25 novembre 2009
The Dark Knight
De: Christopher Nolan
Avec: Christian Bale, Michael Caine, Heath Ledger, Gary Oldman, Aaron Eckhart, Maggie Gyllenhaal, Morgan Freeman, Ron Dean, Monique Gabriela Curnen, Cillian Murphy,...
Pays: Etats-Unis 
Année: 2008
Synopsis
Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de la ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham: le Joker...
Avis
La suite tant attendue de Batman Begins avec ce The Dark Knight où l'on retrouve toujours Nolan à la direction et tous les mêmes acteurs à l'exception de Katie Holmes remplacée par la pétillante Maggie Gyllenhaal.
Cette suite s'avère même être meilleure que l'opus original, où derrière ses allures de film grand public hollywoodien se cache des choses bien plus profondes dans la personnalité de Batman mais aussi de ses rivaux. L'impact psychologique n'a pas du tout été oublié.
Il faut dire que Batman va connaître un destin assez tragique. Il va devoir se refuser des choses dans sa vie personnelle et en tant que héros de Gotham City, il va devoir accepter de devenir un criminel aux yeux de la justice pour pouvoir sauver la ville du crime. Il n'est pas bon d'être un héros tous les jours. Face à lui, dans cet opus, deux célèbres criminels. Le Joker tout d'abord et Double-Face ensuite. Ce qu'il y a de fort dans ce film c'est que notre justicier va se rendre compte qu'entre les criminels qu'il pourchasse et lui, il n'y a qu'une seule différence, c'est le côté qu'il défende. Héros du bien pour Batman, génie du mal pour le Joker. Double-Face est quant à lui, l'exemple type du personnage qui est tiraillé dans cette lutte. Double Face, c'est avant tout le procureur Harvey Dent, qui a juré de rendre Gotham City une ville calme, tranquille et sans criminels. Double-Face, c'est son alter ego, son mauvais côté de la personnalité. Après la mort de sa fiancée, et le visage à moitié brûlé, il va en vouloir aux gens qui combattent pour le bien, les tenant pour responsable de ne pas l'avoir pu sauver du mal. En fait, aussi bien Batman que le Joker sont des clowns pour la société. Le personnage joué par Heath Ledger permet à Batman de se rendre compte qu'une fois qu'il aura débarrassé la ville de ses criminels, il deviendra quelque chose d'obsolète, peut-être même quelqu'un que l'on pourchassera car il n'est pas au-dessus des lois. Pour plonger Gotham dans la tourmente, Le Joker s'en prend à Dent, pour mieux casser le travail de Batman. C'est pour empêcher le clown d'arriver à ses fins, que notre célèbre homme chauve-souris accepte de devenir un hors-la-loi. C'est donc un Batman très sombre qui nous est offert par Nolan. Très différent de ceux de Burton, que je n'ai plus revu depuis longtemps. J'ai également assez peur de ne pas les apprécier, parce que le génial réalisateur de Ed Wood a un univers trop particulier que je ne pourrais pas aimer chez les Batman.
Côté réalisation, la première séquence est remarquable. Celle des ferrys à la fin l'est tout autant. Elle démontre très bien la lutte contre le bien et le mal qui est faite à Gotham, la façon dont les citoyens réagissent aussi. Dommage que la mise en scène de Nolan n'est pas tout le temps audacieuse comme il le fait au tout début. Néanmoins, il rend l'atmosphère de très belle manière. Côté acteurs, soulignons les grosses performances de Bale et de Eckhart. Mais l'atout principal reste Heath Ledger totalement déjanté qui ne joue pas Le Joker. Il est Le Joker. Dommage qu'il nous ait quitté car cette composition est totalement bluffante. Mais grâce à elle, il rentre dans la légende, celle des acteurs aux destins brisés, de la même manière qu'un James Dean. Les seconds rôles sont aussi très bons. Belle musique signée James Newton Howard et Hans Zimmer.
Bref, très bon opus que celui-ci, que quelques petits défauts ou longueurs n'empêchent pas du tout d'apprécier. Plus ça avance plus j'aime les chauves-souris. Vivement le troisième opus de la saga faite par Nolan.
Note: 4/5
23 novembre 2009
Mission: Impossible
De: Brian DePalma
Avec: Tom Cruise, Jean Reno, Henry Czerny, Jon Voight, Ving Rhames, Kristin Scott Thomas, Vanessa Redgrave, Emanuelle Béart, Dale Dye, Marcel Iures, Ion Caramitru, Ingeborga Dapkunaite,...
Pays: Etats-Unis
Année: 1996
Synopsis
Les membres d'un commando de la CIA sont envoyés à Prague avec pour mission d'appréhender, lors d'une réception dans l'ambassade américaine, un espion ennemi qui s'apprête à dérober une disquette contenant la liste secrète des agents en Europe centrale. Seulement ils ignorent que la CIA, persuadée que le commando est infiltrée par une taupe, a envoyé une seconde équipe sur place...
Avis
J'en avais gardé un meilleur souvenir lors d'une première vision que de ce Mission: Impossible. Ca manque vraiment un peu de piquant par moment et à d'autres, c'est bien trop exagéré. Mais mine de rien, ça reste un divertissement sympathique à regarder avec derrière la caméra Brian DePalma, véritable maître à la réalisation.
Même si ça ne casse pas trois pattes à un canard, il faut bien avouer que ça se laisse regarder. Parce que premièrement, l'oeuvre possède un très bon casting. Cruise fait partie pour moi de ces acteurs que l'on sous-estime beaucoup trop, au même titre qu'un Brad Pitt. Pour ce dernier, on en fait beaucoup plus un beau gosse qu'autre chose, tandis que le premier fait plus les choux gras pour sa relation avec Katie Holmes et surtout parce qu'il fait partie de la scientologie. Ca serait dommage de ne retenir que cela de Cruise. Car il faut bien avouer, à titre personnel évidemment, que cet acteur assure totalement. Je le pense vraiment capable de jouer tous les rôles. Les seconds rôles sont réussis avec d'excellents acteurs qui sont très souvent au premier plan dans d'autres productions.
Quelques séquences sont également très réussies comme celles qui se déroulent à Prague. Beau moment de tension lorsque l'opération capote. Ensuite, il y a évidemment cette très fameuse scène de Cruise suspendu dans le vide dans les bureaux de la CIA. Très bons moments que ceux-là. Et puis en contre-partie, il y a des passages nettement moins réussis. Car la tension est moins bien rendue ou parce que ce que l'on voit à l'écran nous semble trop exagéré. Ainsi, je crois que la scène de l'hélicoptère qui s'enfonce dans le tunnel sous la Manche en poursuivant sur le TVG. Bon quand c'est too much, c'est vraiment too much.
Ensuite, je ne sais pas si c'est la faute à DePalma ou aux scénaristes mais le film comporte une forme de twist final. Seulement voilà, les scénaristes ont réussi à se tirer une balle dans le pied tous seuls. En fait, ils nous le font découvrir trente minutes avant la fin. Bref, totalement incohérent, vu que ça rend presque la suite totalement inutile dans l'histoire même si ça reste agréable à regarder, je le répète.
C'est donc un petit DePalma et il semble que ce ne soit pas une mission impossible pour qu'il fasse beaucoup mieux. Toutefois, avec les qualités que possède cette oeuvre, ça devrait se regarder jusqu'au bout sans aucun problème. Ca ne constituera pas non plus une mission impossible pour vous.
Note: 3/5
21 novembre 2009
Les lumières du faubourg (Laitakaupungin valot)
De: Aki Kaurismäki
Avec: Janne Hyytiäinen, Maria Järvenhelmi, Maria Heiskanen, Ilkla Koivula, Aarre Karren, Tommi Korpela, Matti Onnismaa, Juhani Niemela, Kati Outinen, Sulevi Pettola,...
Pays: Allemagne, Finlande, France

Année: 2005
Synopsis
Koistinen arpente le pavé à la recherche d'une petite place au soleil, mais l'indifférence générale et la mécanique sans visage de la société se ligue pour briser ses modestes espoirs les uns après les autres. Un groupe de bandits exploite sa soif d'amour et son poste de veilleur de nuit avec l'aide d'une femme calculatrice. Ils organisent un cambriolage dont Koistinen est rendu seul responsable. Et voilà celui-ci privé de son travail, de sa liberté et de ses rêves.
Avis
Hum, découverte de Kaurismäki et je dois dire que c'est un cinéaste qui m'a laissé assez perplexe. C'est vraiment un cinéma assez déconcertant et encore aujourd'hui, je ne sais pas dire si j'ai apprécié ou non. Bref, assez difficile d'en parler. Toujours est-il que je ne serai pas trop positif mais ni trop négatif non plus.
Dans les points forts, il faut bien avouer que le personnage de Koistinen est assez attachant. Difficile de ne pas éprouver de la compassion pour ce gars délaissé de tous. Cette solitude le pèse et quand il essaie de parler à des gens, il se fait très souvent refoulé. Il faut dire que ce gars semble se mettre aussi un peu au ban de la société tout seul, vu la façon dont il s'habille, dont il se laisse vivre aussi.
Côté mise en scène, c'est vraiment très (trop?) épuré. C'est froid, Kaurismäki se contentant très souvent de suivre son personnage, de le mettre en scène. Mais mine de rien, il y a parfois de très beaux plans de la ville d'Helsinki. Mais en contre-partie quelques autres plans sont esthétiquement laids, me rappelant parfois ce que peuvent faire les frères Dardenne.
Ensuite, j'ai entendu dire ou lu à gauche à droite que le personnage de Koistinen avait pas mal de choses en commun avec... Charlie Chaplin... Bon ok, ils ont des points communs comme le fait que ce sont des solitaires, des rêveurs, des gens qui ne sont pas fait pour vivre dans la société dans laquelle ils sont. Ca je l'admets. Mais il y a quand même deux différences fondamentales entre Chaplin et le personnage de Koistinen. Premièrement, il y a toujours de l'humour chez Charlie Chaplin. Chez Koistinen, il n'y a rien. Si ce n'est que l'on dépeint la situation dans laquelle il est, sans vraiment aucun recul. Ensuite, Charlot agit. Koistinen reste passif. Ok, Charlot agit mais souvent à cause de comique de situations ou de choses qu'il ne fait pas toujours volontairement. Mais tel est le décalage apporté par Chaplin et qui fait tout son charme. Chez Koistinen, on vit avec ses rêves mais on ne fait rien pour les réaliser. Ca m'a un peu déranger, il reste toujours positif dans ses désirs mais ne se donne pas les moyen de les réaliser. Il se morfond vraiment et ça m'ennuie.
Sinon, l'acteur en lui-même, Janne Hyytiäinen, est vraiment excellent. Très bon comédien qui fait le film à lui tout seul ou presque. Bref, il y a d'excellentes choses, d'autres qui le sont moins. Difficile pour moi de juger donc mais ce n'est pas une oeuvre immanquable pour moi. Les lumières du faubourg ne m'auront pas éclairé.
Note: 2.5/5
19 novembre 2009
La nuit au musée (Night At The Museum)
De: Shawn Levy
Avec: Ben Stiller, Carla Gugino, Dick Van Dyke, Mickey Rooney, Bill Cobbs, Robin Williams, Bill Cobbs, Owen Wilson, Jake Cherry, Ricky Gervais, Kim Raver, Steve Coogan,...
Pays: Etats-Unis
Année: 2006
Synopsis
Larry Daley est un père divorcé qui ne parvient pas à garder un emploi pendant plus d'une semaine. Lorsqu'il accepte, à contrecœur, un job de veilleur de nuit au Muséum d'Histoire Naturelle, il n'en croit pas ses yeux: la nuit, tout prend vie dans ce musée! Larry va devoir faire de son mieux pour mettre fin à cette machination au sein du musée et empêcher qu'il ne ferme définitivement ses portes. En attendant, le singe Dexter et le squelette T-Rex qui rôde dans les couloirs lui mettent des bâtons dans les roues.
Avis
Je dois bien avouer que ce film m'intéressait énormément, et ce depuis sa sortie en salles, parce que son thème de départ était original et me plaisait beaucoup. De plus, je ne rechigne quasiment jamais à regarder un film de Ben Stiller, acteur dont j'apprécie souvent les comédies dans lesquelles il joue ou il participe.
Bref, que dire sur ce film en gros? Si ce n'est que je n'ai pas été du tout déçu par les attentes que j'avais placé en lui. A savoir, une oeuvre de divertissement correcte, certes imparfaite, mais remplissant parfaitement son rôle de films que l'on regarde en famille.
D'abord, on rentre directement dans le vif du sujet ou presque. Dix petites minutes pour poser la situation de notre héros et nous voilà embarquer dans le musée. Petite visite guidée de jour et nous revoilà de nuit pour voir Larry bosser. Lui qui s'attendait à passer des soirées plutôt tranquilles, il va vite être surpris. Tout le petit monde va lui mettre des bâtons dans les roues. Bref, on est plongé dans l'action directement pour ne plus jamais s'arrêter ou presque.
La nuit au musée fait très rarement rire mais il faut bien avouer qu'il y a parfois une ou deux séquences vraiment marrantes. Celle que je retiens principalement est celle où nos trois petits vieux se mettent à battre Larry. La scène se termine par une prise de catch musclée, exécutée par un des papys. Marrant, vraiment. Surtout que le catch est quelque chose que j'apprécie encore à regarder pour me détendre de temps à autre. Et puis, il y a ces petits bonshommes qui se font la guerre, les romains et les cow-boys cherchant à tout prix à agrandir leurs territoires. Ca donne aussi quelques belles situations où l'on fera plus que sourire.
Côté acteurs, Ben Stiller assure comme il se doit dans son rôle. De ce côté-là, une fois qu'on apprécie l'acteur pour ses qualités, on est rarement déçu. Les anti Stiller y trouveront par contre encore les mêmes défauts qu'il puisse avoir. Son duo avec Owen Wilson fonctionne encore une fois à merveille. Et on est ravi de voir Robin Williams à l'écran, parfait dans son rôle de président américain en cire.
Bref, bon moment de détente, ne boudons pas du tout notre plaisir. Que votre visite du musée soit aussi agréable que la mienne.
Note: 3.5/5
17 novembre 2009
Tout sur ma mère (Todo Sobre Mi Madre)
De: Pedro Almodovar
Avec: Cecilia Roth, Penelope Cruz, Marisa Paredes, Antonia San Juan, Candela Pena, Rosa Maria Sarda, Fernando Fernan Gomez, Toni Canto, Eloy Azorin,...
Pays: Espagne, France

Année: 1998
Synopsis
Manuela vit seule avec Esteban, son fils, qui fête ses 17 ans. Au sortir du théâtre, Esteban souhaite obtenir un autographe de l'héroïne de la pièce, la comédienne Huma, mais il est renversé par une voiture. Désespérée, Manuela fuit Madrid pour Barcelone. Décidée à exaucer le dernier voeu de son fils, elle part à la recherche de l'homme qu'elle a aimé et quitté, il y a dix-huit ans, le père de son fils. En chemin, elle connaîtra Huma et retrouvera le père qui se nomme Lola.
Avis
Pedro Almodovar est un cinéaste adulé par beaucoup. Il n'est pas rare de voir un de ces films primés dans l'un ou l'autre festival. Il fallait donc qu'un jour je m'attaque au cinéaste espagnol. Résultat des courses, je suis très déçu, Almodovar ne semble pas être un cinéaste taillé pour moi.
Pourquoi ? Des raisons assez simples à mes yeux. Tout d'abord, je tiens à préciser que des films à nature pessimistes ne me dérangent pas. J'ai même tendance à les aimer. Mais quand c'est trop, c'est vraiment trop. Plus on avance dans l'histoire, et plus ça devient catastrophique pour les personnages. Gare aux spoilers: une femme qui perd son fils, une lesbienne qui perd sa copine, cette même femme qui s'en va se marier dans un petit village mais qui continue à se shooter, une religieuse qui couche avec un transsexuel. Elle chope le sida, attends un gosse et meurs à l'accouchement. Le père de cette fille qui perd totalement la tête, le transsexuel, mère des deux gamins (le premier qui meurt et celui qui naît) qui est lui aussi malade et qui va bientôt mourir. Il aurait plus manqué que le clebs ait deux pattes en moins pour avoir droit à la totale. Non sérieusement, il ne faut pas abuser. Ce qui me dérange aussi chez Almodovar, c'est que ce sont tous des cas spéciaux, il y a pas une personne ayant un statut un peu normal. Ce sont des putes, des transsexuels ou des curés. C'est parfois difficile de s'identifier aux personnages. Il vaut mieux ne pas avoir des tendances suicidaires lorsqu'on visionne ce film, car on ne va pas jusque la fin pour se décider à aller se chercher une corde. Enfin, dans le script, il y a quand même beaucoup d'éléments qui sont prévisibles. Et je m'interroge toujours sur le fond. Ou Almodovar a-t-il vraiment voulu nous emmener? Qu'a-t-il voulu nous dire? A-t-il souhaité qu'on ait pitié des personnages? Bref, je suis très perplexe à ce niveau aussi.
Mais attention, il y a aussi de très bonnes choses. Premièrement, je trouve que le metteur en scène sait parfois nous offrir d'excellents plans. Ainsi, je retiens celui de la mort du fils qui nous est offert de façon subjective, en se mettant dans la peau du gamin. Il y a aussi celui du train, avec la voix off, où on le voit passer et repasser ensuite. Façon très simple de symboliser le temps qui passe. Et puis, même si j'ai eu du mal à m'accrocher aux personnages, j'ai apprécié la composition des actrices que l'on sent très à l'aise avec Almodovar. La réputation était donc fondée. Dommage que je n'ai pas pu m'attacher aux différents personnages donc.
Bref, je reconnais chez le cinéaste ibère une volonté d'instaurer une âme dans ses films. Ce n'est pas un manchot mais c'est une oeuvre à laquelle je n'adhère pas.
Note: 1.5/5
15 novembre 2009
Les rivières pourpres
De: Mathieu Kassovitz
Avec: Jean Reno, Vincent Cassel, Nadia Farès, Christophe Rossignon, Vincent Tulli, Karim Belkhadra, Didier Flamand, Philippe Nahon, François Levantal, Jean-Pierre Cassel,...
Pays: France
Année: 2000
Synopsis
Le même jour, à trois cents kilomètre de distance, deux flics se voient confier deux affaires singulières. Le commissaire Pierre Niémans, homme d'expérience et ex-gloire de l'anti-gang, possède un instinct sans faille mais cache de douloureuses angoisses. Il se rend à Guernon, une ville universitaire des Alpes, sur les lieux d'un meurtre avec mutilation. Max Kerkérian, ex-voleur de voitures vif et solitaire, a intégré la police par amour de la nuit et du danger. Il enquête à Sarzac sur la profanation d'une tombe, celle d'une enfant disparue en 1982. Bientôt, les deux enquêtes se rejoignent et les meurtres se multiplient.
Avis
Hop, c'est reparti pour un petit tour de films totalement raté avec Les rivières pourpres, signé Mathieu Kassovitz, pourtant réalisateur du génial La haine. Se basant du roman du même nom de Jean-Christophe Grangé. Ce n'était certes pas un chef-d'oeuvre mais ça restait assez agréable à lire.
Point positif, Kassovitz respecte le roman dans les grandes lignes, oubliant les détails futiles du livre pour nous servir que le meilleur. Logiquement... Pour continuer sur la voie de ce qui nous permettrait d'apprécier le film, c'est bel et bien la musique de Bruno Coulais mais surtout les deux acteurs principaux avec Vincent Cassel et Jean Reno. Duo qui fonctionne très bien, avec des seconds rôles qui ne sont mauvais non plus. Toujours est-il que les deux cités s'en sortent mieux que les autres. Si on excepte évidemment Jean-Pierre Cassel, qui se fait malheureusement trop rare dans ce film. C'est plus ou moins tout pour les points positifs.
Côté négatif, Kassovitz ne cherche pas vraiment à aller en profondeur dans l'oeuvre, dans le scénario. Exit le point très intéressant du bouquin, à savoir la parabole faite au nazisme avec cette université qui tente de créer une nouvelle race pure. A la place, Kassovitz se perd dans la mise en scène, nous offrant une oeuvre sans profondeur, sans âme. Oscillant entre une mise en scène à la française et à l'américaine, le film se cherche en permanence, sans jamais se trouver. On est bien loin de ce qu'il avait pu faire dans La haine. Le public est perdu, le film ne convainc jamais.
D'autant que le scénario possède un twist final qui est très très mal amené par Kassovitz. Il est rendu ridicule et est très vite deviné par le spectateur grâce aux indices laissés de manière trop visible. Bref, même de ce côté-là, c'est foiré.
Reste donc, comme je l'ai dit, les performances des deux acteurs principaux qui nous empêchent de quitter le film bien avant l'heure. Les rivières pourpres s'avère être un énorme gâchis. La transposition du livre au grand écran n'aurait jamais dû se faire.
Note: 1.5/5
13 novembre 2009
Le terminal (The Terminal)
De: Steven Spielberg
Avec: Tom Hanks, Catherine Zeta-Jones, Stanley Tucci, Chi McBride, Diego Luna, Barry Shabaka Henley, Kumar Pallana, Zoe Saldana, Eddie Jones, Jude Ciccolella, Corey Reynolds, Guillermo Diaz,...
Pays: Etats-Unis
Année: 2004
Synopsis
Viktor Navorski est l'un de ces milliers de touristes, venus des quatre coins du monde, qui débarquent chaque jour à l'aéroport JFK de New York. Mais, à quelques heures de son arrivée, voilà qu'un coup d'état bouleverse sa petite République d'Europe Centrale, mettant celle-ci au ban des nations et faisant de Viktor... un apatride. Les portes de l'Amérique se ferment devant lui, alors même que se bouclent les frontières de son pays: Viktor est bel et bien coincé.
Avis
Mince, voilà un film, bourré de défauts mais que je suis incapable de détester, tant le bon moment qu'il me procure compense les errements du scénario. Plusieurs raisons à cela: tout d'abord, il y a le personnage joué par Tom Hanks qui est totalement attachant. Impossible de ne pas être touché par Viktor. C'est le gars qui est prêt à tout pour aider son prochain, à tenter de voir sa situation de la manière la plus positive possible. On suit avec plaisir les différentes choses que va faire Navorski pour égayer son quotidien. Il va montrer d'incroyables qualités en tant que manoeuvre, va porter des caddies pour récupérer de l'argent, va se lier d'amitié avec quelques membres du personnel ainsi qu'avec les policiers et des membres importants de la sécurité. L'une des autres qualités, c'est que Spielberg, sans que l'on s'en rende compte directement, nous entraîne dans une forme de conte des temps modernes. Avec l'amour en moins toutefois. De ce côté-là, ça se passera nettement plus mal pour Navorski mais j'y reviendrai un tout petit peu plus tard. Il est là pour aider son prochain, il est là pour réaliser un rêve de son défunt père et enfin l'oeuvre se termine alors que Noël approche à grand pas. Bon sang, ça me rappelle quelque peu La vie est belle de Capra. Enfin, Spielberg rend très bien l'ambiance et la vie qui existe dans un aéroport. C'est un monde tout le temps en effervescence qui ne s'arrête jamais de vivre, que ce soit le jour ou la nuit. Steven nous gratifie en plus de l'une ou l'autre scène vraiment bien foutue. L'exemple le plus probant est celle de ce balayeur indien face à l'avion. Impressionnant.
Côté défauts à présent, et ils sont tout aussi nombreux. J'ai un problème avec le personnage qui joue le méchant dans le film. Sur la fin, il ne l'est pas tellement au fond. Pourtant, il fait tout pour mettre sous pression notre ami Viktor, l'utilise parfois pour ses fins, etc. Bref, gros point d'interrogation à ce niveau-là. Ensuite, c'est sur le personnage de Catherine Zeta-Jones? En fin de compte, à quoi sert-elle dans le film si ce n'est qu'à égayer un peu la vie de Viktor mais dont les conséquences sur son quotidien vont être importantes pour en arriver à une chute aussi ridicule au fond. On dirait que le film assume totalement son statut de conte sauf sur l'histoire d'amour. Là, il y a un grand problème et ce qui se produit à la fin rend le personnage de Zeta-Jones totalement inutile. Quelques scènes sont quand même un peu ratées aussi.
Le terminal est un film très inégale capable du très bon comme du très mauvais. En terme de film léger, Spielberg avait bien mieux réussi son Arrête-moi si tu peux que celui-ci. Toujours est-il que cela reste regardable mais que ça ne laissera probablement pas une grosse empreinte dans votre esprit. Une oeuvre qui vaut essentiellement pour Tom Hanks.
Note: 3/5
11 novembre 2009
J'ai toujours rêvé d'être un gangster
De: Samuel Benchetrit
Avec: Anna Mouglalis, Edouard Baer, Jean Rochefort, Alain Bashung, Arno, Bouli Lanners, Serger Larivière, Laurent Terzieff, Roger Dumas, Jean-Pierre Kalfon, Yenantino Yenantini, Selma El Mouissi,...
Pays: France 
Année: 2007
Synopsis
L'histoire d'un braqueur sans arme dont la victime est elle-même une braqueuse, armée. Deux kidnappeurs amateurs qui enlèvent une adolescente suicidaire. Deux chanteurs qui parlent d'un tube volé. Cinq septuagénaires qui se retrouvent pour un dernier coup...
Avis
Que j'aime quand des films se démarquent des productions totalement typiques de leurs pays. Et Dieu sait si la France s'est enfermée dans une forme de cinéma dans laquelle elle a bien du mal à s'en sortir. C'est donc avec joie que l'on peut déjà accueillir l'oeuvre de Samuel Benchetrit, tout jeune cinéaste, qui nous concocte déjà une très belle affiche, où l'on voit sa femme poser en donnant le sein à un bébé.
Je dois bien avouer que je suis sorti sous le charme de ce film, qui propose énormément de qualités même si les défauts sont présents.
Premièrement, J'ai toujours rêvé d'être un gangster propose plein d'allusions au cinéma d'antan. Le muet tout d'abord, avec une part spéciale réservée pour Chaplin dont la fin de cette oeuvre-ci est une référence directe à l'un de ses films. Plus précisément aux Temps Modernes. Un très bel hommage est également rendu à La Jetée de Chris Marker. De plus, ils s'intègrent assez bien dans le film.
Un autre atout de l'oeuvre, c'est qu'elle est composée de plusieurs petites histoires, indépendantes l'une de l'autre, qui viennent peut-être à se croiser de temps en temps, sans trop s'influer mutuellement. Quatre histoires différentes dont le seul point commun, c'est le fameux resto-route. Quelques loosers dans cette affaire, comme la serveuse qui a tenté de braquer ce restaurant. Le client qu'elle sert qui est sur le point de le faire ou encore ces deux hommes qui kidnappent une jeune fille, qui cherche à tout prix à se suicider. C'est sûrement cette histoire-ci qui m'a e plus touché. Une pointe d'humour burlesque et surtout un trio de personnages très attachants. Bouli Lanners et Serge Larivière y sont remarquables. La jeune Selma El Mouissi est une petite jolie découverte, attachante aussi. Il faut voir si elle percera dans le milieu. Les deux autres histoires sont celles de deux chanteurs qui parlent d'un titre que l'autre aurait volé. Formidable moment entre le regretté Alain Bashung et Arno, qui a un sens de la formule bien à lui. La dernière histoire est celle de gangsters nostalgiques qui se retrouvent. Je regrette que Benchetrit n'ait pas un peu plus insisté sur l'histoire vécue par les personnages de Lanners, Larivière et El Mouissi. C'est un film assez intimiste qui montre des hommes, avec leurs nostalgies, leurs défauts et leur volonté de s'en sortir. Avec un humour qui est fort présent.
Autres défauts, le film est fait avec deux sous. Quelques images qui sautent (peut-être volontaires vu la référence au muet), faux raccords et le récit est parfois un peu trop décousu. C'est par moment un peu inégal mais rien de bien grave. J'ai toujours rêvé d'être un gangster est une très agréable surprise, bien au-dessus du niveau actuel du cinéma hexagonal.
Note: 4/5
09 novembre 2009
Opération Espadon (Swordfish)
De: Dominic Sena
Avec: John Travolta, Hugh Jackman, Halle Berry, Don Cheadle, Sam Shepard, Camryn Grimes, Vinnie Jones, Rudolf Martin, Zach Grenier, Drea de Matteo, Angelo Pagan,...
Pays: Etats-Unis 
Année: 2001
Synopsis
Touche à un ordinateur et tu retournes en prison. Les termes de la conditionnelle de Stanley Jobson sont clairs. Sauf que dix millions de dollars attendent le super-hacker s'il accepte le job que veut lui confier Gabriel Shear, un espion richissime et excentrique: s'infiltrer dans un système informatique réputé inviolable et s'emparer des milliards de dollars d'une caisse noire gouvernementale dont le nom de code est Espadon. Croyant prêter main forte à un simple braquage, Stanley accepte. Mais la situation devient rapidement explosive.
Avis
Attention, belle daube en vue. Comme d'habitude je ne vais pas trop m'épancher quand il s'agit de films que je n'aime pas mais faudrait quand même dire à Sena (non pas Ayrton) qu'il doit utiliser d'autres scénaristes et qu'il faut arrêter de prendre les gens pour des cons.
Commençons par les rares points positifs. La scène d'intro est plutôt bien foutue, avec une référence à A dog day afternoon qui s'intègre très bien dans le récit. Ensuite, belle petite fusillade et une explosion qui déchire bien. Et après? Ben après plus rien, ou presque. Enfin si, il reste quand même les apparitions de Travolta qui demeurent plus qu'intéressantes. Et il y a une scène où l'on nous gratifie des seins de Halle Berry (Miam!). Une scène que tout homme ne rechigne absolument pas. Donc, voilà, c'est tout. Pour tout vous dire, je me suis même endormi devant le film, chose qui ne m'était plus arrivée depuis pas mal de temps.
Venons-en au négatif maintenant. Entre toutes les scènes où Travolta n'apparaît pas, il y a comme qui dirait une sorte de gros vide à l'écran. Halle Berry est surtout utilisée pour apporter son charme à l'écran (chose qu'elle réussit) et puis surtout il y a Hugh Jackman. Bon, j'ai rien contre le type, je trouve même que maintenant, il fait des bons choix de films mais dans ce Opération Espadon, il est totalement transparent. A rendre jaloux Casper. Voilà pour le casting qui aurait aussi mérité à montrer nettement plus Don Cheadle et surtout Sam Shepard, ce dernier étant relégué à un rôle de faire-valoir.
Ensuite, le scénario est particulièrement mauvais. Déjà, il est très ennuyant (vu que je me suis endormi) et par ailleurs, il se devine très aisément. Sans oublier que son message à de très sales relents. Sena utilise de la poudre aux yeux, tente de nous surprendre mais comme les indices qu'on nous laisse sont tellement gros comme des maisons que ça ne fonctionne jamais. Et puis la morale qui dit que l'on peut voler l'argent pour régler le compte à d'affreux terroristes au nom à consonnance musulmane est une raison suffisante apparemment. Chose étrange, le film est sorti en France un certain 10 septembre 2001.
Note: 1/5
07 novembre 2009
Zatoichi
De: Takeshi Kitano
Avec: Takeshi Kitano, Tadanobu Asano, Michiyo Ogusu, Yui Natsukawa, Guadalcanal Taka, Saburo Ishikura, Akira Emoto, Ben Hiura, Hideboh, Ron II, Suji, Noriyasu, Makoto Ashikiwa,...
Pays: Japon
Année: 2003
Synopsis
Au Japon, au XIXème siècle, Zatoichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, il est un redoutable combattant, rapide comme l'éclair et dont les coups s'avèrent d'une stupéfiante précision. Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, se débarrassent de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin, d'autant plus efficacement qu'il a engagé un redoutable samouraï ronin, Hattori.
Avis
Zatoichi est un personnage assez connu au Japon vu qu'il y a déjà eu une pléiade de films réalisés quelques décennies plus tôt. Zatoichi, signé Kitano donc, est avant tout une oeuvre de commande mais dans laquelle le metteur en scène nippon a quand même su intégrer des éléments qui faisaient la force de son cinéma. Kitano nous offre une oeuvre plus légère, où l'on retrouve quelques-uns de ses thèmes. Mais Zatoichi est, avant tout, un film de divertissement.
C'est aussi assez différent de ce que Kitano nous a montré auparavant. Avant, son personnage central courait très souvent vers une mort certaine. Ici, pas question de réserver le même sort au samouraï. Par contre, la mort est toujours présente pour les adversaires. Une forme de petit tournant dans sa carrière. Kitano prend aussi garde à accorder de l'importance à la mise en scène. Avant, il filmait énormément avec des plans fixes. Ici, il y a beaucoup plus de recherche. Chorégraphies très bien filmées, scènes de combat mise en scène bien plus nerveusement et avec style. Kitano commence à manier de plus en plus la caméra et à comprendre les diverses possibilités qu'elle peut lui offrir. Avant, le réalisateur de Sonatine se contentait surtout de placer ses acteurs devant la caméra. Maintenant, il ose beaucoup plus la faire bouger, s'en servir. La musique et la danse finale sont ainsi très bien rendues. Cependant, ce n'est pas toujours parfait et on ne le sent pas toujours à l'aise.
Côté acteurs, c'est assez réussi aussi. Kitano fait ce qu'il fait de mieux. A savoir un personnage taciturne, silencieux et souvent hors du commun. C'est de la sorte que l'on retrouve les thèmes propres à Takeshi dans ce film axé grand public. D'ailleurs, celui-ci se montre divertissant. De plus, la musique est une fois de plus superbe, comme très souvent chez Kitano. Question scénario, il est assez réussi mais il joue quand même un peu trop sur la carte des rebondissements que ça en finit par devenir un petit peu trop. Mais il se laisse suivre et c'est le principal.
Au final, un des films les moins personnels de Beat Takeshi mais un agréable moment tout de même. Que demander de plus?
Note: 3.5/5