La culture sous toutes ses formes

Un blog sur le cinéma (surtout!), mais également sur des livres, des documentaires, des mangas, des séries et un peu de musique. Et pourquoi pas un jour sur les jeux vidéos?

27 juin 2010

Pierrot le fou

pierrot_le_fouDe: Jean-Luc Godard

Avec: Jean-Paul Belmondo, Anna Karina, Graziella Galvani, Dick Sanders, Roger Dutoit, Raymond Devos, Samuel Fuller, Jean-Pierre Léaud, Pascal Aubier, Laszlo Szabo, Henri Attal, Dominique Zardi,...

Pays: Etats-Unis, France, Italie
 

Année: 1965

Synopsis

Ferdinand renoue des relations avec Marianne, une jeune étudiante qu'il a jadis aimée. Et le voilà embarqué dans une histoire de fou: un cadavre dont il faut se débarrasser, des bandes rivales, un hold-up. Une sorte de série noire absurde qui l'entraîne inéluctablement vers la mort...

Avis

Godard, Godard, de tous tes films, dis-moi lequel est le meilleur? Serait-ce Pierrot le fou? Ah ben non!
Le film s'ouvre sur la lecture d'une page d'une oeuvre littéraire. D'ailleurs Godard construit son bébé comme un livre avec des chapitres. De la sort, il met encore une fois en avant tous les dialogues plutôt que les personnages ou la mise en scène. Une fois encore, Godard va faire tout le contraire de ce que j'aime dans le cinéma.
De la sorte, le cinéaste français va encore rendre à mes yeux inutiles la mise en scène. Peu importe ce qui est montré, le plus important c'est ce qui est montré et surtout démontrer que je suis intelligent en mettant encore plein de références à des oeuvres littéraires. Il parvient aussi à rendre secondaire ses acteurs. Pour moi, Belmondo est insipide et est juste là pour lire un texte. Il n'y a pas cette touche de cabotinage qui est propre à l'acteur français. Trop sérieux que pour (me) convaincre. Je ne reviendrai pas sur les autres acteurs qui sont parfaitement typés pour Godard et qui, me semble-t-il, sont des habitués.
Le film raconte l'histoire de deux jeunes personnes qui refusent de vivre traditionnellement dans la société. Profondément critiqué à l'époque et considéré comme communiste, le film fut descendu et boudé. Et on peut le comprendre, non pas à cause de la prise de position politique de Jean-Luc Godard, qui se défend et qui a le droit d'être respectée mais bien à cause de la débilité de certaines scènes. Prenons par exemple celle de la station service où Ferdinand et Marianne se battent et fuient ensuite. D'un crédible à mourir de rire (si le film n'était pas sérieux à la base, ça aurait été compréhensible). Et il ne faut pas oublier non plus la prise de position et le raccourci facile fait par le réalisateur par rapport aux Américains et à la guerre du Vietnam. Il voit les soldats de l'Oncle Sam comme des stupides soldats aimant simplement se battre. Sans oublier, enfin, les scènes de chanson qui me feraient adorer les comédies musicales. Godard tente de se moquer par l'absurde mais il n'y a que lui qui l'est.
Au final, je me demande toujours comment j'ai fait pour arriver jusqu'au bout du film. Je sauve simplement les magnifiques images que l'on peut voir de la nature, preuve s'il en est que Godard sait filmer. Dommage qu'il ne sache pas faire de films.

Note: 0.5/5

Posté par batman1985 à 00:01 - Années 1960 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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