cinéma...

Simples avis sur des films que j'ai eu la chance de voir et dans la continuité de ce que j'ai commencé sur mon autre blog! A noter que tous les films présentés dessus font partie de ma DVDthèque.

27 novembre 2008

Capitaine Conan

capitaine_conanDe: Bertrand Tavernier

Avec: Philippe Torreton, Samuel Le Bihan, Bernard Le Coq, Catherine Rich, François Berléand, Claude Rich, Claude Brosset, André Falcon, François Levantal, Roger Knobelspiess, Frédéric Pierrot, Olivier Loustau, Laurent Bateau, Christophe Odent,...

Pays: France

Année: 1996

Synopsis

Les Balkans, septembre 1918. Alors que l'armistice est signé en France, seule l'armée d'Orient n'est pas démobilisée et reste en état de guerre. Casernés dans Bucarest, les soldats sèment le désordre, pillent et tuent. Norbert a la délicate mission de faire condamner les coupables, les hommes du capitaine Conan, son ami à qui l'on doit, sous le commandement de Franchet d'Esperrey, la prise du mont Sokol. Malgré la fureur de Conan, qui défend ses soldats envers et contre tout, Norbert fait son devoir.

Avis

Les films sur la Première Guerre mondiale sont assez rares. Le sujet est nettement moins traité au cinéma que ne fut les deux autres conflits auxquels les Etats-Unis ont participé par après. En tant qu'amateur d'histoire, on ne peut qu'apprécier de voir ce sujet traité. D'autant qu'il s'intéresse à des poilus un peu moins connus par rapport à d'autres: les nettoyeurs de tranchées. Il s'agissait de groupes de soldats, qui étaient envoyé à part et plus de manière à s'infiltrer pour nettoyer les tranchées comme c'est si bien dit. Les combats se faisaient souvent au corps à corps. Je vous laisse imaginer la boucherie qui pouvait s'ensuivre...
Le film de Tavernier est intéressant sur ce point de vue. D'ailleurs, dans l'ensemble les scènes de combat sont réalistes. Sans tomber dans une violence trop voyeuriste. On notera aussi que Tavernier n'oublie pas de signaler, de manière furtive néanmoins, la participation des soldats des colonies françaises dans le conflit. D'autant que le conflit à l'Est de l'Europe est plus méconnu. On retient essentiellement la Somme, l'Yser et la bataille de Verdun chez nous. Une ouverture sur le conflit qui permet de se démarquer. Et qui nous permet d'apprendre des choses.
Malheureusement, le film de Tavernier se fait assez long et manque parfois de rythme. L'oeuvre tourne à un moment donné autour d'une sombre histoire de vol avec violence qui aurait été commise par des hommes du capitaine Conan. Ces moments sont assez longs. Surtout qu'ils ne remettent en cause que l'amitié entre Conan et Norbert. C'est un peu dommage de s'éloigner de la sorte du conflit alors qu'on aurait pu parler des conditions de vie que les hommes connaissaient dans les tranchées. Ou remettre en cause l'injustice que les généraux faisaient connaître à leurs soldats. Même si, sur ce dernier point, il faut bien avouer que Tavernier n'oublie pas tout. A travers Conan, on comprend que les officiers supérieurs sont tous pourris. Néanmoins, en suivant Norbert qui semble gracier à tort et à travers, on oublie que de nombreux soldats furent exécutés pour des crimes qu'ils n'ont parfois (souvent) pas commis. Bref, le principal défaut du film demeure son manque de rythme.
Côté acteur, on est servi par un duo de choc: Torreton - Le Bihan. Le premier m'était totalement inconnu. Sa qualité d'interprétation force cependant le respect. Samuel Le Bihan est à mes yeux méconnaissable quand on constate les rôles qu'il possède aujourd'hui. On notera les apparitions remarquées de Bernard Le Coq, Claude Rich et François Berléand (qui est un acteur que j'apprécie peu habituellement même si je dois lui reconnaître un certain talent).
Le film connaîtra un succès critique intéressant. Il remportera quelques Césars. De là à se demander si c'est mérité, je ne sais pas. Toujours est-il que c'est un bon film même si ce n'est pas le meilleur du genre.

Note: 3.5/5

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24 novembre 2008

eXistenZ

existenzDe: David Cronenberg

Avec: Jennifer Jason Leigh, Jude Law, Ian Holm, Don McKellar, Callum Keith Rennie, Sarah Polley, Robert A. Silverman, Christopher Eccleston, Willem Dafoe, Oscar Hsu, Kris Lemche, Vik Sahay, Kirsten Johnson,...

Pays: Canada, France, Grande-Bretagne

Année: 1999

Synopsis

Dans un futur proche, Allegra Geller, créatrice de génie, a inventé une nouvelle génération de jeu qui se connecte directement au système nerveux: eXistenZ. Lors de la séance de présentation du jeu, un fanatique cherche à tuer cette grande prétresse de la réalité virtuelle. Un jeune stagiaire marketing, Ted Pikul, sauve la vie d'Allegra. Une poursuite effrénée s'engage autant dans la réalité que dans l'univers trouble et mystérieux d'eXistenZ.

Avis

David Cronenberg est un metteur en scène atypique capable du bon (A history of violence) comme du moins bon (La mouche reste pour moi un des films les plus nuls que j'ai vu étant jeune). Ô joie, eXistenZ fait partie de ses oeuvres les plus réussies. Pourquoi? Tentons de l'expliquer dans les lignes qui vont suivre?
Les fictions abordant le thème des jeux vidéos sont peu nombreuses comparé aux adaptations de jeux vidéos même qui elles se font de plus en plus souvent. En fait, il ne m'en vient qu'une seule en tête: Avalon de Mamoru Oshii. C'est donc avec un certain plaisir que l'on peut voir eXistenZ, qui est sorti justement avant le film du cinéaste nippon. Dans un futur proche, les jeux vidéos se connecteraient directement au système nerveux. Rapidement, la frontière entre la réalité et la virtualité va devenir trouble. Dès le départ, Ted Pikul se sent lui-même perdu dans cet univers. Plusieurs fois, il demande à la créatrice Allegra Geller si il est toujours dans le jeu. Petit à petit, le spectateur est lui-même perdu. Et rien ne va vraiment lui permettre de sortir de ce doute. La fin de l'oeuvre est à mes yeux magistrale. L'homme vit-il une vie parallèle à un jeu vidéo? Sait-il lui-même ce qui est réel ou non? La virtualité prenant de plus en plus de place dans la vie humaines (les jeux vidéos, certes, mais aussi Internet avec ces sites communautaires,...). Toutefois, dans un traitement comme celui-là, je préfère Avalon (par pitié, voyez-le si ce n'est déjà fait). Mais l'oeuvre de Cronenberg possède une idée très intéressante, puisqu'on ne trouve pas un seul ordinateur, téléviseur ou téléphone (le seul GSM vu est jeté hors de la voiture par Allegra). Le metteur en scène canadien s'explique:
"Je voulais un monde qui captive le spectateur et l'arrache quelque temps à la réalité. Même si les gens ne remarquent pas l'absence de tels objets, celle-ci contribue au climat d'étrangeté du film. Plutôt que de recourir aux astuces habituelles du cinéma de Science-Fiction, qui consistent à ajouter des choses étiquetées "futuristes", j'ai procédé par soustraction."
Cependant,
eXistenZ possède à mes yeux quelques défauts comme celui d'en faire trop. Ensuite, je trouve la forme des pods totalement ridicules et abjectes (bon, là c'est nettement plus subjectif et personnel mais tout de même). Enfin, point de vue des acteurs, Willem Dafoe est sous-utilisé, pour notre plus grand regret.
Evidemment, ce sont de petits détails mais eXistenZ demeure un très bon film à voir, car traité de manière intelligente.
Revenons sur les acteurs. Rôles très intéressants pour Jennifer Jason Leigh et Jude Law. Deux acteurs qui d'habitude ne me disent absolument rien et dont le jeu ne me fait ni chaud ni froid. Je trouve qu'ils se débrouillent ici très bien. Ian holm est par contre génial tout comme Willem Dafoe. Toujours est-il que ce dernier est essentiellement sous-utilisé (oui je sais, je me répête). On va toucher un mot sur la musique où David Cronenberg fait une fois encore appel à Howard Shore. Pour une réussite musicale de plus...
Sélectionné à Berlin en 1999, le film repartira avec l'Ours d'argent. Preuve que le travail de Cronenberg a été reconnu pour cette oeuvre. S'il ne s'agit probablement pas de la meilleure oeuvre du cinéaste, elle demeure d'un très bon niveau.

Note: 4/5

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06 novembre 2008

Léon

leonDe: Luc Besson

Avec: Jean Réno, Natalie Portman, Gary Oldman, Daniel Aïello, Peter Appel, Willi One Blood, Don Creech, Keith A. Glascoe, Randolph Scott, Michael Badalucco, Ellen Greene, Elizabeth Regen, Carl J. Matusovich, Samy Naceri,...

Pays: France

Année: 1993

Synopsis

New-York, 1994, dans le quartier de la "Little Italy". Léon est un tueur de la pire espèce. Malgré sa sauvagerie, il prend Mathilda sous son aile, une petite fille de douze ans, seule rescapée du massacre de sa famille. Mathilda, décidée à venger la mort de son petit frère, suis un entraînement de tueuse. Elle apprivoise Léon, lui apprend à lire et à écrire, lui redonne goût à la vie.

Avis

S'il y a bien un film que je devrais retenir de la carrière de Jean Réno, c'est bien Léon. Ou d'un point de vue plus général les années 80 et le début des années 90. L'acteur était alors à l'apogée de sa carrière, enchaînant les bons films avec parfois, mais rarement, des moins bons. Dommage qu'aujourd'hui, la tendance ce soit inversée...
Bizarre de constater aussi que Besson, en tant que metteur en scène à cette époque, ça valait quand même quelque chose... Le grand bleu avait connu un succès monstre. Léon connaîtra la même destinée. Par ailleurs, le metteur en scène français réalisera encore quelques bons films par après comme Le cinquième élément ou encore Jeanne d'Arc. Bref autre chose que sa carrière en tant que producteur...
Revenons toutefois à ce film qui marque de manière significative les débuts de Natalie Portman et qui va la faire connaître du grand public. Léon, c'est l'improbable et impossible histoire d'amour entre un tueur à gages, dénué de tous sentiments, et celle d'une jeune fille, connaissant une enfance difficile et à la recherche d'une véritable famille. Au fur et à mesure de leur relation, les deux protagonistes s'attachent, s'apportent mutuellement des choses, vivent une histoire d'amour platonique mais possédant néanmoins une certaine passion. C'est aussi et avant tout une rencontre formidable. Une histoire magnifique. Un scénario rempli de bout en bout. Les qualités essentielles de Léon se retrouvent ici.
Non pas que la mise en scène soit mauvaise, loin de là. Juste quelques faux raccords à gauche ou à droite. Mais rien de bien méchant. Besson sait utiliser une caméra. Il le prouve. A mon sens, ce metteur en scène a fait beaucoup de bien au cinéma français ces dernières années en tant que metteur en scène. Parce qu'en tant que producteur, il aurait plutôt tendance à participer grandement au naufrage. Soit, évitons le sujet. Bref, il y a quelques grandes scènes et la plus marquante demeure, je pense, celle de l'assaut des forces de police contre le bâtiment où est retranché Léon. Un moment monumental courroné de manière parfaite ou presque. Et puis, il y a toutes ces références au cinéma américain d'antan, de la comédie musicale à Chaplin en passant par John Wayne. Preuve que Besson est un cinéphile averti...
Mais ce film, c'est avant tout trois acteurs monstrueux. Jean Réno, tout d'abord. Quelle gueule! Quel charisme. Ahlalalala, il nous manque cet acteur formidable qui a su se faire connaître avec des grands films. Dommage que maintenant, il songe un peu trop à son portefeuille... Ensuite, Natalie Portman. Charmante, sensible, jolie, talentueuse. On peut résumer aisément cette actrice à ces différents termes. Et enfin, un des acteurs fétiches de Besson pour jouer les méchants: Gary Oldman. Il est toujours aussi formidable! Il suffit de voir lorsqu'il fredonne du Beethoven ou qu'il s'énerve. Il est incoyable, une fois de plus. On n'oubliera pas de parler de la musique de Eric Serra, compositeur attitré du cinéaste français.
Léon est à ce jour le meilleur film de Luc Besson. Du moins à mon sens. On retrouve tous les ingrédients de ce qui fait une grande oeuvre en dépit de tous petits défauts dans la mise en scène. Mais rien de bien facheux... Enjoy!

Note: 4.5/5

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21 octobre 2008

Maman, j'ai raté l'avion! (Home Alone)

maman_avionDe: Chris Columbus

Avec: Macaulay Culkin, Joe Pesci, Daniel Stern, John Heard, Catherine O'Hara, Roberts Blossom, Kieran Culkin, Hope Davis, Angela Goethals, Devin Ratray, Gerry Bamman, John Candy,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1990

Synopsis

Et si ça vous arrivait? Imaginez un instant que lors d'un départ en vacances, vos parents vous oublient dans la grande maison familiale! Quand, pour couronner le tout, des cambrioleurs décident de visiter les lieux, on peut craindre le pire! Mais, Kevin, notre petit héros, n'est pas du genre à se laisser impressionner par ces deux malfrats. Les deux cambrioleurs seront sans défense contre les pièges astucieux imaginés par notre brave petit homme.

Avis

S'il y a bien une comédie familiale qui m'a toujours fait rire, de mon plus jeune âge à aujourd'hui c'est Maman, j'ai raté l'avion!.
Il faut dire que le metteur en scène, Chris Columbus est un habitué des films familiaux. Scénariste sur Les Gremlins ou encore Les Goonies, il connaît véritablement le succès à la mise en scène avec cette oeuvre. La réussite lui sourira encore avec Madame Doubtfire ou de connaître l'honneur de mettre sur pellicule deux histoires d'Harry Potter.
Une fois n'est pas coutume, commençons par les défauts. En fait, dans ce cas-ci, ils tournent autour d'un même point: les bonnes valeurs américaines. Ou comment subtilement, on retrouve tout ce qui fait l'american way of life et la version de ce que doit être un parfait petit garçon. Kevin est tout d'abord un enfant turbulent, pas trop sage et aimant se faire remarquer. Si certains de ses frères et soeurs ne sont pas mieux, on va essentiellement se concentrer sur Kevin vu que c'est lui qui va se retrouver seul chez lui. Ou comment l'enfant incapable d'être sage, de se débrouiller seul va devenir le petit bambin parfait. Entendons par là qu'il va vite regretter l'absence de ses parents (à son âge c'est toutefois normal). Qu'il va réussir à se débrouiller seul mais ce qui va probablement le distinguer, ce sont les deux (petits) éléments suivants: tout d'abord, il va tomber sur une revue porno de son frère. Sa réaction sera: berk c'est dégueu! Ensuite, on va le voir prier à table ou se rendre à l'église. Ces deux élements démontrent que le puritanisme ou la foi américaine est bien présente. Columbus sait que ce film sera vu par les enfants. Est-ce un moyen de les éduquer d'une certaine manière, de leur montrer la bonne voie à suivre? Ou alors sait-il que son film sera vu par des famille qui ont fait de la foi ou du puritanisme leur manière de vivre, et qu'il souhaite alors plaire à tout le monde et par la même occasion toucher un plus large public? J'ai envie de répondre qu'il y a un peu des deux.
Par ailleurs, c'est bien le seul reproche que je puisse faire à Maman, j'ai raté l'avion!. Car pour le reste, on peut dire que Columbus utilise bien certains "fantasmes" enfantins. Quel enfant n'a jamais rêvé de se retrouver seul à la maison, sans les parents pour pouvoir y faire tout ce qu'il veut? Et puis, dans l'ensemble, les gags sont très bien imaginés. Que dire de ce parallèle entre les coups de feux à la télévision et de ce que Kevin veut faire subir au livreur de pizza. Ensuite, il y a bel et bien l'intrusion des deux malfrats qui va valoir un enchaînement de gags qui me font toujours autant marrer qu'avant. Bref, c'est à mon sens un excellent moment que Culkin, Columbus et les autres nous font vivre.
Ensuite, les acteurs sont quand même assez géniaux. Culkin deviendra une star grâce à ce film (à noter que son petit frère joue un des petits cousins de Kevin). Ensuite, on ne m'ôtera pas de l'idée que pour Joe Pesci, il s'agit d'un rôle plus autoparodique. Habitué de jouer de sales mafieux dans des films de Scorsese par exemple, il me semble qu'il s'agit là d'un bon moyen de se moquer de tous les personnages qu'il a pu jouer auparavant. Et puis, il fait ça à merveille. On ajoutera que son comparse n'est pas mal non plus. Le duo Stern - Pesci fonctionne très bien. J'aimerais dire un mot sur Roberts Blossom (le vieux personnage à la pelle), acteur de seconde zone mais qui m'a toujours touché dans ce film.
En bref, Maman j'ai raté l'avion! constitue toujours pour moi la comédie familiale réussie, presque parfaite. Certes, on ne peut s'empêcher de constater des défauts mais dans l'ensemble, les gags et l'humour sont présents. C'est sûr aussi que c'est le genre de comédie qui ne plaira pas à tout le monde. Mais qu'importe, chaque année, ce film est rediffusé à la TV à la période de Noël. Si c'est pas une preuve de l'aspect culte que possède l'oeuvre de Columbus...

Note: 4/5 

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19 septembre 2008

Jurassic Park

jurassic_parkDe: Steven Spielberg

Avec: Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum, Richard Attenborough, Bob Peck, Martin Ferrero, B.D. Wong, Samuel L. Jackson, Wayne Knight, Joseph Mazzello, Ariana Richards, Gerald R. Molen, Miguel Sandoval, Cameron Thor,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1993

Synopsis

Ne pas réveiller le chat qui dort... C'est ce que le milliardaire John Hammond aurait dû se rappeler avant de se lancer dans le "clonage" de dinosaures. C'est à partir d'une goutte de sang absorbée par un moustique fossilisé que John Hammond et son équipe ont réussi à faire renaître une dizaine d'espèces de dinosaures. Il s'apprête maintenant avec la complicité du docteur Alan Grant, paléontologue de renom, et de son amie Ellie, à ouvrir le plus grand parc à thème du monde. Mais c'était sans compter sur la cupidité et la malveillance de l'informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l'île...

Avis

Au début des années 90, la réputation de Steven Spielberg n'est plus à faire. Il a enchaîné de nombreux succès et demeure à l'époque le maître de l'entertainment. Jurassic Park, mis en scène en 1993, en est une des plus belles preuves. Le film fera un carton au box-office dans le monde entier.
Il est vrai que ce succès est mérité. Jurassic Park, c'est avant tout le sommet du blockbuster: Spielberg oscille entre les genres, évoque une fois de plus son thème de prédilection, à savoir l'enfance, en ajoutant un autre qui est fort présent ici (l'homme se prenant pour Dieu), multiplie les références (il y a un côté King Kong dans le Tyrannosaure ou encore dans la façon dont le parc est présenté, avec des énormes portes qui s'ouvrent et qui nous rappellent l'oeuvre de Schoedsack et Cooper) et Hammond début avec un cirque à puces et fini avec un énorme parc où il privilégie également un côté marketing. Ou comment partir de Mélies et arriver au cinéma d'aujourd'hui, énorme industrie artistique aux USA et ailleurs), obtient un casting réussi, des effets spéciaux qui ont à peine vieillis, démontre qu'il est un fin tacticien en matière de produits dérivés et pour couronner le tout, c'est une oeuvre qui touche aussi bien les petits que les grands.
Premièrement, on ne peut nier que ce film touche l'enfance. L'enfance dans tous les sens du terme. Spielberg est un grand enfant, les personnages ici le sont aussi. John Hammond réalisant un rêve de gosses, à savoir redonner vie à des dinosaures. Que dire des scientifiques aussi, qui se retrouvent comme des enfants face au miracle accompli par le vieillard. Alan et Ellie ne restent-ils pas bouche bée devant les dinosaures en mouvement? Ne sont-ils pas émerveillés comme des enfants? D'ailleurs, les enfants eux-mêmes (je parle en dehors du film) sont également visés par le film. L'explication de ce qu'est le clonage est faite de manière enfantine avec un petit personnage et sous la forme d'un dessin animé explicatif. N'importe qui veut apprendre de cette manière. D'ailleurs, les enfants restent de toute façon toujours admiratifs face aux dinosaures.
Et ce n'est pas quelques scène un peu plus dures qui vont effrayer les enfants. Ce n'est pas la vache offerte aux vélociraptors (dont on ne voit finalement rien, tout est couvert pas les arbres et ce n'est que les lambeaux d'une bâche qui ressortent de l'enclos), ni la chèvre attirant servant d'appât pour le tyrannosaure ou encore ce bras retombant sur Ellie qui vont faire de ce film une oeuvre adulte, une oeuvre uniquement destinée à ceux-ci.
Spielberg touche une fois de plus à tous les genres: science-fiction, comédie (quelques moments drôles, des réparties bien placées), action ou même suspense ou horreur. Bref, Spielberg confirme qu'il est vraiment un touche à tout. Il suffit de se rémomérer, à cette époque, sa carrière passée pour le constater.
Spielberg se démontre également très habile d'un côté marketing. Outre une dénonciation du marketing, le cinéaste en profite pour faire la promotion des propres produits dérivés du film. En effet, Hammond privilégie également un énorme côté marketing à son parc. Il compte également vendre énormément. Hors, le logo du parc ou de tous les objets est exactement le même que celui utilisé par Spielberg pour les affiches ou ses propres produits dérivés... Bref, très bien joué de la part du monsieur...
L'autre sujet abordé est bel et bien celui de l'homme se prenant pour Dieu. En fait, l'oeuvre est relativement contemporaine au fameux cas de la brebis Dolly, qui sera clonée très peu de temps plus tard. Le clonage est alors un sujet très actuel à l'époque et qui inquiète aussi. Cela donne droit à quelques débats entre les scientifiques et chercheurs, qui semblent voir d'un mauvais oeil le projet fou de Hammond et de son équipe. L'homme remplace Dieu et ça semble inquiéter Spielberg.
Pour terminer, il faut parler des effets spéciaux qui ont été créés par Stan Winston (l'homme nous a quitté ce 15 juin 2008). Winston, c'est le monsieur qui est responsable des beaux bébés suivants: les aliens dans Aliens le retour, du Predator, ou encore des créatures dans les trois Terminator. Bref, c'est loin d'être du vent et ça se ressent encore maintenant pour Jurassic Park. Les dinosaures semblent très réalistes et une seule scène montre que cela a un peu vieilli c'est celle où Alan et Ellie découvrent les fameux brachiosaures. Mais c'est de toute façon un travail remarquable qui a été fourni.
Tout comme les acteurs qui semblent s'être amusés à faire ce film. Que ce soit Sam Neill, Laura Dern (l'une des muses de David Lynch), Richard Attenborough, Jeff Goldblum ou encore Samuel L. Jackson (qui n'a qu'un tout petit rôle malheureusement. L'ensemble du casting est très réussi. Tout comme la musique de John Williams, fidèle musicien du maestro Spielberg.
Jurassic Park est une oeuvre qui, à titre personnelle, à réellement marqué mon enfance. Mais encore aujourd'hui, malgré le temps qui passe, c'est un film dont on ne se lasse pas. Une oeuvre multi-genres, multi-public. Capable de toucher tout le monde et de divertir un maximum de gens possibles. Jurassic Park était l'un des chef-d'oeuvre de mon enfance. Il l'est encore aujourd'hui...

Note: 5/5

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16 septembre 2008

Total Recall

totall_recallDe: Paul Verhoeven

Avec: Arnold Schwarzenegger, Rachel Ticotin, Sharon Stone, Michael Ironside, Ronny Cox, Marshall Bell, Mel Johnson Jr., Michael Champion, Roy Brocksmith, Ray Baker, Robert Costanzo, Rosemary Dunsmore, Dean Norris,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1990

Synopsis

Terre, 2048. Doug Quaid fait chaque nuit le même cauchemar: en compagnie d'une belle jeune femme brune, il est victime, sur Mars, d'un accident mortel. A défaut de se rendre sur cette planète pour élucider la cause de cette obsession, il opte pour la solution plus économique de la société Recall: on lui implantera dans le cerveau des souvenirs aussi précis que s'il avait vraiment passé un séjour là-bas.

Avis

Auréolé de quelques beaux succès d'un point de vue artistique de sa période néerlandaise, Paul Verhoeven ne pouvait qu'intéresser à un moment donné ou un autre, le monde hollywoodien. Il s'exile donc aux USA où il réalisera La chair et le sang avec Rutger Hauer (et en co-production avec les Pays-Bas et l'Espagne) et RoboCop avant de s'attaquer à Total Recall, oeuvre de science-fiction faisant également la part belle à l'action.
Librement adapté d'une nouvelle de Philip K. Dick,  We can remember it for you wholesale, le film faillit être mis en scène par David Cronenberg avant de passer par le cinéaste batave. Le tournage s'effectua au Mexique. Pour les scènes se déroulant sur Terre, ce fut l'extérieur de Mexico qui fut choisit. Pour les scènes martiennes, ce sont les studios Churubusco qui furent choisi. Total Recall est un projet qui date également. Ronald Shusett rêvait déjà de mettre ce projet en boîte en 1975. Voici pour les quelques anecdotes qui entourent ce film. On peut donc passer à l'oeuvre en elle-même.
Voir Paul Verhoeven réaliser de la science-fiction, cela paraît quelque peu surprenant. L'homme nous ayant plutôt habitué à des oeuvres de guerre, d'histoire ou des thrillers. Mais toujours est-il que son passage aux USA est constitué en partie de films abordant le fantastique ou la science-fiction. On peut citer Robocop (pour l'anecdote un remake est prévu et il sera réalisé par Darren Aronofksy, tout juste lauréat du Lion d'or de la Mostra de Venise pour son dernier film The Wrestler), Starship Troopers ou encore L'homme sans ombre. L'avantage avec Verhoeven, c'est que ce n'est pas un cinéaste léger. Derrière le produit brut, se cache bien souvent une certaine forme d'intelligence ou des prises de position radicales. Connu pour son cinéma suflureux, il ne manqua pas de prendre en compte la condition de la femme dans la société par exemple.
Avec Total Recall, on aurait pu bêtement assister à un banal film. Loin de là. Verhoeven est assez intelligent que pour laisser le doute planer quant à ce qui fait partie du rêve ou de la réalité. D'ailleurs, la fin elle-même se clôture par cette phrase: "ne sommes-nous pas en train de rêver?" Cependant, quelques indices permettent de deviner de quel côté nous nous situons. On peut également retenir cette merveilleuse scène ou Schwarzenegger se parle à travers un écran de télévision. C'est un excellent moment. Un Doug Quaid qui va dès lors commencer à enquêter sur son passé. Les séquences martiennes sont à mille lieux de ce que l'on voit sur Terre. On entre pleinement dans un monde où une sorte de guérilla est menée, où des personnages assez étranges se côtoient (mythique femme aux trois seins), aux visages défigurés ou mutés suites à des radiations.
Côté casting, on mettra en avant deux acteurs: Arnold Schwarzenegger et Michael Ironside. Le premier assure comme toujours. Rien de tel qu'un Schwarzie au top de sa forme pour nous faire passer un agréable moment. Surtout quand l'oeuvre en générale est de très bonne facture. Ensuite, Ironside est vraiment parfait dans son rôle de méchant. On pointera toutefois la performance de Sharon Stone, qui n'était alors pas très connue puisque son rôle phare dans Basic Instinct ne se produira qu'après Total Recall. On notera qu'une fois encore la musique de Jerry Goldsmith est réussie.
Côté défauts, on n'en trouve finalement que très peu. Peut-être que le film vieillit un peu plus difficilement qu'un Starship Troopers, dont les effets spéciaux demeurent encore assez réussis. Il manque peut-être un petit quelque chose aussi pour faire de ce Total Recall un chef-d'oeuvre. Toutefois, Verhoeven a réussi à faire de ce film une oeuvre culte. Il n'est d'ailleurs pas rare de le voir rediffuser régulièrement à la télévision...

Note: 4/5

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30 juillet 2008

Bangkok Dangerous

bangkok_dangerousDe: Danny et Oxide Pang

Avec: Pawalit Mongkolpisit, Premsinee Ratanasopha, Patharawarin Thimkul, Pisek Intrakanchit, Korkiate Limpapat, Piya Boonnak,...

Pays: Thaïlande

Année: 1999

Synopsis

Kong, un tueur professionnel sourd et muet depuis sa naissance, erre dans les quartiers de Bangkok. Il commet froidement ses actes sinistres, comme s'il avait une revanche à prendre sur le monde.
L'occasion de sa transformation et de sa rédemption se présente sous les traits d'une jeune femme capable de lui procurer la tendresse et la chaleur qu'il n'a jamais connues. Cela pourrait le sauver, si la vie ne le tue pas avant.

Avis

Ils sont rares les films thaïlandais à se faire connaître dans les contrées européennes. Alors quand il y en a un qui parvient à se glisser dans les rayons de nos grandes surfaces, pourquoi ne pas tenter le coup d'oeil ?
Surtout que cette oeuvre possède quelques caractéristiques des plus intéressantes. Tout d'abord, il s'agit des frères Pang à la mise en scène. Spécialistes dans le genre du film d'horreur, il s'intéresse cette fois-ci à un autre genre. Ils ont surtout eu l'occasion de se faire connaître grâce à la saga The Eye, mais on notera toutefois que leur chef-d'oeuvre (du moins celui d'Oxide Pang, seul à la mise en scène sur ce coup-là même si son frère a co-signé le scénario) restent AB-Normal Beauty, film nettement plus méconnu. Ensuite, on retrouve à l'affiche toutes les plus grandes stars du cinéma thaï. Si pour nous évidemment ces acteurs ne nous disent rien, il faut savoir qu'ils sont réellement adulés dans leur pays.
Mais venons-en au film lui-même. Premièrement, il faut bien avouer que les thèmes qui y sont abordés l'ont déjà été faits maintes fois au cinéma et parfois par les plus grands. Il faut donc pour les frères Pang tenter de se démarquer d'une certaine manière. Ainsi, leur héros est sourd et muet. Ca se ressent d'ailleurs directement dans le film puisque Bangkok Dangerous ne possède que très peu de dialogues. Il existe donc de très longs moments de silences. Que ceux dont le muet les rebuttent, qu'ils ne s'inquiètent pas, on est loin de ce genre-là aussi, bien évidemment. Ensuite, l'aspect visuel fait penser aux films de Hong-Kong. Il faut également dire que Bangkok nous est présenté via ses quartiers les plus malfamés. On est bien loin de l'attrayante carte postale qui est offerte aux touristes.
Ensuite, il faut avouer que l'ensemble de l'oeuvre est très réussie. Par sa mise en scène tout d'abord où les deux frères font preuve de virtuosité et réussissent des séquences de très belles manières. On peut prendre deux flagrants exemples qui sont ceux-ci : le premier est celui où Kong venge la mort de celui qui lui a tout appris. Il marche dans un couloir en direction de la triade responsable de la mort de son ami et on peut y apercevoir le fantôme de celui-ci qui marche à ses côtés et qui rappelle évidemment le bon temps (les fantômes sont ultras-présents dans les films de Pang) et enfin, il y a belle et bien la scène finale qui est celle où Kong comprend que sa rédemption ne viendra que par la mort. Et quelle mort d'ailleurs...
En fait, le seul reproche qu'on peut faire réside dans l'histoire d'amour entre les deux protagonistes. Elle est un peu bâclée à mes yeux, elle se déroule trop vite à l'écran pour qu'on y croit vraiment. C'est dommage évidemment mais ça ne gâche pas non plus Bangkok Dangerous. L'oeuvre est dans l'ensemble très réussie et il serait dommage de rater une oeuvre venue, certes de loin, mais qui est tellement loin de ce qui se fait en Europe. Preuve du fait que ce film est un succès, il fait partie de ceux qui sont en train d'être remakés par Hollywood... On y retrouvera Nicolas Cage devant la caméra et (heureusement?) les frères Pang derrière... Toutefois, il vaut évidemment mieux se concentrer sur l'original !

Note: 4/5 

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14 avril 2008

Alien, la résurrection (Alien: Resurrection)

alien_resurectionDe: Jean-Pierre Jeunet

Avec: Sigourney Weaver, Winona Ryder, Ron Perlman, Dan Hedaya, J.E. Freeman, Brad Dourif, Michael Wincott, Dominique Pinon, Gary Dourdan, Kim Flowers, Raymond Cruz,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1997

Synopsis

Deux cents ans se sont écoulés depuis que Ripley s'est sacrifiée sur Fiorina 161. Après maintes tentatives de clonage, les scientifiques ont finalement réussi à créer une réplique parfaite du Lieutenant. Celle-ci présente la particularité de protéger un Alien en son sein et retient toute l'attention des chercheurs. Mais les Aliens nés de la Reine issue de Ripley sont bien plus intelligents que leurs prédecesseurs. Malheureusement, ils n'en prendront conscience qu'après l'arrivée de l'équipage du Betty... Autrement dit de la chair fraîche pour les Aliens.

Avis

Alors que Ripley se suicidait dans le troisième volet de la saga, les producteurs décident toutefois de lancer un quatrième Alien, appelé cette fois-ci, Alien, la résurrection. Normal d'aller nous chercher un titre pareil même si on était en droit de se demander quelle serait la qualité de celui-ci.
Bon, fort heureusement, les producteurs ont été assez intelligents. Le scénario est assez bien construit et demeure au fond assez logique. De plus, ils ont été chercher un jeune réalisateur assez doué qui reste sur deux premiers films de bonne facture. C'est d'ailleurs grâce à Delicatessen que Jeunet se fera remarquer par Hollywood.
Niveau de la réalisation, rien à dire, ça reste de bonne facture. C'est du bon niveau, même si on est en droit de faire la même remarque que pour La cité des enfants perdus, les effets spéciaux ont un peu perdus, il suffit de se rappeler du générique de début et de l'insecte qui se fait écraser pour le constater. Cependant, au niveau des Alien eux-même, le travail reste un peu meilleur que ce qui avait été fait avec le film de Fincher, où la bête devenait finalement moins effrayante que les deux précédents opus qui ont travaillés avec des effets spéciaux qui étaient nettement moins développés. Enfin, on reprend le coup classique des trois autres films, à savoir un lieu restreint, ici c'est une nouvelle fois un vaisseau, et on fait tout pour nous foutre la pétoche avec les mêmes techniques qu'avant. A savoir l'être humain traqué par une bête, le fait qu'il est presque impossible de s'échapper du vaisseau. De plus, les pertes vont s'accroître très rapidement.
Niveau du scénario, l'histoire progresse toujours de manière logique par rapport à ce qui s'est produit dans les précédents épisodes. Avec cette fois la différence que les Aliens sont nettement plus intelligents que leurs prédécesseurs (en témoigne la scène où deux Aliens décident de tuer un de leur congénère pour pouvoir le faire saigner et ainsi créer un trou dans le sol et ainsi s'échapper. Et oui, vous n'aviez pas oublié que leur sang était acide ?). De plus, Ripley elle-même, est nettement différente qu'avant. Ayant possédé un Alien en son sein, il se trouve qu'elle possède une relation encore plus étroite avec ceux-ci qu'avant. Elle possède également des réflexes et des sens nettement plus développés. On retrouve toujours l'androïde chargé ici d'éliminer les Alien. Une étroite relation va d'ailleurs se créer entre Ripley et le robot. Peut-être parce qu'il s'agit aussi de de deux personnages qui sont certes très différents mais dont certains aspects de leur personnalité les rapproches assez. Ils ne sont pas des êtres humains comme les autres, ils sont solitaires de cette manière. Alien, la résurrection a aussi le mérite de poser des questions quant au clonage. Le moment où l'on voit toutes des copies de Ripley qui ont échoué et qui souffrent posent des interrogations d'ordre morale quant au bien fondé de ce genre de choses. De plus, la brebis Dolly venait tout juste d'être clonée en 1996. L'un des meilleurs passages de l'oeuvre reste bel et bien le moment où Ripley découvre son bébé, à savoir un Alien et que celui-ci lui obéit en tout point. La relation qui s'établit est vraiment celle d'une mère envers un enfant et le sacrifice que Ripley va devoir faire en devient au fond émouvant. On terminera enfin par le clin d'oeil de Jeunet qui nous présente à la fin du film un Paris dévasté et apocalyptique (ce qui semble être une référence avec son début de carrière où le monde ne vit pas dans la paix et où l'être humain se retrouve en grande difficulté).
Côté acteurs, outre Sigourney Weaver et Winona Ryder, on constate que Jeunet a été cherché des acteurs qu'il apprécie énormément, à savoir Ron Perlman ou encore Dominique Pinon. D'ailleurs, c'est aussi la première fois que d'autres êtres humains finissent par survivre définitivement aux Aliens avec Ripley.
Un très bon film donc qui clôture la saga Alien. Du moins provisoirement, puisqu'une nouvelle franchise va être créée avec un autre célèbre extraterrestre du cinéma, à savoir Predator. Mais les Alien vs. Predator n'atteindront jamais la qualité des oeuvres dont ils s'inspirent et ressemblent bien plus à des navets qu'autre chose. On regrettera aussi un petit manque de rythme de temps à autre dans le film de Jeunet. Mais au final, on obtient probablement l'une des meilleures quadrilogie de tous les temps...

Note: 3.5/5    

Posté par batman1985 à 16:32 - Années 1990 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2008

La cité des enfants perdus

la_cit__des_enfants_perdusDe: Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro

Avec: Ron Perlman, Daniel Emilfork, Judith Vittet, Dominique Pinon, Jean-Claude Dreyfus, Geneviève Brunet, Odile Mallet, Rufus, Ticky Holgado, Serge Merlin, Jean-Louis Trintignant,...

Pays: Canada, France

Année: 1994

Synopsis

Vivant sur une plate-forme en mer, perdue dans le brouillard, au-delà d'un champ de mines, le vieux Krank, privé de la faculté de rêver, fait enlever les enfants perdus de la cité portuaire afin de voler leurs rêves. Parmi eux: Denrée, "petit frère" adoptif de One, saltimbanque à gros bras, qui est déterminé à le retrouver coûte que coûte...

Avis

Après une première oeuvre réussie bien que trop longue et inégale sur la fin, Jeunet et Caro avaient eu au moins le mérite de faire quelque chose de totalement différent d'un cinéma français qui s'enfonçait alors dans des comédies et des films policiers se ressemblant alors de plus en plus.
Avec leur seconde oeuvre, ils continuent sur leur lancée de Delicatessen, et réalisent un film qui possède une nouvelle fois un univers original.
De nouveau, leur travail s'est énormément porté sur la photographie et sur les effets spéciaux qui composent cette Cité des enfants perdus. Si d'un point de vue graphique, l'oeuvre demeure très jolie, on constatera tout de même que les FX ont quelque peu vieillis. Pas de quoi non plus remettre en cause tout le film mais si on prend l'exemple de la puce, c'est devenu trop flagrant et on voit bien trop les effets de l'ordinateur. Bien qu'ici, ce n'est pas vraiment la faute au film mais bel et bien à la technologie qui fait des progrès énormes à ce niveau. Sinon, la qualité de la réalisation est en tout point très bonne. Peut-être un peu plus classique que ce qu'elle n'a été pour Delicatessen mais une fois encore, le duo fonctionne très bien.
D'un point de vue scénaristique, le film est nettement plus abouti que pour le premier opus des deux compères. Cette fois-ci, l'oeuvre tient le coup sur toute la distance. Pas question de parler de film trop long ou d'une baisse de régime sur la fin. De plus, on assiste à une histoire assez différente. Bon on est toujours dans une sorte d'univers un peu apocalyptique où les enfants vivent quasiment tous abandonnés et qu'un vieux méchant les capture pour pouvoir rêver. Finalement, on assiste à une véritable petite fable entre un adulte et une enfant qui se lient d'amitié pour pouvoir empêcher le terrible bonhomme de continuer à voler les rêves des bambins. On y retrouver donc une métaphore encore terrible sur un monde adulte cruel, assoiffé de pouvoir et de richesse et qui en a oublié ses rêves d'enfance. Des rêves qui lui permettaient de sourire au monde tout en leur permettant de s'évader...
Enfin, point de vue du casting, on retrouve toujours des acteurs atypiques. Ron Perlman, utilisé avant par Jean-Jacques Annaud tient l'un des rôles principaux. Daniel Elmifork, oublié par les dernières générations de cinéaste aussi. Par leur charisme et leur physique hors du commun, les deux hommes s'en sortent haut la main. On notera encore la présence de Pinon (décidément partout avec Jeunet), de Dreyfus, de Rufus, d'Holgado,... Tous ces acteurs deviendront des habitués de Jeunet essentiellement. Enfin, la jeune actrice Judith Vittet est également touchante. Elle a d'ailleurs arrêté les tournages pour poursuivre des études de cinéma. On terminera enfin en signalant que la musique est signée Angelo Badalamenti, musicien attitré de David Lynch...
On n'assiste certainement pas à un chef d'oeuvre, mais Jeunet et Caro ont réussi à créer une oeuvre jolie et originale, qui ne plaira peut-être pas à tout le monde mais qui a au moins le mérite d'exister dans un cinéma français de plus en plus pauvre...

Note: 4/5    

Posté par batman1985 à 17:24 - Années 1990 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mars 2008

Boogie Nights

boogie_nightDe: Paul Thomas Anderson

Avec: Mark Wahlberg, Burt Reynolds, Julianne Moore, Luis Guzman, William H. Macy, Heather Graham, Don Cheadle, Philip Baker Hall, Philip Seymour Hoffman, Thomas Jane, John C. Reilly,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1997

Synopsis

En 1977, le jeune Eddie Adams est plongeur dans une boîte de nuit à la mode de San Fernando Valley, banlieue de Los Angeles. Sa vie de famille n'est pas rose entre un père muet et une mère hystérique qui lui reproche d'être un raté. C'est alors qu'il fait la connaissance de Jack Horner, qui va le propulser dans le monde du cinéma porno. A une époque où le sexe est un plaisir sans danger et le plaisir une industrie, Eddie devient une star internationale sous le nom de Dirk Diggler.

Avis

Alors que le dernier opus de Paul Thomas Anderson vient tout juste de sortir au cinéma (There will be blood avec Daniel Day-Lewis, mais faut-il le rappeler ?), remontons quelque peu le temps pour revenir plus de dix ans en arrière avec probablement l'oeuvre qui révéla au monde du 7ème art le surdoué qu'était Paul Thomas Anderson.
Encore une fois, il est inutile de rappeler à quel point le jeune cinéaste brille par son talent de la mise en scène notamment. Habitué à réaliser des plans extrêmement longs et des plans-séquences de grande qualité, le cinéaste continue sur cette voie. De ce côté là encore, on a la confirmation du bien qu'on pense de PTA.
Du côté du scénario, on pouvait avoir quelques craintes. En effet, s'intéresser au monde du porno, c'est le risque de céder plus que facilement à la facilité et de finalement ne plus montrer que cela pour délaisser totalement le sujet qu'on avait en tête dès le départ. Et dans ce cas-ci, il s'agit bien de l'ascencion de notre jeune héros dans le monde du X, qui va atteindre rapidement la gloire avant de sombrer petit à petit dans la déchéance et de voir sa carrière tourner court. Viendra ensuite le temps de la rédemption où le héros devra confesser ses erreurs pour pouvoir à nouveau tourner. Un modèle connu au cinéma et que l'on peut appliquer aisément à d'autres réalisteurs mais qui reste efficace. De plus, combien de vedettes dans la vie réelle ne connaissent-elles pas ce même problème ? Mais le plus amusant aussi c'est que cette application ne s'applique pas seulement au héros principal du film. Elle s'applique à quasi tous les personnages de l'oeuvre. Exemple de celui joué par Julianne Moore, vedette du X, mais qui perd la garde de son enfant parce qu'elle se drogue. Même chose pour celui de Heather Graham qui commet l'erreur d'abandonner les études pour ne s'intéresser qu'au X. Elle en paie les conséquences, elle décide de retourner sur les bancs d'école. Ici, toutes les personnes sont différentes mais leur destin se ressemble quelque peu...
On le sait aussi, Paul Thomas Anderson est un réalisateur capable de faire ressortir tous ce que les acteurs ont de mieux en eux. Ainsi, Mark Wahlberg obtient plus que probablement son meilleur rôle au cinéma. Burt Reynolds est égal à lui-même. Julianne Moore et Heather Graham acceptent de tourner nues pour les besoins du film. Si pour la première, c'est un rien plus surprenant, pour Graham elle débute dans le métier et tous les moyens sont bons pour se faire connaître, surtout à Hollywoood... Il n'empêche qu'elles sont loins de n'être que des actrices de charme. Philip Seymour Hoffman, Luis Guzman ou encore Don Cheadle complètent parfaitement le casting. On constate aussi qu'Anderson aime les acteurs avec qui il tourne puisqu'il reprendra par exemple Philipp Seymour Hoffman dans tous ses films excepté le dernier en date, Julianne Moore dans Magnolia,...
Avec Boogie Nights, PTA frôle le chef-d'oeuvre. On peut regretter quelques moments longuets qui peuvent ennuyer le spectateur. Outre cela, le film est en tout point réussi et Anderson rentre avec cette oeuvre dans les cinéastes sur lesquels il faudra compter pour l'avenir...

Note: 4.5/5 

Posté par batman1985 à 20:32 - Années 1990 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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