Gans porte le film vers le haut avec sa mise en scène. D'autant que l'oeuvre emprunte donc des plans de caméra issus du jeu vidéo même. On peut donc dire que le metteur en scène français n'a absolument rien avoir là-dedans pour certaines scènes si ce n'est de postposer ces plans des cinématiques du jeu vidéo vers le film. On peut pointer un autre élément intéressant: Rose voit ses vêtements changer légèrement de couleur selon l'environnement et l'ambiance. Ainsi, si elle ne se change jamais dans le film, elle a néanmoins eu droit à la bagatelle d'une garde-robe de 100 éléments différents. Evidemment, ça ne change rien au fait que Gans met en scène assez platement les choses, en dépit aussi de quelques effets spéciaux assez réussis (notamment la femme brûlée vive ou tout simplement les différents "monstres" du film). On retiendra aussi des scènes parfois un peu plus réussies (si si, ça peut arriver) où la tension monte quelque peut bien que ce ne soit pas non plus la grosse frousse.
Du côté des acteurs, on va essentiellement retenir l'interprétation de la jeune Jodelle Ferland (qu'on a déjà vu dans Tideland de Terry Gilliam). Cette jeune fille possède pas mal de talent et pourrait encore faire parler d'elle si elle gère bien sa carrière et le succès. Dans ce cas-ci elle est assez effrayante dans son rôle et on ne peut s'empêcher de penser à des héroïnes de films japonais tels que Ring et Dark Water en ce qui concerne la ressemblance avec les modèles de personnages horrifiques du pays du Soleil Levant. Ce qui n'est évidemment pas étonnant vu que le film est produit en partie par des Japonais. Pour les reste du casting, ça reste assez correct. Radha Mitchell assume bien son rôle tandis que Sean Bean n'est pas mauvais dans son second rôle. Car pour Silent Hill, les héros principaux ne sont que des femmes. Ce serait dommage de ne pas évoquer la musique qui est quand même assez réussie et qui est si par Jeff Danna.
Au final, on obtient un film assez moyen et inégal. En fait, si on veut vraiment goûter à l'ambiance de Silent Hill, il vaut tout simplement mieux jouer au jeu vidéo: plus long, plus fun et plus réussi...

Note: 2.5/5
   

Posté par batman1985 à 00:01 - Années 2000 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 août 2008

MIIB (Men in Black II)

501015_Men_in_Black_II_PostersDe: Barry Sonnenfeld

Avec: Tommy Lee Jones, Will Smith, Lara Flynn Boyle, Johnny Knoxville, Rosario Dawson, Tony Shalhoub, Rip Torn, Patrick Warburton, Jack Kehler, Tim Blaney, Michael Jackson, Rick Baker,...

Pays: Etats-Unis

Année: 2002

Synopsis

Quatre ans ont passé, Jay a poursuivi sa carrière auprès de l'organisation des Men in Black tandis que Kay a retrouvé le confort de la vie civile.
Au cours d'une enquête, Jay met à jour un complot diabolique manigancé par Serleena, un monstre kylothien qui se cache sous les traits d'un top modèle en lingerie fine. Quand Serleena prend tout le bâtiment des MIB en otage, Jay se résout à faire appel à son ancien collègue. Mais pour que Kay puisse sauver la planète, il faudrait d'abord qu'il retrouve la mémoire...

Avis

Après un premier opus qui avait connu un succès, avouons-le, plutôt mérité, l'agent J et l'agent K sont de retour pour de nouvelles aventures. On retrouve toujours Sonnenfeld derrière la caméra, Smith et Jones reprennent leur rôle, le petit chien est encore là mais malheureusement, la sauce ne prends pas aussi bien qu'avant...
Premièrement, on l'a compris, ce genre de films n'a que pour but de délasser au maximum le spectateur mais tout de même, on sent la chose nettement plus bâclée que le premier. L'histoire me paraît déjà nettement plus inintéressante. Le coup de l'extra-terrestre qui débarque et qui se transforme en top model est un peu gros et n'a que pour but de ramener un maximum de mecs. Heureusement, il reste quelques situations assez drôles. Le clebs apporte toujours la dose d'humour qu'il faut tout comme les facéties de Will Smith. Mais bon d'un autre côté, on doit s'octroyer le privilège de Johnny Knoxville qui est absolument insupportable. Il peut retourner faire son Jackass, ça arrangerait le cinéma en général. Ensuite, il reste tout de même la très jolie scène de fin où on sait enfin à quoi sert la statue de la Liberté. Par ailleurs, il faut quand même avouer que les séquences d'action sont assez réussies mais malheureusement on ne peut oublier le mauvais scénario qui se trouve derrière même si deux points s'avère en fin de compte intéressant: premièrement c'est celui de la fin où pour K nous ne sommes peut-être que le monde d'un autre et ensuite, le coup assez kitsch des fans d'ovnis qui collectionnent tout sur cela et qui en finissent par oublier de vivre leur vie .
Fort heureusement, le duo d'acteurs reste très sympathique. Will Smith porte sur ses épaules toute la première partie du film. Ensuite, il s'efface un peu plus pour laisser la place à Tommy Lee Jones. Le duo fonctionne bien. On est heureux également des apparitions charmantes à l'écran de Rosario Dawson. Pour le reste, les méchants sont nettement moins bien. Je ne reviendrai pas sur le cas Knoxville. Ensuite, Lara FLynn Boyle a un rôle assez bizarre. Accepter de se balader à moitié à poil tout un film mais en même temps essaye de ne pas être uniquement cataloguée à cela est assez compliqué. Donc son rôle est assez réussi car elle s'en sort justement. D'ailleurs, Sonnenfeld a été malin sur le coup puisque Serleena en question lâche une phrase tellement vraie où elle dit que cette planète est prenable une fois qu'on montre ses seins. Enfin, il y a une petite apparition de Michael Jackson qui joue le rôle d'un... extra-terrestre. Bref, assez sympathique sur ce coup-là.
En fait, le gros problème réside dans le scénario. L'histoire en général est assez inintéressante. Hormis les quelques anecdotes sympathiques dont j'ai fait mention plus tôt, il n'égale en rien le premier qui était nettement plus réussi donc. D'une manière générale de toute façon, on trouve des oeuvres nettement plus réussies en manière de détente sympathique. Bref, pas totalement mauvais mais loin d'être exempt de tout reproche en ce qui concerne Men in Black 2.

Note: 3/5 
 

Posté par batman1985 à 00:01 - Années 2000 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 août 2008

Walk the line

24_285_Walk_the_Line_PostersDe: James Mangold

Avec: Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon, Shelby Lynne, Ginnifer Goodwynn, Robert Patrick, Dallas Roberts, Dan John Miller, Larry Bagby, Tyler Hilton, Waylon Payne, Shooter Jennings, Sandra Ellis Lafferty, Dan Beene, Jonathan Rice,...

Pays: Etats-Unis

Année: 2005

Synopsis

Le film évoque le parcours d'un homme qui, au-delà de ses colères, des ravages de la dépendance et des tentations de statut de star, a tout dépassé pour devenir une icône. C'est aussi le parcours d'un homme qui, du fond de la période la plus noire de sa vie, a été porté par une histoire d'amour fusionnelle avec June Carter. Leur passion a nourri son art tout au long de sa vie. Cette saga est marquée par les thèmes qui feront la force de la musique de Cash et de son style minimaliste: la mort, l'amour, la trahison, le péché, l'espoir et la foi.

Avis

James Mangold fait partie de ces cinéastes qui parviennent à faire gentiment leur nom dans le monde du septième art. Sans être réellement exceptionnel, le monsieur a tout de même réussi quelques oeuvres très sympathiques voire même très réussies. De plus, Mangold s'essaie à tous les genres que ce soit au film d'action avec Copland, au drame (Une vie volée) en passant par le thriller (Identity). Ce n'est donc pas étonnat de le voir s'attaquer à tout autre chose avec le biopic de l'un des plus célèbre chanteur américain, à savoir Johnny Cash, chanteur country à la voix remarquable mais également très grand guitariste (la chanson One en est le plus grand exemple). En fait, on pourrait même dire qu'il s'attaque à deux chanteurs puisque June Carter, qui opérait également dans la country, n'est pas oubliée. Mais le personnage central du film reste bel et bien Johnny Cash. Enfin, c'est probablement avec Walk the line (c'est le titre d'une chanson de Cash) que Mangold s'est fait le plus connaître du grand public.
En effet, l'oeuvre bénéficia d'un bon tremplin grâce aux oscars et à la récompense de Reese Witherspoon pour son rôle. Elle remporta aussi un Gloden Globe et un Bafta. On notera aussi que Shelby Lynne qui joue le rôle de la mère de Cash dans le film est une une chanteuse rock qui réalise ici ses débuts au cinéma.
Les choix de Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon ont été respectivement fait par Cash et Carter. Cependant, ils ne verront jamais le résultat final. Ils décèderont chacun avant la fin du tournage. Et c'est bien dommage car il faut bien avouer que les deux acteurs réalisent une performance extraordinaire. Si pour le premier, on savait qu'il possédait un réel talent, la seconde nous a très agréablement surpris. Tout d'abord, pas de playback, ils ont appris à chanter et à jouer de la guitare. Bref, on est assez bluffé de ce point de vue là. D'autant que Joaquin Phoenix possède quelques points communs avec Cash, comme le décès d'un frère. Le tournage fut si éprouvant pour Phoenix qu'il finira quelques temps à l'hôpital, éprouvé par les points communs qui rejoignent les deux hommes.
Tant mieux car dans la mise en scène, si Mangold n'est pas mauvais, il faut bien avouer qu'il n'y a rien de très transcendant. Ca reste très classique et parfois un peu mou. C'est à mon sens le plus gros défaut du film. Parce que question reconstitution des concerts de Cash, on est loin du glamour. On a été également très fidèle à ce niveau. Mangold s'est également servi de deux livres autobiographiques de Cash. La reconstitution de sa vie est soignée et c'est un bon point aussi, évidemment. On retiendra toutefois la scène du concert dans la prison, devant plus de deux mille détenus et qui relancera la carrière du chanteur country. Le titre Cocaine Blues interprété pour l'occasion est d'ailleurs devenu un classique. D'ailleurs, le film sera présenté dans la même prison de Folsom, 38 ans après la venue de Johnny Cash.
Enfin, il ne faut pas spécialement apprécier la country pour aimer le film. Au fond, on suit les péripéties d'un personnage qui est parti de rien. Il a connu le succès, en a perdu un peu les pédales, est devenu une vraie épave humaine avant de pouvoir se relancer. L'ascension, l'apogée, la chute et enfin la rédemption. Il semble que chaque personne vivant un destin réellement exceptionnel connaisse ces quatre passages marquants dans une vie.
Enfin, on est nous même assez marqué par le personnage. Il n'est pas toujours très honnête, il est parfois détestable (notamment sur la façon dont il traite quelques fois June Carter avant leur relation. Il faut dire qu'il en était éperdument amoureux).
Bref, s'il possède quelques petits défauts, on assiste ici à un biopic très intéressant, susceptible d'intéresser un large public. Certes, certains n'aimeront pas le style de musique country, trouveront de cette manière le film assez rebuttant mais on admirera l'excellente composition des acteurs ou tout simplement la vie de Johnny Cash. Dommage que son talent se soit éteint pour de bon il y a cinq ans...

Note: 4/5

Posté par batman1985 à 00:01 - Années 2000 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1