cinéma...

Simples avis sur des films que j'ai eu la chance de voir et dans la continuité de ce que j'ai commencé sur mon autre blog! A noter que tous les films présentés dessus font partie de ma DVDthèque.

30 août 2009

Slumdog Millionaire

slumdog_millionaireDe: Danny Boyle

Avec: Dev Patel, Freida Pinto, Madhur Mittal, Anil Kapoor, Irfan Khan, Mia Drake, Imran Hasnee, Anand Tiwari,...

Pays: Etats-Unis, Grande-Bretagne

Année: 2008

Synopsis

Jamal, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, décide de participer à la version indienne de "Qui veut gagner des millions?". Il est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies, une seule question le sépare encore de la victoire. Durant la pause, la police l'arrête, le soupçonnant de tricherie. Comment Jamal Malik est-il parvenu à "la question à 20 millions"? A. Il a triché. B. C'est un génie. C. Il a eu de la chance. D. C'est son destin.

Avis

Huit Oscars! Rien que cela pour la dernière oeuvre de Danny Boyle, cinéaste intéressant mais qui s'était pas mal planté ave certains films. Il revient ici avec Slumdog Millionaire, une oeuvre à petit budget, nous conter les aventures de Jamal Malik, orphelin de 18 ans, qui arrive à la dernière question du célèbre jeu "Qui veut gagner des millions?".
Nous voici donc à cette dernière question: est-ce que Danny Boyle mérite tant les Oscars qu'il a reçu pour son dernier film et que jugez-vous de celui-ci?
A: on peut tout d'abord applaudir le fait que Boyle nous serve une histoire ailleurs qu'aux USA. Le choix de l'Inde vaut absolument le détour à lui tout seul. C'est une formidable opportunité de découvrir le pays de Gandhi, que ce soit par les bonnes choses comme par les mauvaises. On peut découvrir le Taj Mahal mais on y verra également comment certains mendiants finissent aveugles et les tensions qui peuvent exister entre les différentes ethnies religieuses. C'est un véritable vent de fraîcheur que nous offre Boyle, surtout qu'il ne s'est entouré que d'Indiens ou presque pour réaliser ce film. La mise en scène du britannique est assez simple, à chaque question, une nouvelle histoire ou presque.
B: le casting est absolument incroyable et sympathique. L'acteur principal est doué, Freida Pinto est probablement l'une des plus charmante et jolie actrice qu'on ai eut à voir depuis bien longtemps,... De plus, le film s'appuie sur une musique 100% indienne et qui fait énormément de bien aux tympans. Tout est fait pour découvrir l'Inde.
C: la morale de l'histoire est sauve. C'est vrai qu'elle peut paraître un peu facile de prime abord, mais elle surfe parfaitement sur tout le modèle du film qui est un véritable hymne à l'amour, à l'amitié et à la réussite. L'argent gagné honnêtement vaudra toujours mieux que celui qui sera gagné par la force ou par les armes. Il faut avouer que l'oeuvre surfe sur un positivisme exacerbé durant les presque deux heures. Il semble donc logique de voir une telle morale s'immiscer à la fin. C'est vrai aussi que c'est le seul grand reproche que l'on puisse faire à Slumdog Millionaire, c'est d'avoir un scénario assez commun, basique mais dont la sauce prend, notamment grâce à l'exotisme proposé.
D: toutes les réponses sont correctes.
Pari réussi pour ce film qui vous fera passer un très agréable moment, rempli de tendresse, de drame, d'humour, d'action et d'amour. Son succès aux Oscars est probablement un peu exagéré mais tout de même, ils sont loin d'avoir choisi le plus mauvais.

Note: 4/5

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27 août 2009

No(r)way of life (Den brysomme mannen)

norway_life1De: Jens Lien

Avec: Trond Fausa Aurvag, Petronella Barker, Per Schaaning, Birgitte Larsen, Johannes Jarner, Ellen Horn, Anders T. Anderson,...

Pays: Islande, Norvège http://www.nouvelles-frontieres.fr/nfo/bus_common/images/footer/drapeau-norvege.gif

Année: 2006

Synopsis

Un bus arrive dans un pays désert. Un homme hirsute, Andreas, en sort, l'air désorienté. Il est accueilli par un petit bonhomme amical qui l'emmène en voiture vers une ville. Tout a été préparé pour son arrivée: il reçoit un appartement, un beau costume, un travail respectable, une femme magnifique et tous les habitants sont particulièrement amicaux. Pourtant, il y a quelque chose d'étrange dans cette ville; tout y est trop parfait, trop propre, dénué d'émotion. Les gens semblent éteints, la nourriture n'a pas de goût et l'alcool ne saoule pas... Andreas tente alors de s'échapper de cet univers apparemment sans issue.

Avis

Ah la Scandinavie: ses légendes, ses fjords, ses merveilleux paysages, ses filles et ses cinéastes...
Continuons notre petit tour de découverte en s'arrêtant sur un tout jeune cinéaste norvégien, Jens Lien, mais au talent tout bonnement incroyable. Avec No(r)way of Life, le metteur en scène signe-là un film étonnant. 
Dès le début, l'ambiance prend une part importante. Un homme, complètement perdu, arrive dans un coin qui l'est tout autant. Nous ne savons pas comment il est arrivé là, nous ne savons pas non plus où nous sommes. Toujours est-il que le décor est magnifique, nous sommes dans une plaine, entourée par les montagnes. L'Islande est un pays incroyable, c'est là-bas qu'ont été tournées les scènes extérieures.
Lien définit avec son film une vision du paradis, une vision de ce que la société tend à vouloir parvenir: la perfection. C'est ainsi qu'arrive Andreas dans ce monde où tout est parfait. Maison parfaite, boulot parfait, gens parfaits. Tout est parfait. La ville est très propre. Mais ça manque de quelque chose. Ici, les morts sont cachés. La seule personne que l'on voit morte est celle d'un suicidé. Il n'y a pas d'enfants. Il faut dire que ça gueule les moutards. Et puis, ici, pas de soucis, on peut avoir des maîtresses, votre femme ne vous en voudra pas. Il est également impossible de mourir naturellement ou par accident. La vie parfaite on vous dit.
Toujours est-il que notre bonhomme va devenir totalement dingue. Avec un humour, ou d'une manière toujours décalée, Lien critique notre société.
C'est vers celle que l'on connaît actuellement que Lien propose une forme de vie idéale. Ainsi, une magnifique séquence est orchestrée lorsqu'à partir d'un petit trou, menant à notre société actuelle, le héros va tenter de la rejoindre. On voit sa main qui dépasse, et le trou continue de s'agrandir. C'est une forme de nouvelle naissance pour Andréas. Mais celle-ci sera avortée par les gens de la ville dans laquelle notre héros a atterri.  Il faut dire que ceux-ci ne veulent pas entendre parler des inquiétudes des gens, ne veulent rien connaître de négatif. Seuls le bonheur et la perfection rentrent en ligne de compte pour les conversations.
Andreas sera vite considéré comme un danger pour cette société et sera "chassé". La fin n'est pas celle que l'on croit. Lien se veut toutefois assez pessimiste. Le paradis est un enfer et une fois qu'on en est dégagé, ne vous attendez pas à trouver mieux...

Note: 5/5

 

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24 août 2009

Ghost In The Shell 2: Innocence Music Video Anthology

Ghost_in_the_Shell_2_Music_Video_Anthology_De: Mizuho Nishikubo

Avec: /

Pays: Japon

Année: 2004

Synopsis

/

Avis

Ah, petit moment plus léger avec cette oeuvre de Nishikubo qui n'est pas du tout un film. Le gars se sert de la formidable musique de Kenji Kawai, de quelques éléments, personnages voire scènes de Ghost in the Shell 2, rajoute des choses créées par lui-même pour en faire un moyen-métrage. Le film est d'ailleurs considéré comme une alternative à celle d'Oshii.
Bon, c'est surtout un prétexte pour mettre en images la musique de Kawai. Tant mieux, on ne va pas s'en plaindre. D'ailleurs, la composition musicale est formidable. L'énorme point fort du film. Les images sont superbes aussi. Mais là où ça foire, c'est qu'on ne voit pas tellement où Nishikubo veut nous emmener. Et puis, il y a une sorte de message derrière cette musique qui ne tient pas la route. Métaphysique qui plus est.
Enfin, bref, on ne peut pas dire que c'est totalement mauvais car il y a vraiment des images sublimes, des séquences remarquables qu'on se demande combien de temps ces gens-là ont mis pour dessiner le bazar, assembler le tout, créer l'animation.
Bref, c'est moyen mais ça a au moins réussi une chose: me donner l'envie de voir le film d'Oshii.

Note: 2.5/5

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21 août 2009

American Gangster

american_gangsterDe: Ridley Scott

Avec: Denzel Washington, Russel Crowe, Chiwetel Ejiofor, Cuba Gooding Jr., Josh Broline, Ted Levine, Armand Assante, John Ortiz, Jon Hawkes, RZA, Yul Vazquez, Malcolm Goodwin,...

Pays: Etats-Unis

Année: 2007

Synopsis

Le chef de la mafia Frank Lucas règne d'une main de fer dans le milieu de Harlem, un monde régi par la drogue et la violence. Il connaît la loi de la rue et respecte un code d'honneur très strict. Richie Roberts est un agent de police acharné que ses collègues corrompus fuient comme un pestiféré. Son obsession de mettre un terme à l'empire de Lucas conduira à une confrontation légendaire.

Avis

Ridley Scott, je suis généralement assez excité à l'idée de voir un de ses films. Faut dire que le monsieur a réalisé quelques gros coups, surtout à ses débuts. Et je trouve tout de même le reste de sa carrière honorable. Si on oublie La chute du faucon noir, véritable propagande américaine. Ce film était sorti après des attentats du 11 septembre, l'armée de l'Oncle Sam s'en prenait plein la gueule mais ils s'en sortaient grâce au courage et à l'héroïsme. C'est dommage car la mise en scène était nerveuse, dans le bon sens du terme. J'avais alors qualifié le film de moyen à l'époque et je maintiens mes propos. Bonne forme, fond assez mauvais.
Eh bien finalement, Ridley Scott peut faire pire que cela. Je vous présente American Gangster, foirage total d'un film qui aurait pu être réussi...
Qu'est-ce qui cloche alors avec ce film. Ben tout, ou presque. Je vais quand même sauver la prestation des acteurs que sont Denzel Washington et Russel Crowe qui tentent, tant bien que mal, à élever quelque peu le film de sa torpeur générale.
Car il faut bien le dire, Scott est totalement à côté de ses pompes pour ce film. Une mise en scène vraiment plate, le seul moment d'action, il le foire. Car pendant deux heures trente, ou presque, ça ne fait que parler. Un film de gangster où il ne se passe que cela, c'est rare. Je me souviens que Le Parrain, c'était bavard mais c'était bien entrecoupé pas des scènes de tension, d'action incroyable. N'est pas Coppola qui veut. Et le pire, c'est que ça parle mais souvent pour rien. Ainsi, il est très difficile de s'attacher aux deux personnages principaux, en dépit de tous les efforts de Scott et Washington. On suit leur vie, mais on ne se sent jamais impliqué. Ces personnages restent des étrangers. Tout comme le film en lui-même, qui me reste étranger.
En fait, Scott a réalisé un film sans âme, où durant deux heures trente, on restera totalement de marbre face à cette histoire, qui au mieux, ne fera que vous ennuyer.

Note: 1/5

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18 août 2009

Rescue Dawn

rescuedawnposterDe: Werner Herzog

Avec: Christian Bale, Steve Zahn, Jeremy Davies, Pat Healy, Toby Huss, François Chau, Kriangsak Ming-olo, Garrett D. Melich, Chris Butler,...

Pays: Etats-Unis

Année: 2006

Synopsis

L'histoire vraie d'un pilote de l'armée américaine, germano-américain, capturé au Laos durant la guerre du Vietnam et qui organise une fuite.

Avis

Ca faisait longtemps qu'on n'avait plus vraiment entendu parler de Herzog. Faut dire que le monsieur s'était un peu enterré, réalisant certainement quelques mauvaises choses (je ne peux pas en dire plus, j'ai vu que des films des années 60, 70 voire 80 avant de voir ce Rescue Dawn). Ce film est directement sorti en DVD. C'est généralement pas très bon signe même si ça ne veut pas toujours dire grand chose. Autopsie dans les lignes qui suivent...
Et il faut bien avouer que ça commence très mal. En effet, la mise en scène est très plate dès le début. Ensuite, les dialogues et les différentes scènes s'enchaînent comme de la très mauvaise série Z. Tout est creux... A se demander si je vais pouvoir tenir jusqu'au bout. Christian Bale n'est d'ailleurs pas crédible pour un sou à ce moment-là.
Mais heureusement, ça ne dure pas bien longtemps. Autant dire quand même environ quinze minutes. Mais tout s'améliore une fois que notre pilote s'écrase au Laos et cherche par tous les moyens de fuir. On retrouve petit à petit un meilleur Herzog même si ça restera en-dessous de ce qu'il a pu faire auparavant.
Herzog retrouve son élément: la forêt. Il la connaît, il sait la filmer. Petit à petit la tension augmente. Le film devient un peu plus nerveux. Il filme beaucoup plus la nature. Lors de la capture du pilote, les Vietnamiens sont assez ridicules. Je les ai trouvé fort cliché.
L'évolution continue vers un bon niveau lorsque notre petit américain arrive à son lieu de détention où il va rencontrer d'autres prisonniers. L'oeuvre devient correcte. Même si ça va beaucoup parler à ce moment-là, ça ne restera cependant pas gênant.
Le film prend un peu plus d'ampleur lors de l'échappée en forêt, où l'on retrouve le talent de Christian Bale presque à son meilleur niveau. Mention spéciale pour Steve Zahn. La course-poursuite est plutôt bien foutue mais ça ne sera jamais la meilleure du genre. En fait, Rescue Dawn est un film agréable mais sans plus. A noter que Herzog se base d'une histoire vraie pour son film mais il prend énormément de libertés par rapport à la réalité. Il avait déjà tiré un documentaire de cette histoire. Personnellement, je ne vais pas dire que je suis déçu car je ne m'attendais pas à un grand film. Je le trouve même plutôt agréable à regarder dès la moitié. Bon maintenant, passez les quinze premières minutes qui sont totalement inutiles et très mauvaises. Vous pouvez prendre le film dès le crash de l'avion. Pour le reste, c'est le moins bon Herzog que j'ai vu.

Note: 3/5

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15 août 2009

Du silence et des ombres (To kill a Mockingbird)

to_kill_a_mockingbirdDe: Robert Mulligan

Avec: Gregory Peck, Mary Badham, Philip Alford, John Megna, Ruth White, Paul Fix, Brock Peters, Frank Overton, Rosemary Murphy, Collin Wilcox, Robert Duvall, William Windom, Alice Ghostley,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1962

Synopsis

Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un noir injustement accusé de viol...

 

Avis

Basé d'un livre que je n'ai pas lu, le film to kill a mockingbird de Robert Mulligan fut un franc succès à l'époque, recevant quelques récompenses aux Oscar. Il est remarquable de constater qu'à cette époque, leurs choix étaient nettement plus opportuns qu'aujourd'hui...
Bref, cette histoire de procès se démarque très bien des autres films du genre car nous le suivons à travers les yeux des deux enfants, ainsi qu'un petit voisin à ceux-ci, de l'avocat. Du moins, toute l'oeuvre se fait de cette manière exceptée le procès lui-même, ce qui est vraiment regrettable. Car même si Peck est parfait et que l'ambiance restituée l'est tout autant, on peut quand même vouer quelques remords de voir Mulligan oublier les enfants durant cette partie, comme si, d'un coup, ils devaient être exclus du film.
Pour le reste, tout le monde des adultes est vu à travers les yeux des gosses. Et c'est vraiment remarquable car sugissent alors toutes les incompréhensions qu'ils peuvent avoir du monde des adultes, les injustices qu'ils vont pouvoir y percevoir et bien entendu la perte d'une forme d'innocence. C'est essentiellement via la petite Scout que Mulligan s'attache. On a d'ailleurs parfois droit à une voix off de cette même Scout, plus vieille, qui raconte les événements. Nous sommes donc dans une histoire du passé. Celle-ci intervient très rarement et parle énormément de son père.
L'oeuvre a également le mérite de prendre la cause des Noirs. Parti pris osé et risqué pour l'époque. Même si en 1962, la situation commençait enfin à s'améliorer pour la communauté noire, nous n'en sommes pas encore à une forme de respect que l'on peut avoir comme aujourd'hui. C'est également le système de la justice américaine qui est remis en cause avec d'énormes relents de racisme de la part du peuple de l'Oncle Sam. Mais tout cela n'est jamais dit sans lourdeur. Mulligan maîtrise parfaitement son propos.
Je remets également en cause le procès. Outre Gregory Peck, parfait, Mulligan montre trop, insiste à ce que le spectateur comprenne que ce n'est pas l'accusé qui est coupable mais une autre personne. D'autant que les acteurs jouent assez mal leur rôle dans ce cas-ci, surtout la fille du fermier, qui est censée être la victime.
Outre Gregory Peck, qui obtiendra un Oscar pour ce rôle si je ne m'abuse, les trois enfants sont vraiment formidables. Je tiens également à souligner la présence de Robert Duvall, encore à ses débuts mais qui démontre déjà un incroyable talent dans son petit rôle mais qui est, ô combien, important. Sinon, le thème musical est très réussi. Dommage donc les petits défauts cités auparavant car ce film, déjà très bon, aurait pu être un chef-d'oeuvre...

Note: 4/5


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12 août 2009

Hyper Tension (Crank)

hypertensionDe: Mark Neveldine et Brian Taylor

Avec: Jason Statham, Amy Smart, Jose Pablo Cantillo, Dwight Yoakam, Glenn Howerton, Efren Ramirez, Reno Wilson, Carlos Sanz, Michael J. Gonzalez, Nina Kaze,...

Pays: Etats-Unis, Grande-Bretagne


Année: 2005

Synopsis

Chev Chelios est un tueur à gages qui travaille pour le compte d'une importante organisation criminelle. Ce matin-là, Chev est réveillé par un coup de fil. Tenant à peine debout, il parvient à décrocher son portable: à l'autre bout du fil, le malfrat Ricky Verona lui apprend qu'il a été empoisonné pendant son sommeil et qu'il ne lui reste qu'une heure à vivre. Chev - sous peine de mourir d'un instant à l'autre - doit stimuler son adrénaline pour empêcher le poison de provoquer un arrêt cardiaque. Dans une terrible course contre la montre il n'a désormais d'autre choix que de trouver l'antidote lui permettant d'échapper à une mort certaine...

Avis

Un petit film ultra léger, de temps en temps, ça ne fait vraiment pas de tort. Encore faut-il choisir celui qui est capable de vous faire succomber grâce à son charme. Chance, Hyper Tension fait partie de ceux-là.
Ca commence fort, une caméra subjective, on est dans la peau de Chev, joué par Jason Statham, le monsieur film d'action du moment. On se regarde une petite vidéo et on apprend que le brave petit tueur à gages qu'il est a été empoisonné. A parti de ce moment-là, plus de temps mort, votre rythme cardiaque va être aussi élevé que Chev.
Tout s'enchaîne très rapidement, il y a des superbes séquences d'action, de baston, de fusillade mais aussi de rigolade. Certes, le script est faible à la base mais faut quand même avouer que les scénaristes l'ont largement compensé en ne proposant que de l'action, de l'action et de l'action. Ensuite, la mise en scène sert parfaitement ce film. Elle est nerveuse comme le personnage. Le montage l'est tout autant, avec énormément d'inventivité.
Ensuite, je dois quand même vous parler de quelques scènes qui sont tout simplement grandiose à mes yeux. Il y a d'abord celle où Chev hurle au milieu d'une foule que le taximan qui l'a conduit est un membre d'Al-Quaïda. On voit alors une petite vieille se précipiter sur lui pour le frapper. Enorme. Egalement une marque que les USA n'ont toujours pas oublier la lutte contre les Talibans et le fait qu'ils se sont fort renfermés sur eux-mêmes. Par après, il y a cette séquence dans le quartier chinois qui est totalement surréaliste. Je ne vous la décris pas, je vous laisse la découvrir. Enfin, la fin se démarque des autres film du genre. D'ailleurs, c'est l'ensemble de l'oeuvre qui se démarque. J'ai presque envie de parler d'une forme de renouveau pour le genre du film d'action.
Crank (son titre anglais) est un moment remarquable fait d'humour et d'action. L'un des meilleurs films pour se détendre, en dépit de quelques plus faibles passages. Que demander de plus ?

Note: 4/5

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09 août 2009

Dracula

dracula1931De: Tod Browning

Avec: Bela Lugosi, David Manners, Helen Chandler, Dwight Frye, Edward Van Sloan, Herbert Bunston, Frances Dade, Joan Standing,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1931

Synopsis

Renfield, chargé de conclure une transaction immobilière avec le comte Dracula, se rend dans son château des Carpates, où l'aristocrate, qui s'avère être un vampire, va l'hypnotiser pour le mettre sous ses ordres. Débarqué en Angleterre, Dracula ne tarde pas à créer de nouveaux semblables parmi la société locale en commençant par la jeune Lucy, fille du directeur de l'asile...

Avis

Le roman de Bram Stoker en aura inspiré des metteurs en scène. Depuis le tout début de l'existence du septième art, le comte originaire d'Europe de l'Est s'est affiché à l'écran. Tod Browning s'est essayé à l'adaptation du roman. Et on peut dire que c'est plutôt réussi.
Certes, ça ne vaut pas pour moi Nosferatu de Friedrich W. Murnau ou le Dracula de Francis Ford Coppola mais cette version-ci possède des qualités non-négligeables.
Premièrement, Browning réalise un film très court mais dont il n'y a aucun temps mort. Pas le temps de s'ennuyer une seule seconde, d'autant que l'oeuvre résiste plutôt très bien aux ravages que les années peuvent faire subir aux films. Certes, il y a quelques rides mais ce n'est pas très grave. Ca apporte même un certain charme.
Ensuite, il y a une excellente ambiance qui se dégage de cette oeuvre. Elle est très sombre, très prenante. D'ailleurs, les effets spéciaux ne sont pas devenus totalement désuets, confirmant ainsi ce que j'ai pu dire un peu plus haut. La mise en scène de Browning est somme toute assez classique, mais réussie.
Le film est également servi par un excellent casting, avec Bela Lugosi en tête. Impossible d'oublier cet acteur dont Tim Burton avait rendu un hommage assez grandiose à travers le film Ed Wood. Ce dernier étant également un cinéaste fan de Lugosi en qui il voyait le plus grand acteurs de tous les temps. C'est évidemment très exagéré mais il faut bien avouer que Lugosi possède un certain charisme et qu'il interprète Dracula de manière réussie, imposant donc sa touche sur le personnage. Les autres rôles sont également intéressants.
Cependant, il manque quelque chose à cette oeuvre pour l'élever au rang des chef-d'oeuvres. On regrettera justement que la pasychologie des différents personnages n'est pas plus poussée. Browning a certainement fait un choix très clair et privilégie (de manière efficace donc) l'enchaînement rapide des différents points importants du roman. Ensuiten il manque peut-être un peu d'inventivité par rapport à d'autres oeuvre du genre et notamment comme pour Nosferatu.
Mais qu'importe, Dracula reste un bon moment et il ne faut pas bouder son plaisir, confirmant au passage que le comte est un de mes "monstres" préférés au cinéma.

Note: 3.5/5

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06 août 2009

Abîmes (Below)

abimesDe: David Twohy

Avec: Bruce Greenwood, Matthew Davis, Olivia Williams, Scott Foley, Holt McCallany, Jason Fleming, Zach Galifianakis, Dexter Fletcher, Nick Chinlund,...

Pays: Etats-Unis


Année: 2001

Synopsis

Durant le deuxième conflit mondial, l'équipage de l'USS Tiger Shark, un sous-marin américain, doit se porter au secours de trois naufragés d'un navire britannique. Cette simple mission de routine va rapidement tourner en cauchemar, lorsque le submersible se retrouve dans la ligne de mire de plusieurs U-boats allemands. Au fond de l'Océan atlantique, l'équipage du sous-marin devra par ailleurs faire face à une autre menace bien plus terrifiante...

Avis

Ah, la mer, son air vivifiant, le cri des mouettes, la joie de prendre une grande respiration bien pure le matin, ses couchers de soleil comme on ne les voit pas ailleurs,... Sauf que quand on est dans un sous-marin, on a rarement l'occasion d'en profiter. Claustrophobes s'abstenir, Twohy réalise un film d'épouvante dans un endroit où il est bien difficile d'échapper.
Premier grand point, j'adore l'univers des sous-marins. Je n'ai jamais compris comment on pouvait s'enfermer là-dedans. Bref, à peine embarqué, que je trouve la chose remarquable de la part de ces hommes-là. Pour parler vite fait de la retranscription de l'ambiance est plutôt bien foutue. Bonne sensation de cloisonnement et de peur, même si on est très loin de Das Boot de Wolfgang Petersen. Mais qu'importe, de ce côté-là, le cinéaste a réalisé un bon boulot. Point négatif toutefois dans la mise en scène avec un montage qui se veut parfois trop nerveux, avec des cuts toutes les secondes et me rappelant beaucoup trop un clip de musique diffusé sur MTV. Ca a vraiment un côté très agaçant. Sinon, le film joue sur l'épouvante mais on voit très peu ce qui hante le sous-marin. C'est surtout la tension qui règne entre les gens qui est mise en avant. Aspect intéressant choisi par Twohy.
Ensuite, côté du scénario, rien de bien particulier. Ca se laisse regarder même si quelques rebondissement relancent dignement l'intérêt du film. Je constate juste qu'il y a quelques passages plutôt faiblards. Du côté des acteurs, riend e bien exceptionnel non plus. C'est pas des nuls mais aucun ne fera, logiquement, une énorme carrière ciné.
En fait, Abîmes est une sympathique série B, qu'on regarde une fois de temps en temps pour décompresser parfaitement. Et ça fonctionne plutôt bien, en dépit de quelques défauts.

Note: 3/5

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03 août 2009

Un singe en hiver

un_singe_en_hiverDe: Henri Verneuil

Avec: Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Noël Roquevert, Suzanne Flon, Gabrielle Dorziat, Hella Petri, Paul Frankeur,...

Pays: France

Année: 1962

Synopsis

L'hôtelier d'une petite station balnéaire de Normandie a juré à sa femme de ne plus toucher à un verre d'alcool. C'était sans compter l'arrivée de Fouquet qui surgit avec la tentation.

Avis

Ce n'est un secret pour personne, j'avoue avoir énormément de mal avec le cinéma français, encore maintenant. Pourtant, j'avais quand même mis dans un petit coin de ma tête que Un singe en hiver valait certainement la peine d'être vu.
Pour son casting tout d'abord, composé d'un formidable duo. D'un côté le bon vieux Gabin et de l'autre le jeune Belmondo. Le premier est énorme. Les répliques qu'il lâche sont remarquables. La façon dont il les dit, la façon dont il joue. Il prend une place extraordinaire à l'écran mais en même temps tout semble naturel dans son jeu. Quel régal cela devait être de jouer avec un tel acteur. On aurait alors pu penser que notre ami Belmondo se fasse manger tout cru. Ce n'est pourtant point le cas. Il se débrouille et même mieux encore. L'alchimie prend facilement et nous offre un duo parfait.
Ensuite, il ne faudrait pas oublier de parler des dialogues d'Audiard, une fois de plus. L'inventivité du texte, le génie de ses répliques,... Impossible de ne pas aimer.
Par après, il y a l'histoire. Pleine d'émotion. C'est l'histoire de deux hommes en proie à des souvenirs douloureux. L'hôtelier Albert, joué par Gabin, se rappelle avec mélancolie ses voyages en Chine. L'ivresse qu'il prenait lors des voyages en mer a été remplacé par l'ivresse d'une bonne bouteille de vin. De l'autre, il y a Fouquet, jeune père, séparé, qui rêve de tauromachie et de redevenir un père pour sa fille. Mais il a peur.  Il se réfugie dans l'alcool, alors qu'Albert a arrêté, pour sa femme. Deux hommes dont l'esprit est torturé. Mais il y a pourtant beaucoup d'humour dans cette oeuvre. Des signes de légèreté alors que derrière se cache des malaises profonds. Albert a fait énormément de sacrifice pour son épouse. Il semble ne plus vivre. En faisant plaisir à sa femme, il a définitivement rompu avec sa personnalité. L'arrivée de Fouquet lui permet de retrouver un semblant de vie.
La fin est remarquable. Triste aussi. Si pour Fouquet, les choses s'arrangent, pour Albert, le vieil homme entra dans un long hiver, comme le dit si bien la phrase de conclusion. Elle résume parfaitement les choses. L'hôtelier va recommencer son errance. Il va de nouveau se renfermer avec sa femme, où il ne vivra plus qu'à travers es souvenirs. Une fin magnifique, vraiment. Le tout est mis en boîte de manière parfaite par Verneuil. Ce dernier aborde un de mes thèmes préférés au cinéma.
Probablement l'un des meilleurs films français qu'il m'ait été donné de voir. Certainement un chef-d'oeuvre.

Note: 5/5

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