cinéma...

Simples avis sur des films que j'ai eu la chance de voir et dans la continuité de ce que j'ai commencé sur mon autre blog! A noter que tous les films présentés dessus font partie de ma DVDthèque.

27 janvier 2009

Pickpocket

pickpocketDe: Robert Bresson

Avec: Martin Lassalle, Marika Green, Pierre Leymarie, Jean Pelegri, Kassagi, Pierre Etaix,...

Pays: France

Année: 1959

Synopsis

Pour Michel, pickpocket amateur, dominer sa peur, c'est dominer le monde. Il s'entraîne alors des jours entiers à subtiliser montres et portefeuilles. La rencontre d'un autre pickpocket va achever sa formation. Il va multiplier les vols avec toujours plus de dextérité et de sang-froid.

Avis

Autant l'annoncée d'emblée, la déception est au finale fort présente pour cette oeuvre de Bresson, certes facile d'accès, mais qui ne m'a pas empêché de me poser énormément de questions quant à Pickpocket.
Autant toutefois commencer par les points positifs de ce film, car ils existent bel et bien.
Premièrement, la réalisation est remarquable. Essentiellement lors des scènes de vols à la tire ou du même acabit. Ainsi, on a vraiment l'impression d'assister à de vrais vols, on nous montre la façon dont les pickpockets opèrent, les différents tours qu'ils utilisent,... Le tout est réellement filmé de manière incroyable et pour cela, l'oeuvre de Bresson doit se voir une fois. Et je vais dire que c'est à peu près tout. A part peut-être que découvrir ce milieu est assez intéressant.
Pour le reste, je ne vois pas trop où Bresson veut en venir. Il s'intéresse à un personnage, pickpocket. On ne sait pas trop si c'est par profit, parce qu'il n'a pas le choix ou parce qu'il souffre de cleptomanie. Le personnage semble étrange, on ne sait pas trop où il veut aller dans la vie. Est-ce qu'il se sent libre par rapport à ce qu'il fait? Vit-il pleinement que quand il commet l'acte du vol et n'est-ce qu'à ce moment-là qu'il se sent vivant? Si le metteur en scène ne s'était intéressé qu'à notre ami, ça aurait été nettement plus réussi. Mais Bresson introduit une sorte d'histoire d'amour. Une sorte car c'est presque un amour platonique. Les héros s'aiment de loin. Et dans un sens ça ne sert nullement l'histoire ou peut-être un peu sur la fin puisque Michel va se mettre à voler pour nourrir la jeune femme et l'enfant qu'elle a obtenu avec une ancienne relation. Mais ça dure peut de temps puisque le bougre termine en prison pour ses méfaits. La jeune femme viendra le voir et on obtient enfin des gestes et de l'affection. Mais une fois encore, je n'ai pas trop apprécié la tournure prise par le film à partir de ce moment-là. Dommage donc de ne pas s'être contenté de nous montrer le milieu, chose que vraiment Bresson fait très bien et qui vaut vraiment le détour.
Dernier mot enfin sur les acteurs que j'ai trouvé assez transparents pour la plupart. Ils ne sont pas trop bons à mes yeux. Heureusement pour eux que le film est plombé par certains éléments du scénario sinon, ils tireraient pas mal l'oeuvre de Bresson vers le bas.
Au final, je suis donc fort déçu. Ca n'empêche que Bresson reste un incroyable metteur en scène, très doué dans le maniement d'une caméra, à défaut de la direction d'acteurs. Je pense quand même voir Procès de Jeanne d'Arc, l'histoire m'intéressant beaucoup plus.

Note: 2.5/5
 

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24 janvier 2009

Phénomènes (The Happening)

ph_nomenesDe: M. Night Shyamalan

Avec: Mark Wahlberg, Zooey Deschanel, John Leguizamo, Betty Buckley, Ashlyn Sanchez, Spencer Breslin, Robert Bailey Jr., Frank Collison, Jeremy Strong, Alan Ruck, Victoria Clark,...

Pays: Etats-Unis, Inde

Année: 2008

Synopsis

En quelques minutes, des personnes se suicident dans des circonstances terrifiantes et inexpliquées. Quel est ce phénomène? Elliot Moore tente d'y échapper avec les siens, mais très vite plus personne n'est en sécurité nulle part...

Avis

M. Night Shyamalan avait énormément déçu avec son dernier film La jeune fille de l'eau. Il avait d'ailleurs inauguré une chose totalement nouvelle pour moi: m'endormir au cinéma. Jamais l'impression qu'un cinéaste se foute de moi m'avait parue aussi grande. La scène de l'enfant lisant l'avenir dans des céréales est à mes yeux ce qui résume le mieux le précédent film du cinéaste. Il était donc attendu au tournant le brave Shy. D'autant que ses oeuvres comme Signes ou Le village, m'avaient procuré pas mal de satisfaction. Avec Phénomènes, Shyamalan me réconcilie totalement avec son cinéma. Et à mes yeux, ça devient d'entrée son meilleur film...
D'emblée, l'oeuvre commence fort. Central Park, des enfants qui jouent, des gens qui se balladent et puis soudaint le vent qui souffle, les gens se taisent. On reste calé sur deux personnes. L'une répête une question qu'elle a demandé deux minutes auparavant. Elle prend ensuite l'aiguille qui tenait lié ses cheveux pour se la planter dans le cou. Le ton est donné. La scène la plus impressionnante va pourtant seulement arriver. Nous sommes sur un chantier de construction, des ouvriers parlent entre eux. Puis un accident survient, un ouvrier tombe du haut de l'immeuble. Quelques secondes passent, un deuxième, un troisième sautent également. La scène est forte marquante. Jamais la mort au cinéma n'avait été aussi incroyablement montrée. L'homme se tue sans raisons.
Evidemment, comme toujours maintenant depuis l'après 11 septembre, une attaque terroriste est envisagée. Bien vite, Shyamalan écarte cette hypothèse. Tant mieux, on en a assez vu avec les hommes semant la terreur. Il préfère alors s'orienter sur une voie plus terrestre, nettement plus liée à l'environnement. Les détracteurs trouveront que Shy surfe sur un sujet en vogue, et qu'il ne se démarque pas mais tant pis pour eux. Il assume clairement son choix. En fait, ce qui rend le film assez effrayant, c'est parce que, ce qu'il raconte demeure dans le domaine du possible et de l'imaginable. Comme pour la disparition des abeilles (c'est avec cette comparaison que Shy donne le ton et tente d'expliquer les événements), il y a des choses que la nature réalise et qui restent inexplicables pour l'homme. La science tentera bien de les expliquer mais ne parviendra pas à trouver la vraie raison. Bref, les événements doivent être vus comme un avertissement que l'homme devra prendre en compte ou pas...
A noter toutefois que si vous n'aimez pas le cinéma de Shyamalan, il est inutile de voir le film. On retrouve tous les éléments qui font le succès ou non du metteur en scène: narration lente, musique très présente, très peu d'action,... A noter que cette fois-ci, il n'apparaît pas devant la caméra mais on entendra au moins le son de sa voix. Côté acteurs, on ne parlera pas trop d'eux car honnêtement, ils ne cassent pas forcément des briques mais ils ne tirent pas le film vers le bas. Dans l'ensemble, j'ai trouvé l'interprétation de Wahlberg très honnête. Pour preuve que Phénomènes m'a plu, je l'ai regardé quatre fois en quelques jours. La musique de James Newton Howard est très réussie, la première moitié du film est grandiose. La seconde est réussie. Une oeuvre injustement boudée cette fois-ci...

Note: 5/5 

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21 janvier 2009

Les aventures de Rabbi Jacob

aventures_jacobDe: Gérard Oury

Avec: Louis de Funès, Suzy Delair, Dalio, Claude Giraud, Renzo Montagnani, Janet Brandt, Jacques François, Claude Piéplu, Henri Guybet, Jean Herbert, Lionel Spielman, Dominique Zardi, André Falcon, Xavier Gélin, Jacques François, Miou-Miou, Gérard Darmon,...

Pays: France, Italie

Année: 1973

Synopsis

Victor Pivert, un grand industriel raciste sur les bords, conduit par son chauffeur Salomon, se rend au mariage de sa fille. Sa route va croiser celle de Slimane, leader politique recherché par des activistes arabes de son pays. Sa vie va alors basculer et pour sortir vivant de cette dangereuse affaire, Pivert n'aura qu'une solution: prendre l'identité d'un rabbin new-yorkais, Rabbi Jacob, rencontré par hasard à l'aéroport d'Orly...

Avis

S'il y a bien un classique dans le genre de la comédie française, c'est Les aventures de Rabbi Jacob. Derrière la caméra, un monsieur habitué au genre et qui a écrit ses lettres de noblesse grâce à la comédie: Gérard Oury. C'est à lui qu'on doit aussi le mythique La grande vadrouille qui réunissait à l'époque deux des plus grands comiques français: Louis de Funès et Bourvil. La folie des grandeurs, Le corniaud, Le cerveau,... Tous des films qu'on doit au monsieur décédé il y a à peine deux ans.
Revenons maintenant sur Les aventures de Rabbi Jacob. Mettant en scène un de Funès extrémiste, l'oeuvre prône le respect et la tolérance des autres cultures. Malgré tout, Oury a connu quelques craintes et a eu très peur que le film soit mal perçu. Surtout que par manque de chance, deux semaines avant la sortie du film, éclate la guerre du Kippour, conflit entre Israël et quelques pays arabes. Il faut dire que l'oeuvre met en scène un arabe, exilé politique et révolutionnaire, quelque peu en conflit avec les Juifs. Bien que Slimane veut surtout devenir le président de son pays.
Maintenant revenons en aux différents gags du film. Ils sont nombreux et m'ont bien souvent fait rire. L'oeuvre possède quelques scènes cultes et la plus célèbre est bien entendu celle où Louis de Funès se met à danser une danse juive. Magnifique vraiment. Il y a aussi quelques répliques cultes. Bref, ça vient de tous les côtés et c'est pour le plus grand plaisir du téléspectateur. Un de Funès qui donne encore le meilleur de lui-même et ce, malgré quelques scènes difficiles comme celles dans l'usine de chewing-gum.
Et puis honnêtement, ce film prône vraiment la tolérance d'autrui sans tomber dans la démago. D'ailleurs le personnage de de Funès raciste est bien drôle. Pivert est drôle parce qu'il est ridicule avec ses préjugés tout faits. Et puis, la poignée de mains entre Slimane et le chauffeur de Pivert prend une ampleur toute autre quand on connaît le contexte qui entoure la sortie du film.
Gérard Oury a réussi ici une très grande comédie française, familiale même si elle ne peut encore aujourd'hui qu'être diffusée en France. En effet, les personnes s'occupant de la diffusion du film ont toujours peur qu'il soit très mal perçu hors des frontières de l'Hexagone. Néanmoins, le DVD a permis à beaucoup de gens de se le procurer. Toujours est-il qu'à cette époque, Oury était le roi de la comédie française...

Note: 5/5

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18 janvier 2009

La maison du diable (The haunting)

The_Haunting_PosterDe: Robert Wise

Avec: Julie Harris, Claire Bloom, Richard Johnson, Russ Tamblyn, Fay Compton, Lois Maxwell, Rosalie Crutchley, Valentine Dyall, Diane Clare,...

Pays: Etats-Unis, Grande-Bretagne

Année: 1963

Synopsis

"Ce fut dès le début une maison diabolique, une bâtisse construite sous une mauvaise étoile." Ce lieu, c'est Hill House, un manoir vieux de 90 ans. La demeure est inhabitée, c'est du moins ce que l'on croit. Mais ne restez pas là, entrez.

Avis

Robert Wise fait partie de ces cinéastes dont je ne connaissais encore que la renommée. Il me fallait donc rattraper ce retard surtout que le monsieur a réalisé quelques oeuvres de renom. Parmi celles-ci, citons Le jour où la Terre s'arrêta (remaké fin de l'année passée justement avec Keanu Reeves dans le rôle principal), West Side Story, La mélodie du bonheur, La cannonière du Yang-Tsé et bien évidemment La maison du diable.
Wise revient au genre avec lequel il avait commencé, c'est-à-dire le cinéma fantastique. Pour La maison du diable, tout est réellement travaillé et soigné. Par exemple, la bande-son joue un rôle extrêmement important dans ce film. Elle permet à Wise de terrifier le spectateur de la sorte. Pour que ses acteurs s'imprègnent bien de l'ambiance, il les faisait tourner avec la musique en arrière-plan.
Une autre caractéristique très importante de cette oeuvre, c'est bel et bien la maison. Elle semble vivante. Elle est vivante à en croire Wise. D'ailleurs, on se demande si les personnes choisies pour vivre dans la maison ou du moins, le scientifique et ses assistants, sont bien venues là par hasard. Si pour le scientifique, c'est certain que non, il semble que le choix d'une des filles ait été voulu par la maison. Elle semble avoir un certain pouvoir sur les personnes. La jeune fille quant à elle possède quelques affinités avec la maison du diable. Cette ambiguité demeure d'ailleurs très importante, elle permet au téléspacteur de se poser constamment la question de savoir qui domine l'autre. Est-ce la maison qui décide de qui va survivre ? Ou est-ce les personnes grâce à leur ingéniosité ?
L'oeuvre possède d'ailleurs une anecdote assez intéressante. Le château qui a servi au tournage du film est entouré d'une légende. Une jeune femme, désespérée de ne pas pouvoir épouser l'homme qu'elle aime, se jeta du haut du balcon, un vendredi. Son fantôme hanterait encore la demeure. Pour cette raison, Robert Wise ne prendra aucune prise les vendredi.
Rapide mot sur les acteurs qui, me semble-t-il, ne sont pas des plus connus pour l'époque. Ou du moins pas tous. Julie Harris a joué dans le film A l'Est d'Eden. Claire Bloom a au contraire comme grand film que celui de Wise. Côté masculin, Richard Johnson a tourné récemment avec Woody Allen pour Scoop. Son plus grand rôle reste également celui dans La maison du diable. Russ Tamblyn a tourné aussi dans West Side Story pour Wise. Bref, ce sont des acteurs qui n'ont pas forcément réalisé une grande carrière mais qui ont tourné dans l'un ou l'autre grand film.
A mes yeux La maison du diable de Wise est un chef-d'oeuvre. Un important film d'horreur qui a marqué toute une génération et qui fait encore des émules actuellement. Si l'oeuvre n'est pas à proprement parlé horrifique, elle est très réussie sur la question psychologique. J'entends par là que La maison du diable ne cesse d'interroger le téléspectateur sur la maison, sur le fait qu'elle est vivante et sur son pouvoir sur les habitants. C'est en cela que le film est incroyable. L'oeuvre connaîtra également deux remake, évidemment moins réussi que celui-ci. Le premier s'appele La maison des damnés et fut tourné en 1973 par John Hugh. Le second est celui de Jan de Bont et est Hantise. Wise remportera deux Oscars plus tard pour l'oeuvre La mélodie du bonheur: celui du meilleur film et celui du meilleur réalisateur.

Note: 5/5

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14 janvier 2009

Bienvenue à Gattaca (Gattaca)

bienvenue_gattacaDe: Andrew Niccol

Avec: Ethan Hawke, Uma Thurman, Jude Law, Alan Arkin, Loren Dean, Ernest Borgnine, Gore Vidal, Xander Berkeley, Jayne Brook, Elias Koteas, Maya Rudolph, Blair Underwood, Tony Shalhoub,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1997

Synopsis

Des progrès scientifiques permettent de déterminer avant la naissance la constitution génétique de votre enfant, à moins que vous ne le fassiez naître "normalement", c'est-à-dire de l'amour. Vincent Freeman, né de l'amour, cherche à se faire une place parmi des gens pour lesquels les meilleurs gènes ont été sélectionnés. Afin de participer à une mission spatiale, il prend l'identité d'une personne génétiquement parfaite et voit sa canditature retenue. Mais quand le meurtre du chef de mission le désigne comme suspect n°1, il n'a d'autre choix que de masquer son imposture pour éviter une inculpation. Un défi utopique quand un seul cil suffit à vous trahir!

Avis

Premier long-métrage d'Andrew Niccol que ce Bienvenue à Gattaca. En à peine trois films (bientôt quatre), le metteur en scène néo-zélandais a réussi à faire parler de lui grâce à des oeuvres différentes mais surtout de qualité. Hormis Simone qui était un peu plus décevant, Niccol à réussi avec ce film et Lord of war à nous offrir des oeuvres réussies.
D'entrée, c'est dit, Gattaca est une réussite. Plusieurs éléments rentrent en compte dans le succès de ce film. Premièrement, Niccol dispose d'un casting relevé. Ethan Hawke, Uma Thurman, Jude Law ou encore Ernest Borgnine, on a déjà connu pire pour une premier film. De plus, l'ensemble des comédiens se débrouillent correctment, avec un mention spéciale toutefois pour Jude Law et bien entendu Ernest Borgnine. Il faut dire que même si ce n'est que la première fois qu'il met en scène un long-métrage, Niccol s'était déjà fait repérer par les producteurs en ayant écrit le scénario de The Truman Show. Il ne pourra le mettre en scène suite à un budget dépassant les 60 millions de dollars. Trop important que pour mettre le projet entre les mains d'un débutant. Le film sera alors réalisé par Peter Weir mais se fera avec beaucoup de retard. Une fois que le projet lui glisse des mains, Niccol écrit le scénario de Bienvenue à Gattaca.
Là aussi on se retrouve face à une bonne chose. Un script hors du commun, mélange de science-fiction et de thriller. Critique acerbe aussi d'une société qui vise de plus en plus à la perfection et dénonciation (le terme est peut-être un peu fort) d'une science qui manipule de plus en plus génétiquement les êtres humains. Niccol semble également mettre en garde le fait que les gens puissent presque fabriquer les bébés comme ils le souhaitent. On est actuellement dans une société où les fécondations in-vitro sont de plus en plus avancées. Le metteur en scène semble s'inquiéter que l'on puisse un jour choisir le sexe de son enfant et peut-être plus un jour. Ou du moins, il voit cela d'un mauvais oeil.
Il n'empêche qu'on se retrouve aussi face à un film prenant. Hawke prenant l'identité de Law. Au bout de l'oeuvre un rêve inespéré pour le premier. Un dénouement "tragique" pour le second. Il manque juste un petit quelque chose pour que l'oeuvre ne soit d'entrée une claque magistrale.
Néanmoins, Niccol s'impose directement comme un metteur en scène à suivre. Il le confirmera par la suite. Gattaca est une oeuvre qui n'a pas fait spécialement beaucoup de bruit mais qui est d'une qualité que les cinéphiles apprécieront très justement.

Note: 4/5 

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11 janvier 2009

Le Kid (The Kid)

kidDe: Charlie Chaplin

Avec: Charlie Chaplin, Edna Purviance, Jackie Coogan, Carl Miller, Tom Wilson, Chuck Riesner,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1921

Synopsis

Un pauvre vitrier recueille un enfant abandonné par sa mère victime d'un séducteur. L'enfant casse des carreaux pour aider son père adoptif, qui l'arrache à des dames patronnesses, puis le rend à sa mère, devenue riche.

Avis

Charlie Chaplin est un cinéaste que j'apprécie énormément. Il suffit de revoir mes différents avis sur des oeuvres comme Les lumières de la ville, Les temps modernes ou Le dictateur pour s'en convaincre. Mais ces trois films sont probablement le sommet de ce qu'à fait le cinéaste. Il était donc temps de s'intéresser aux autres oeuvres du comique muet. Le Kid est ce qu'on pourrait qualifier comme étant le premier long de Chaplin. Ou du moins, le considérer comme un moyen-métrage.
Il est évident que le metteur en scène est loin de découvrir le maniement d'une caméra. A travers ses courts-métrages et son personnage de Charlot, Charlie Chaplin a déjà eu l'occasion de réaliser des dizaines d'oeuvres. C'est donc sans étonnement qu'on constate que la mise en scène est soignée et fluide. Bref, si des reproches devaient être trouvés, ce ne serait pas sur ce point-là qu'on attaquerait le film.
Sur le fond, Chaplin joue déjà sur le registre du personnage solitaire, pauvre et critique envers une société des riches. La mère qui abandonne son fils le fait par désespoir mais on ne sait pas vraiment dire de quelle classe elle provient. Elle réussira cependant plus tard une carrière qui la rendra riche. Mais rien ne pourra lui rendre son fils. Elle s'investit alors à rendre visite à des orphelins, etc. Et puis il y a ce moment où le jeune enfant semble être acheté par une personne d'un statut social assez haut. Mais pour Chaplin, l'amour du petit orphelin ne vaut pas l'or du monde.
Tous les mauvais côtés de l'homme semblent venir d'une possession de l'argent. On en oublie les valeurs. Seule la vraie mère du jeune garçon jouée par Jackie Coogan semble échapper à cette règle. C'est d'ailleurs un duo remarquable qui nous est offert entre Chaplin et Coogan. Les deux acteurs sont émouvants ensemble et deux ou trois grandes scènes sont absolument grandioses.
Le hic, c'est que le film me semble avoir mal vieilli. Il y a quelques passages longuets. Ca m'a un peu fait pensé à La croisière du Navigator de Buster Keaton. Il y a par moment cette volonté d'en faire un peu trop chez les deux vedettes du burlesque. Ou du moins, c'est l'impression qu'on en a plus de 80 ans après la sortie des films. Au final, ça fait perdre pas mal le charme de The Kid. Ces différentes longueurs nuisant à l'oeuvre. Toutefois pas de quoi crier au scandale. Le film est toujours réussi mais on n'est pas dans le registre des chefs-d'oeuvre comme Chaplin le fera plus tard.

Note 3.5/5

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08 janvier 2009

Mon oncle

mon_oncleDe: Jacques Tati

Avec: Jacques Tati, Alain Bécourt, Adrienne Servantie, Jean-Pierre Zola, Lucien Frégis, Dominique Marie, Betty Schneider, André Dino,...

Pays: France, Italie

Année: 1958

Synopsis

Dans un quartier moderne où tout est très (trop) bien agencé habitent M. Arpel, son épouse et leur fils Gérard, que cette vie sans saveur ennuie. L'intrusion dans la famille de M. Hulot, le frère de Madame, personnage rêveur et plein de fantaisie, sème le trouble dans cet univers aseptisé, d'autant plus qu'il devient rapidement le meilleur ami de Gérard...

Avis

Retour des avis après un petit congé qui m'a fait le plus grand bien. Et on recommence avec un film fort bien sympathique et déluré qu'est Mon oncle de Jacques Tati. Héritier des comiques burlesques que sont Charlie Chaplin et Buster Keaton, l'oeuvre est un véritable bol d'air frais que l'on consomme sans modération.
Ce n'est pas la première fois que Tati endosse le costume de Mr. Hulot. Personnage décalé, hors du temps, grand rêveur fantasque, l'oncle du jeune Gérard est au fond un enfant lui-même. Deux univers entrent en confrontation dans le film de Tati. Celui des parents de Gérard, famille riche où le père est un industriel possédant un poste très bien placé. Il a même droit à sa place de parking devant les portes de l'usine. Cette famille vit dans des quartiers riches où tout est très bien agencé. Les fleurs, le jardin, la maison, tout est rangé parfaitement, tout est réglé. Le moindre grain de sable dérange totalement. L'autre univers, c'est celui de Mr. Hulot. Il habite des quartiers simples et où la maison semble être un véritable capharnaüm. Des gens simple le côtoyent. Un monde totalement opposé à celui de la famille de Gérard. Des valeurs bien plus simples passent bien avant que celles prônées par la soeur de Hulot et de son mari.
L'oeuvre, à travers son humour, est une critique déguisée de la bourgeoisie de l'époque et de toutes les manières qu'ils peuvent faire. On le voit aussi lorsque Hulot est engagé par le mari de sa soeur. Il n'a rien à faire dans ce monde. Tout comme quand il rend visite si souvent à la famille et qu'il préfère passer plus de temps avec le petit Gérard, qui s'ennuie aussi dans cette vie si contrôlée, et qui voit en son oncle la possibilité d'échapper à un monde auquel il ne convient pas.
Comme dans chaque oeuvre burlesque, l'humour passe par le comique de situation. Ma foi, chez Tati, il fonctionne très bien. J'avoue avoir beaucoup souri et parfois ri. Le coup de la maison la nuit, où Hulot pénètre dans le jardin, y fait du bruit et où l'on voit les parents de Gérard à chacune des fenêtres m'a beaucoup plu. On y voit la maison comme une sorte de personnage avec deux yeux. Bien sûr, ce n'est pas les seuls moments cocasses qui s'y retrouvent.
Une seule chose m'a un peu gêné dans l'oeuvre de Tati. C'est le côté kitsch que possède la maison, les parents de Gérard ou les relations. Volontaire ou non, il est à mes yeux un peu exagéré. Néanmoins, cela n'a ôté en rien le plaisir que j'ai eu à voir ce film. J'aimerais maintenant voir Les vacances de Mr. Hulot car ce personnage à part m'a beaucoup plu. Pour ceux qui n'ont toujours pas eu l'occasion de voir Mon oncle, je leur conseille grandement ce film.

Note: 4/5

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02 janvier 2009

Retour vers le futur 3 (Back to the Future: Part III)

retour_futur3De: Robert Zemeckis

Avec: Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Mary Steenburgen, Lea Thompson, Elisabeth Sue, James Tolkan, Matt Clark, Hugh Gillin, Marc McClure, Wendie Jo Sperber, Jeffrey Weissman, Flea, J.J. Cohen, Kaleb Henley, Todd Cameron,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1990

Synopsis

Réalisant un vieux rêve, Doc Brown a décidé de vivre dans le Far West des années 1880. Mais lorsqu'il risque de connaître une fin prématurée, Marty retourne dans le passé pour le sauver. Il n'y a qu'un petit problème: Doc est éperdument amoureux de la maîtresse d'école Clara Clayton et devient un peu... distrait. Maintenant, Marty doit éviter les problèmes à Doc, faire fonctionner la DeLorean et remettre le passé, le présent et le futur sur les rails, de sorte qu'ils puissent tous retourner d'où ils viennent et à la bonne époque.

Avis

Dernier épisode de la fameuse saga temporelle. Spielberg ayant coupé court aux rumeurs d'un quatrième opus. Tourné en même temps que le précédent volet (ce qui épuisa le metteur en scène Zemeckis, qui tournait de jour et montait Retour vers le futur 2 de nuit), ce troisième Retour vers le futur marque un changement de décor par rapport à ses prédécesseurs. Direction le Far West...
Grand bien lui en a pris. Ce vent de fraîcheur est opportun et permet de modifier quelques peu certains gags. Cela redonne même un certain dynamisme à une saga où le second volet se contentait d'être une simple pastiche du premier.
Avec le Far West, la possibilité d'élargir les références cinématographiques se font différentes. Cette fois-ci, la place est essentiellement faite à Clint Eastwood. C'est le nom que prend Marty lors de son voyage dans l'Amérique du 19ème siècle. Quelques films de Leone avec Eastwood sont également repris. L'arrivée de Michael J. Fox à la gare est filmée de la même manière que celle de Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l'Ouest. Lors de son duel contre Buford Tannen, Marty cachera une plaque en fonte sous son pancho comme l'a fait Eastwood dans Pour une poignée de dollars. On notera d'autres clins d'oeil comme les apparitions des ZZ Top. Ils sont les musiciens lors du bal. Celle de Flea, le bassiste des Red Hot Chili Peppers. Il était déjà présent dans le précédent opus. Il interprète Needles pour ce dernier épisode. Le directeur de la photographie du film fait une courte apparition puisqu'il joue le rôle du photographe.
Comme pour les deux autres volets, chaque acteur joue des rôles doubles. Comme d'habitude, le duo Fox - Lloyd l'emporte haut la main.
Forcément, Retour vers le futur 3 n'est pas parfait. Il possède des défauts et le principal reste les nombreuses incohérences scénaristiques. Ensuite, niveau des gags, ça reste très correct mais ça n'atteint pas le niveau du tout premier.
Cependant, la saga se clôture de belle manière. On obtient ici une oeuvre très agréable et divertissante, un cran meilleur que le second volet.
Au final, on obtient une trilogie d'un bon niveau. Seul le deuxième épisode déçoit un peu. Mais sa réputation n'est pas usurpée car Retour vers le futur donne tous les ingrédients qu'il faut pour permettre au spectateur de prendre son pied. Enjoy !

Note: 3.5/5

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