cinéma...

Simples avis sur des films que j'ai eu la chance de voir et dans la continuité de ce que j'ai commencé sur mon autre blog! A noter que tous les films présentés dessus font partie de ma DVDthèque.

29 avril 2009

Kaidan

kaidanDe: Hideo Nakata

Avec: Kikunosuke Onoe, Hitomi Kuroki, Mao Inoue,Kumiko Aso, Tae Kimura, Asaka Seto, Réona Hirota, Ken Mitsuishi, Naomasa Musaka, Masahiko Tsugawa, Yurei Yanagi,...

Pays: Japon

Année: 2007

Synopsis

Le Japon, il y a 250 ans. Soetsu, humble prêteur sur gages est assassiné par Shinzaemon, cruel samouraï qui jette son corps dans la rivière de Kasane-ga-fuchi.Une rivière où, selon la légende, le corps des noyés ne remonte jamais à la surface. 20 ans plus tard, Shinkichi, le fils de Shinzaemon, rencontre par hasard Toyoshiga, la fille de Soetsu, et ils tombent amoureux. Un amour sur lequel pèse une terrible malédiction, car le fantôme de Soetsu continue de hanter les vivants.

Avis

Pour commencer, je trouve l'affiche plutôt pas mal. Quoique, elle met en avant la formidable coupe de cheveux que notre acteur principal porte tout au long du film. J'espère qu'il a toucher un paquet d'argent assez important pour accepter de se ridiculiser de la sorte, cette coupe symbolisant parfaitement le nanard qu'est ce film ou du moins qu'il s'en rapproche plutôt pas mal.
Et pourtant, ma déception est énorme. J'adore Nakata, j'avais particulièrement aimé The Ring et bien plus encore Dark Water. Mais il faut bien avouer que l'on se trouve devant une oeuvre dont le vide scénaristique est immense. C'est dommage car ça commençait plutôt bien avec une introduction qui plantait un décor de manière assez réussie et grâce à une superbe photographie. C'est d'ailleurs l'un des rares points forts du film, c'est sa photographie qui nous propose des plans très jolis. Ajoutons à cela la musique de Kawai, qui bien qu'il ne soit pas au sommet de sa forme, nous propose une composition musicale assez réussie. Du moins, elle se dégage très aisément du reste du film.
Car il faut bien avouer que pour le reste, c'est plutôt nul. Il faut bien avouer que je préfère nettement Nakata quand il réalise des films d'horreur que je qualifierais d'intelligent, porteur de messages sur le fond et qu'il se serve des craintes et des peurs des Japonais pour les fantômes pour glisser subtilement quelques messages sur une société qu'il considère souvent comme étant en perdition. Ici, vous zappez tout cela, ça n'est pas présent ou du moins je n'ai rien ressenti de tout cela. Sans oublier que l'on est sensé être dans un film d'horreur. Le gros hic, c'est qu'il n'existe aucun suspens pendant 90% de l'oeuvre. Les rares passages un peu plus sanguinolent résident à la fin du film. Je vous conseille d'ailleurs de passer outre le reste, vous ne manquerez rien ou presque. Ca se résume en deux lignes. La femme de Shinkichi meurt, il trouve une autre femme, elle se fait tuer suite à la malédiction, il arrive dans un village ou une autre femme le charme et lui fait un peu (beaucoup) de chantage. La suite est un peu plus intéressante, je vous la laisse découvrir si vous le souhaitez. J'espère aussi que vous aimerez le jeu d'acteurs qui est à mon sens assez faiblard. Bon courage si l'envie vous tente toutefois de découvrir cette oeuvre. Plus sérieusement, cher Hideo, c'est quand que tu nous reponds un grand film ?

Avis: 1/5

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26 avril 2009

Les voyages de Gulliver (Gulliver's Travels)

gulliver_s_travelsDe: Dave Fleischer

Avec les voix de: José Ferrer, Mala Powers, William Prince, Morris Carnovsky, Ralph Clanton, Lloyd Corrigan,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1939

Synopsis

Le navire de Gulliver est pris dans une tempête et coule. Le naufragé parvient jusqu'à la plage du royaume de Lilliput où, épuisé, il s'endort. Pendant ce temps, le roi du lieu (King Little) fête les fiançailles de sa fille la Princesse Glory avec le Prince David, fils du Roi Bombo de Blefuscu. Un différent naît au moment de jouer les hymnes nationaux et la guerre est déclarée. La découverte de Gulliver, toujours assoupi, mobilise les Lilliputiens.

Avis

Je tiens tout d'abord à signaler que pour ce film, il semble exister une version colorisée et une version en noir et blanc originale. J'ai bel et bien vu la dernière version.A l'époque, il n'y avait pas que Walt Disney qui réalisait des dessins animés renommés. Il y avait le studio des frères Fleischer. Je dois même avouer que j'ai trouvé cela très bien foutu et il me semble que les Fleischer surpassaient sur certains points les dessins de Disney. Je tiens tout de même à rappeler que ces messieurs ont inventés Betty Boop, Popeye ou encore dessiné les aventures de Superman. Ils ont même réalisés des cartoons sonores avant la sortie du film Le chanteur de jazz.
Gulliver's Travels s'inscrit toutefois dans un contexte assez particulier. Les studios Paramount demandent de concurrencer depuis quelques temps le studio Disney. Les Fleischer perdent un peu de leur originalité. Il est vrai que les morales des histoires ou le côté parfois niais qui peut ressortir me rappellent les Disney.
Mais toutefois, j'ai préféré sur certains points l'histoire ici présente que la plupart des vieux classiques signés par le bon Walt. Tout d'abord, l'animation est incroyable pour l'époque. Certains mouvements feraient vraiment penser à de la Motion Capture alors que nous sommes en 1939... Vraiment, ils sont remarquables et je conseille à tout le monde d'essayer de dénicher ce dessin animé.
Ensuite, je trouve les gags nettement plus aboutis que chez Disney. Je dois bien avoué que j'ai ri quelques fois devant ce dessins animé. Les petits comme les grands peuvent y trouver facilement leur compte. Je crois que le gag qui me restera très longtemps en tête est celui où le veilleur chez les lilliputiens chante. Les paroles sont simples, décrivant surtout ce que fait le personnage. Et puis, subitement il se met à dire ceci: "mais pourquoi me fait-on chanter ça?". Ca démontre une liberté artistique et surtout une volonté chez les Fleischer de se moquer de leur travail. Et peut-être, par la même occasion de ce que la Paramount leur demande de faire...
Au final, un très bon dessin animé, que je ne regrette pas du tout d'avoir découvert. Les frères Fleischer demeurent moins connus que Disney et c'est bien dommage. Leurs dessins valaient au moins ceux du grand studio...

Note: 4/5

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23 avril 2009

Le secret des Poignards Volants (Shi mian mai fu)

secret_des_poignards_volantsDe: Zhang Yimou

Avec: Zhang Ziyi, Takeshi Kasheniro, Andy Lau, Song Dandan,...

Pays: Chine, Hong-Kong  

Année: 2004

Synopsis

En cette année 859, la Chine est ravagée par les conflits. La dynastie Tang, autrefois prospère, est sur le déclin, et le gouvernement corrompu s'épuise à lutter contre les groupes de rebelles toujours plus nombreux qui se dressent contre lui. La plus puissante de ces armées révolutionnaires et la plus prestigieuse de toutes est la Maison des Poignards Volants. Deux capitaines, Leo et Jin, sont envoyés pour capturer le mystérieux chef de cette redoutable armée.

Avis

Merde ce que ça peut être beau parfois un film. Je ne parle pas forcément de l'histoire. Mais visuellement, cela peut être une merveille. Et s'il y a bien un maître dans la matière, c'est le cinéaste chinois Zhang Yimou. Chaque image ou presque ressemble à une peinture vivante. Les couleurs ne semblent pas naturelles tant c'est magnifique. Que ce soit dans les champs ou dans les forêts, c'est un véritable spectacle qui se déchaîne sous nos yeux. De plus, Yimou se montre être un véritable maître dans la mise en scène. Chaque chose semble être contrôlée avec une précision extrême et diabolique. Tout est calculé. Tout est maîtrisé, vraiment. Ce qui me laisse à penser que Yimou, en terme technique de la mise en scène au montage est l'un des meilleurs actuellement. Si pas le meilleur. C'est vrai, il faut reconnaître que Yimou est l'un des seuls cinéastes à faire uniquement des films asiatiques (prenons l'exemple de Woo qui est un petit gars parti faire des films à Hollywood) qui sortent souvent en salles chez nous, en Belgique. Ca me rappelle d'ailleurs que Le secret des Poignards Volants doit être le seul film asiatique que j'ai vu dans un cinéma en Belgique... C'est triste parce que la qualité est très souvent au rendez-vous, avec des cinéastes comme To, les frères Pang (pas la période américaine), Nakata, Kitano, etc., quand ils tournent dans leurs pays d'origine. Ca me permet donc de faire un petit coup de gueule ou du moins de regretter l'absence de films étrangers autres qu'américains et français.
Revenons-en toutefois au film. Hormis donc le visuel très attractif que propose cette œuvre, on se retrouve dans une histoire que j'ai particulièrement apprécié. Les rebondissements sont multiples et toujours cohérents. Il y a également une belle part laissée à l'onirisme sur la fin du film entre les deux prétendants qui se battent d'abord sous l'automne puis qui se battent sous la neige comme si les saisons passaient mais que le combat pour l'amour semblait être éternel.
Ensuite, les acteurs sont remarquablement doués. Takeshi Kasheniro et Andy Lau, les deux comédiens masculins sont incroyablement crédibles. Mais je dois bien avouer que ma flamme va pour Zhang Ziyi. Cette femme est formidable. Par son talent évidemment. Mais elle est surtout sublime. Je crois qu'il s'agit à mes yeux de l'une des plus belles femmes du monde. Un petit peu une sorte de muse. Dès que je la vois, je ne pourrais qu'apprécier le film.
Mais évidemment ne résumons pas le succès de cette oeuvre à cette actrice uniquement. Yimou nous fournit une oeuvre incroyablement maîtrisée (je ne le répêterai jamais assez), au scénario diablement bien ficelé et complet avec en prime des comédiens au sommet de leur forme. Sans oublier évidemment ces images... A jamais gravées dans les mémoires...

Note: 5/5

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20 avril 2009

The Game

gameDe: David Fincher

Avec: Michael Douglas, Sean Penn, James Rebhorn, Deborah Kara Unger, Peter Donat, Carroll Baker, Armin Mueller-Stahl, Spike Jonze,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1997

Synopsis

Nicholas est un richissime industriel. Son frère lui offre, pour son anniversaire, un jeu mystérieux comportant une seule règle: il n'y a pas de règles! Nicholas hésite, mais décide finalement d'y participer. Sa vie bascule fondamentalement: il se voit confronté à des situations dangereuses, souvent mortelles. Il n'est plus question de gagner ou de perdre, mais juste de survivre.

Avis

J'aime beaucoup Fincher. Vous le savez, il suffit de retourner sur les avis que j'ai fait sur lui pour constater qu'il s'agit à mes yeux d'un cinéaste majeur dans notre cinéma contemporain. Pourtant, il arrive qu'un metteur en scène se plante complètement même quand on est doté de talent. The Game
Qu'est-ce que je n'aime pas dans ce film de Fincher? Beaucoup de choses. D'abord, le choix de l'acteur principal. Je n'y peux rien, c'est viscéral mais Michael Douglas ça ne passe vraiment pas avec moi. J'aurais tellement trouvé judicieux de mettre Sean Penn comme numéro 1 pour ce film, la pilule serait déjà mieux passée. D'ailleurs, l'acteur rehausse un peu le niveau du film mais je me demande toujours comment il a pu atterrir là. Enfin, vous allez me dire que Fincher restait quand même sur Se7en, ce qui n'était pas rien... Quelques scènes sympathiques en plus viennent à sauver le film du naufrage total. Mais il faut bien l'avouer que Fincher s'est déjà montrer beaucoup plus inspiré.
J'ai toujours du mal à parler des films que je n'aime pas. Je trouve cela beaucoup plus compliqué que pour une oeuvre qu'on a aimé. Je suis plutôt un gentil, je déteste démonter le travail des personnes, surtout que je serai probablement incapable de faire ce que les cinéastes font. Mais là, je trouve qu'on assiste à un film un peu foutage de gueule. Le script est très mal foutu. Les scènes se devinent l'une à la suite de l'autre. Cette ambiance totalement sombre est là pour pallier ou du moins tenter de pallier à un scénario creux. Vide même... Non, j'ai été terriblement déçu. Il y a également énormément d'incohérences dans l'oeuvre. Une a été dite par Chris (voir sur le forum en lien sur son blog) où il dit, à raison, qu'à la fin l'un des membres de la société se fait tirer dessus. Douglas ne le voit pas tomber ou se faire toucher, puis quelques minutes plus tard, Douglas dit, en voyant le gars debout, qu'il était mort quelques instants plus tôt. Bref, c'est un exemple parmi tant d'autres mais je pense que l'on pourrait en trouver plein d'autres. Personnellement, je me suis incroyablement ennuyé. J'ai arrêté plusieurs fois le film pour aller faire un tour sur Internet ou me changer les idées. Je suis quand même allé jusqu'au bout. Même la musique de Howard Shore est sans génie et fort plate. Un film à éviter. est la preuve par A+B d'un film totalement raté à mes yeux.

Note: 1/5 (pour Penn et deux ou trois scènes)

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17 avril 2009

Steamboy (Suchîmuboî)

steamboy_posterdefDe: Katsuhiro Ôtomo

Avec les voix de: Anne Suzuki, Manami Konishi, Katsuo Nakamura, Masane Tsukayama, Kiyoshi Kodama, Ikki Sawamura, Satoru Saito, Susumi Terajima,...

Pays: Japon

Année: 2004

Synopsis

Alors que l'Angleterre victorienne prépare son Exposition universelle, un jeu inventeur, Ray, entre en possession d'une mystérieuse boule métallique. Cette sphère est une source d'énergie d'une puissance phénoménale. Ray devra recourir à celle-ci pour combattre le Mal, protéger sa famille et sauver Londres de la destruction.

Avis

Les mangas et les animés. Voilà une passion qui s'est découverte sur le tard chez moi. Tôt ou tard je devais m'intéresser un jour à Ôtomo. Je le fais non pas avec son manga culte, Akira (mais qui viendra très rapidement sur mon blog), mais avec Steamboy, une oeuvre nettement plus récente de la part de ce génial bonhomme.
Le mot est lâché. Ôtomo fait partie des grands. Tout d'abord, j'aimerais parler de la qualité graphique des dessins. C'est réellement magnifique et je n'ose imaginer le travail que cela a dû demander aux graphistes. Tout est d'une précision remarquable et l'Angleterre victorienne est retranscrite de manière incroyable. Sans oublier les usines, la pollution, le détail sur chaque élément que ce soit une maison ou sur une locomotive. Formidable boulot réalisé là. J'aime beaucoup les dessins de Miyazaki, ce n'est pas le même genre non plus qu'il traite dans ses oeuvres mais j'ai comme l'impression que ce dernier serait incapable de dessiner avec une telle précision certains éléments. Reste à savoir aussi si Ôtomo serait capable de mettre sous dessins la nature comme le fait le génial Miyazaki. Bref, je suis totalement sous le charme du travail graphique réalisé pour Steamboy.
Venons-en sur le fond à présent. Je dois dire que l'œuvre suit dans l'ensemble la qualité de la forme. Je reste toutefois sceptique sur certains points. Notamment sur la fin. Mais je dirais que par moment l'œuvre se montre un peu plus faiblarde avec quelques longueurs qui me semblent inutiles. Mais l'animé brille par le fait qu'il explique les dangers que peut amener une civilisation industrialisée et que la plupart des éléments créés par l'industrie servent à des fins guerrières. L'oeuvre nous offre ainsi une superbe bataille en plein Londres avec des appareils qui n'existaient pas à l'époque et qui n'ont d'ailleurs jamais existé. J'ai bien envie de parler de l'importance du générique final. Et je crois que c'est sa présence qui me rend sceptique quant aux éléments que l'on trouve dans le film. En fait, il s'agit d'images fixes mais qui racontent chacune une histoire et qui forment une suite à l'animé lui-même. La qualité des dessins est d'ailleurs toujours remarquable. En fait, je ne sais pas trop quoi penser de Steamboy. Enfin si... C'est un très bon film ça c'est certain mais je pense que je devrais le revoir une fois pour voir si ma cote ou du moins l'opinion que j'ai de cette œuvre peut s'élever encore. J'ai beaucoup aimé la manière dont l'être humain est vu et la science-fiction couplée à une forme d'anticipation créée par Ôtomo. Vous pouvez foncer à toute vapeur sur cet animé. Vous ne le regretterez pas.

Note: 4/5

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14 avril 2009

Kilomètre zéro

kilometre_zeroDe: Hiner Saleem

Avec: Nazmî Kirik, Eyam Ekrem, Belcim Bilgin, Emed Qeladizeyi, Nezar Selami,...

Pays: Finlande, France, Irak http://www.meteodesecoles.org/images/drapeaux/drapeau_finlande_petit.png http://www.easyvoyage.com/images/destination/IRAK/IRAK_drapeau.gif

Année: 2004

Synopsis

Février 1988, en pleine guerre Iran-Irak. Ako, jeune kurde, rêve de fuir le pays, alors que sa femme s'y refuse tant que son père est vivant. Enrôlé de force dans l'armée de Saddam Hussein, Ako est envoyé au front. Soldat malgré lui, le jeune homme cherche en vain la "bonne blessure" pour être démobilisé. Un jour, il reçoit l'ordre de ramener la dépouille d'un martyr de guerre à sa famille. Il est accompagné dans cette mission par un chauffeur de taxi arabe.

Avis

Voilà un film dont j'avais déjà repéré le DVD il y a une ou deux années. A l'époque, j'avais déjà hésité à me le procurer car son prix était assez petit dans le commerce. Puis finalement, c'est grâce au site d'enchères Ebay que le film m'est réapparu. Je pouvais l'avoir pour moins cher encore qu'en magasin. Je me renseigne un peu, on me dit de foncer. Je n'hésite pas et je me le procure. Au final, on tombe sur une sorte de film à la Kusturica. Un road movie où la guerre est vue avec humour. Si ça ne vaut pas un Underground, ça vaut très largement ce que fais le Kusturica de ces dernières années. Son déclin ayant commencé pour moi avec La vie est un miracle.
Revenons toutefois au film de Saleem. Il est vrai que le film possède énormément d'humour. Il existe des personnages assez décalés. Il y a comme bel exemple ce soldat qui lors d'un bombardement cherche à recevoir absolument un obus ou une balle en plein dans la jambe. Pour cela, il est dans sa tranchée et seule la jambe dépasse. C'est un bel exemple. Il y a par contre par moment où l'humour me semble absent et où la violence faite aux Kurdes par les Irakiens. On y voit une violence morale comme cet officier qui fait courir le gros soldat d'origine kurde. Dégradant et sans vraiment de recul. Bizarre... Alors que dans un autre cas, toujours entre les mêmes deux protagonistes cet humour est très présent.
Dans le road-movie en lui-même, l'humour se fait justement beaucoup moins présent. On découvre deux hommes, très différents, aux origines opposées. L'un est un irakien, l'autre est un kurde. Les tensions entre les deux vont se faire sentir. Mais ils vont également tenter d'apprendre à s'apprécier. Parfois avec succès. Parfois cela échouera. Ca rend le film d'ailleurs très touchant à ce niveau. La guerre peut rapprocher mais également rappeler les vives tensions qui peut exister entre les hommes.
La mise en scène est souvent sobre. Les paysages sont magnifiquement mis en scène, constituant l'une des plus belles réussites du film. Les acteurs principaux sont touchants. Paris semble bien laid à côté du décor irakien. Dans l'un des points négatifs du film, je retiendrai aussi la certaine lenteur qui peut parfois se dégager. Ce n'est pas fréquent, fort heureusement.
Au final, je dirais que c'est un film qui peut se découvrir sans problème. Une belle découverte à mes yeux.

Note: 3.5/5

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11 avril 2009

Le vélo de Ghislain Lambert

velo_lambertDe: Philippe Harel

Avec: Benoît Poelvoorde, José Garcia, Daniel Ceccaldi, Antoine de Caunes, Sacha Bourdo, Jacqueline Poelvoorde Pappaert, François Berland, Koen de Koker, Isabelle Giani, Guy Van Riet,...

Pays: Belgique, France

Année: 2000

Synopsis

Au milieu des années 70, Ghislain Lambert, né le même jour qu'Eddy Merckx avec huit minutes d'écart, est un coureur cycliste belge dont l'ambition est de devenir un champion. Il parvient à intégrer une grande équipe mais comme porteur d'eau. Déterminé dans son rêve de victoire et de gloire sportive, Ghislain Lambert attend patiemment son tour.

Avis

Je me souviens durant mon enfance que j'attendais avec une impatience démesurée le Tour de France. Durant d'innombrables heures, avec le journal du jour devant moi pour recenser les dossards et reconnaître les coureurs, je passais des heures devant mon petit écran. Je regardais, si je le pouvais, le début de l'étape jusqu'à la fin de la diffusion de celle-ci. Je suis très clairement un accro du vélo. Encore maintenant. Que ce soit les Classiques ou les grands Tours, rien ne m'échappe. Avec une préférence pour les coureurs belges bien évidemment (fierté patriotique quand tu nous tiens...).
J'étais donc à la fois ravi de voir un film s'intéresser au monde du vélo mais également très inquiet tant cela me semblait compliqué de réaliser une œuvre sur le monde du cyclisme. Dieu merci, Philippe Harel s'en sort plutôt bien.
Premièrement, il a magnifiquement retranscrit l'ambiance qui régnait sur les courses cyclistes des années 70. On s'y croirait avec cette ambiance folklorique des courses de seconde zone. Le choix aussi d'un simple coureur et non d'un champion est très judicieux. Car on se retrouve alors transporté dans le personnage de Poelvoorde se prenant pour son modèle et rêvant lui aussi de gravir les plus hautes marches du podium. Mais c'est aussi l'aspect méconnu des coureurs qui est mis en avant. Comme celui de s'intéresser au dernier du général. Toujours via le personnage de Lambert. Moment presque émouvant qui rappelle alors qu'il y a beaucoup de cyclistes professionnels qui souffrent dans les hautes-montagnes. La question du dopage est évoquée. Avec humour bien évidemment. Il a toujours été présent et ce depuis ces débuts. Et puis il y a dopage et dopage. Il ya très clairement les tricheurs, ceux qui utilisent des substances prohibées et puis il y a tous les coureurs qui utilisent les substances autorisées et qui sont là pour aider. Car il ne faut pas se leurrer, vu les distances, les difficultés et la vitesse à laquelle ils roulent, un être humain ne peut supporter longtemps de tels efforts.
Je regrette parfois le côté un peu trop décalé du film. J'aime beaucoup les personnages, essentiellement joués par Poelvoorde et surtout celui de José Garcia. Si on apprécie le vélo, le film s'apprécie également très bien. L'oeuvre ne finira certainement pas première mais est au moins dans un bon peloton...

Note: 3.5/5

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08 avril 2009

La chevauchée fantastique (Stagecoach)

stagecoachDe: John Ford

Avec: Claire Trevor, John Wayne, Andy Devine, John Carradine, Thomas Mitchell, Louise Platt, George Bancroft, Tim Holt, Donald Meek, Berton Churchill, Tom Tyler,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1939

Synopsis

En 1885, les Indiens menacent le camp de Tonto, en Arizona, un groupe de civils est évacué par diligence. A son bord: un médecin alcoolique, un représentant en whisky, une prostituée, un joueur professionnel, l'épouse enceinte d'un officier de cavalerie, un banquier et enfin un shérif à la poursuite de Ringo Kid, célèbre hors-la-loi.

Avis

J'ai toujours eu une énorme affection pour les Western. Si mon genre préféré demeure bien celui du "spaghetti" grâce au fabuleux Leone, il est un homme à la mise en scène classique dont les Western sont souvent remarquables. Il est clair que je parle ici de John Ford vu que je vais parler de son film. La chevauchée fantastique possède plusieurs points forts intéressants. Premièrement, je dirais que le film se divise en deux parties très intéressantes. La première se déroule lors du voyage en diligence et lorsque nous sommes à l'intérieur de celle-ci ou aux points relais. Ensuite, il y a la partie plus orientée vers l'action qui débute lors de l'attaque de la diligence par les Indiens pour se terminer dans le village où Wayne doit se rendre. Prenons désormais le cas par cas. Commençons très logiquement par la première partie du film. On a une présentation assez rapide des différents personnages mais tous sont assez représentatifs de l'ambiance et des moeurs de l'époque. Le hors-la-loi, le médecin alcoolique, la prostituée, la fille de bonne famille,... Difficile dès lors de faire côtoyer tout ce petit monde dans un si petit endroit. Sans oublier que les différences sociales vont dès lors très vite apparaître et créer un grand malaise. Ford critique justement les préjugés que chaque personne va avoir envers l'autre. Et plus particulièrement une critique envers les gens aisés. A partir de cette dénonciation Ford va avoir tendance à les faire disparaître. Pour cela, un élément est très important dans l'histoire, c'est vraiment la naissance du bébé de la fille de bonne famille. C'est le médecin qui l'accouche et c'est la prostituée qui s'occupe très bien du nouveau-né et de la mère.
Ensuite, le scénario s'emballe. Les méchants Indiens attaquent la diligence. On a droit alors à des scènes très impressionnantes pour l'époque. De très bons travellings. La petite communauté qui était alors déchirée doit s'associer pour combattre les Indiens. C'est dans la difficulté que l'aide des autres est la plus précieuse. Au diable alors les préjugés. La communauté est soudée. L'œuvre se termine en se concentrant sur l'objectif du personnage de Wayne (toujours aussi charismatique d'ailleurs). Au final, on obtient un Western très complet et qui fait partie de mes favoris...

Note: 5/5

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05 avril 2009

Aux frontières du réel: saison 2 (X Files: 2nd Season)

x_files_saison_2Créée par Chris Carter

Réalisateurs: Rob Bowman, David Nutter, R.W. Goodwin, Kim Manners, Stephen Surijk, James A. Contner, Michael Lange, Daniel Sackheim, Chris Carter, Nick Marck, Win Phelps, Mike Vejar, James Whitmore Jr.

Avec: David Duchovny, Gillian Anderson, Mitch Pileggi, Steven Williams, Bruce Harwood, Dean Haglund, Peter Donat, William B. Davis, Nicholas Lea, Brian Thompson, Steve Railsback, Megan Leitch, Sheila Larken, Tony Shalhoub,...

Pays: Canada, Etats-Unis

Année: 1994-1995

Synopsis

Deux agents du FBI enquêtent sur des affaires classées X Files où le paranormal entre souvent en jeu.

Avis

Deuxième saison d'une de mes séries préférées et ce, depuis mon plus jeune âge. Je n'aurais malheureusement pas le temps de vous en parler en long et en large car les obligations scolaires sont ce qu'elles sont. Pourtant, l'envie est très présente car le niveau de cette saison 2 est aussi réussi que la première si ce n'est pas un peu plus même.
Il faut dire que la série s'axe nettement plus sur un thème que j'affectionne particulièrement qui est celui des extraterrestres. On va voir un Mulder progresser petit à petit dans son enquête même si les embûches se feront toujours aussi présentes. La qualité des épisodes intermédiaires comme je les appelle, c'est-à-dire ceux qui sont juste là pour montrer une enquête et ne pas faire progresser l'histoire qui entoure la disparition de la sœur de Mulder sont d'une qualité très bonne, un peu meilleure de ce qu'était ceux de la première saison. Tout cela est un avis purement subjectif bien évidemment.
Avant de parler de quelques épisodes plus particulièrement, je tenais à signaler qu'outre les deux acteurs principaux, j'appréciais beaucoup le rôle tenu par Mitch Pileggi qui est celui de Skinner, à savoir le patron direct de Mulder et Scully. Je tenais aussi à souligner que Tony Shalhoub apparaissait dans un épisode. Si le nom ne vous dit rien, il suffit de regarder la série Monk pour tout de suite visualiser le personnage. N'allez pas imaginer que je suis fan de cette série, je ne la regarde jamais mais c'est davantage grâce à elle qu'il s'est fait connaître plutôt que par les apparitions au cinéma qu'il a faite. D'ailleurs, l'épisode dans lequel Shalhoub joue n'est pas mal du tout.
Mais pour cela, je préfère évidemment tout ceux qui parlent un peu plus d'une existence extraterrestre. Non pas que je pense que ces braves être viendraient nous rendre visite (quoique, vu certains cas, on est en droit de se poser des questions. J'en profite d'ailleurs pour mettre le lien d'un site que je trouve très intéressant pour qui voudrait peut-être en savoir plus ou découvrir certaines choses: www.ufologie.net). Je vais vite toucher un mot des épisodes les plus intéressants à mes yeux: le premier tout d'abord intitulé Les petits hommes verts. Les épisodes 5 à 8 sont très bien faits également car ils évoquent la disparition de Scully, le fait que Mulder obtient un nouvel équipier (Krycek) et que ce dernier est à la solde de l'homme à la cigarette. Scully réapparaît mystérieusement dans ce huitième opus. Pour la suite, ce sont souvent des épisodes intermédiaires mais très souvent d'une qualité remarquable. Cette deuxième saison est un chouïa meilleure que la précédente, vraiment. D'autres épisodes donnent l'impression que Mulder retrouver sa soeur. C'est une sorte de tournant dans la série car l'agent passe d'une certaine joie à une déception immense avant de reprendre quand même espoir. Dans le dernier épisode de cette saison 2, un autre événement très important va secouer la famille de Mulder. Le permier épisode de la troisième saison consitue d'ailleurs la suite. Comme on peut le constater, cette saison est très réussie car elle ravira les fans pour son mélange entre épisodes normaux et ceux qui font avancer véritablement l'histoire. La troisième saison est d'ailleurs un peu moins bonne que celle-ci.

Note: 4.5/5

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02 avril 2009

Soupçons (Suspicion)

soupconsDe: Alfred Hitchcock

Avec: Cary Grant, Joan Fontaine, Sir Cedric Hardwicke, Nigel Bruce, Dame May Whitty, Isabel Jeans, Heather Angel, Auriol Lee, Reginald Sheffield, Leo G. Carroll,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1941

Synopsis

Lina McKinlaw, une jeune et riche héritière, vient d'épouser John Aysgarth, un homme séduisant réputé amateur de femmes. Après leur lune de miel, John avoue qu'il est désargenté. Cet aveu éveille petit à petit la méfiance de la jeune femme, qui va même jusqu'à le soupçonner d'avoir éliminé son ami Beaky, avec lequel il était en affaires.

Avis

Ça faisait un petit temps que je n'avais pas regardé un petit Hitchcock. C'est chose faite avec Soupçons, qui mets en scène un acteur que j'adore particulièrement: Cary Grant. D'ailleurs Hitchcock a très souvent utilisé des acteurs que j'appréciais. James Stewart est de ceux-là par exemple.
Pourtant avec ce film, j'avais comme une impression de déception sur le départ. Je ne retrouvais pas le grand Hitchcock, celui qui m'avait fait frissonné, celui qui m'avait bluffé avec des films comme Fenêtre sur cour, Psychose ou encore Sueurs froides. Et puis je me suis aperçu qu'une comparaison était totalement inutile. Parce que Soupçons arrive bien avant. Et que les trois cités sont des chefs-d'œuvres remarquables. Donc, je me suis lentement pris au jeu que le maître britannique nous propose. Et dans l'ensemble j'en ressors grandement satisfait.
La première partie est assez lente et on a droit à une présentation des deux personnages. Leur rencontre se fait un peu par hasard dans un train. Ensuite, ça s'enchaîne lentement mais sûrement. Pas ou très peu de tension pour cette grosse première moitié de film. On constate juste comment sont les personnages. Et puis, c'est probablement cela la grosse force d'Hitchcock, cette tension s'installe. On constate que Aysgarth, joué par Grant, ne semble pas tout blanc. Il possède des vices qui sont très critiqués. Ensuite, Lina commence à s'ne faire, à devenir paranoïaque. La mise en scène est souvent très sobre mais d'une grande maîtrise. Sauf par moment où il y a de grands éclats comme quand Aysgarth apporte le verre de lait à Lina, vers la fin du film. Hitchcock a fait en sorte que le spectateur aie l'oeil uniquement attiré par ce verre.
Par ailleurs, j'aime beaucoup la fin car évidemment la tension monte à son paroxysme mais il y a une sorte de happy end. Je dis sorte car il me semble que Hitchcock laisse planer un léger doute. Pour moi, je pense que Aysgarth peut remettre certaines de ses intentions à plus tard. Du moins, c'est comme cela que j'ai perçu le film. Bien entendu l'éventualité de voir que c'est surtout la paranoïa de Lina qui lui joue des tours est une explication totalement plausible aussi.
Comme point négatif, je dirais que comme j'ai vu quelques grands Hitchcock, il est clair que Soupçons s'inscrit un peu en-deçà de ses très très grands films. Toujours est-il qu'il demeure une oeuvre d'une grande qualité. Les fans du Maître du suspense seront ravis et peuvent sans hésiter plonger sur ce film.

Note: 4/5

Posté par batman1985 à 00:01 - Années 1940 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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