The_PacificProduite par: Steven Spielberg, Tom Hanks et Gary Goetzman

Réalisée par: Jeremy Podeswa, Tim Van Patten, David Nutter, Carl Franklin, Graham Yost, Tony To,...

Avec: James Badge Dale, Joseph Mazello, Jon Seda, Ashton Holmes, Josh Helman, Keith Nobbs, Martin McCann, Rami Malek, Jacob Pitts, Brendan Fletcher, Conor O'Farrell,...

Pays: Etats-Unis


Année: 2010

Synopsis

Suite à l'attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, de jeunes américains pleins d'espoirs s'engagent dans l'armée pour défendre leur pays face à l'invasion japonaise. Ces soldats sont envoyés dans les îles du Pacifique où l'ennemi gagne du terrain. Ils n'ont aucune idée de l'enfer qui les attend. Les désillusions se mêlent vite à la peur, et la mort devient leur lot quotidien. Ce qu'ils vont vivre les changera à jamais. Suivez le parcours de trois marines américains - Robert Leckie, John Basilone et Eugene Sledge - au lendemain de l'attaque de Pearl Harbor jusqu'au retour à la maison des soldats après la capitulation japonaise.    

Avis

Après le succès qu'avait connu Band of Brothers, suivant essentiellement le parcours des fameuses 82ème et 101ème divisions aéroportées, on voyait mal HBO s'arrêter là. Le projet mit du temps à germer, mais presque dix ans après le penchant occidental de la Seconde Guerre mondiale, Spielberg et consorts reviennent sur le déroulement du conflit dans le Pacifique, s'intitulant tout simplement The Pacific.
Pour cela, la mini-série s'appuie sur diverses références comme les livres de Eugene Sledge, le récit d'anciens combattants, le documentaire The War ou encore à certains films comme La ligne rouge. En étant de plus comparée à Band of Brothers, on était en droit de se demander si la série posséderait sa propre identité. On sera assez vite rassuré puisque hormis le fait que les deux séries sont produites par Spielberg, que leur format est court et que l'on s'attache à quelques personnages (logique me direz-vous) qui ont réellement existé, la série trouve sa propre personnalité et ne souffre nullement de défauts majeurs. Les plus assidus d'histoire sur la Seconde Guerre mondiale retrouveront bien entendu des anecdotes venant de sources d'inspiration de la part de cette série. Mais c'est tout.
Pour le reste, l'oeuvre dépeint avec un réalisme terrifiant le cauchemar qu'était la jungle sur les îles du Pacifique pour les marines. Les combats dans cette région du monde ont, au moins, été aussi violents que ce que l'Europe a connu. Se servant des diverses anecdotes, l'oeuvre retranscrit très bien la frénésie des combats. En s'attachant au destin de plusieurs personnages comme Sledge, Leckie, Basilone et d'autres seconds rôles, on a droit à un large panel de personnes et de leur évolution psychologique, admirablement bien retranscris. L'impact de la guerre sur les différentes personnalités est bien montrée. De la perte de conscience à la folie, de la peur au sens du sacrifice. Selon les personnages, les attitudes diffèrent. L'oeuvre est intéressante sur ce point et même l'épisode qui se déroule en Australie et qui montre le repos des soldats démontre que la guerre n'est jamais loin puisque la petite amie australienne de Leckie lui fait comprendre qu'elle ne veut pas de lettres et qu'ils ne se marieront jamais, uniquement parce que le risque pour le soldat de se faire tuer est trop grand. Pour certains civils, ces soldats sont déjà morts avant de l'être.
En terme de mise en scène, j'ai rarement vu une série aussi bien foutue. On sent que les moyens ont été là. Il y a notamment un metteur en scène de Rome qui est présent (je trouvais cette dernière très bien foutue aussi), ça n'a pas été une des séries les plus chères pour rien que ce The Pacific. Les moyens mis en oeuvre au niveau des effets spéciaux est important et bon nombre de scènes montre des débarquements ou de très grands assauts (qui se sont tous déroulés).
Bref, hormis les quelques références que je dirais trop flagrantes pour le grand intéressé de la Seconde Guerre mondiale que je suis, HBO nous offre une mini-série de grand standing, réalisée et jouée de très bonne manière. Un must dans le genre.

Note: 4.5/5