cinéma...

Simples avis sur des films que j'ai eu la chance de voir et dans la continuité de ce que j'ai commencé sur mon autre blog! A noter que tous les films présentés dessus font partie de ma DVDthèque.

15 novembre 2009

Les rivières pourpres

les_rivieres_pourpresDe: Mathieu Kassovitz

Avec: Jean Reno, Vincent Cassel, Nadia Farès, Christophe Rossignon, Vincent Tulli, Karim Belkhadra, Didier Flamand, Philippe Nahon, François Levantal, Jean-Pierre Cassel,...

Pays: France


Année: 2000

Synopsis

Le même jour, à trois cents kilomètre de distance, deux flics se voient confier deux affaires singulières. Le commissaire Pierre Niémans, homme d'expérience et ex-gloire de l'anti-gang, possède un instinct sans faille mais cache de douloureuses angoisses. Il se rend à Guernon, une ville universitaire des Alpes, sur les lieux d'un meurtre avec mutilation. Max Kerkérian, ex-voleur de voitures vif et solitaire, a intégré la police par amour de la nuit et du danger. Il enquête à Sarzac sur la profanation d'une tombe, celle d'une enfant disparue en 1982. Bientôt, les deux enquêtes se rejoignent et les meurtres se multiplient.

Avis

Hop, c'est reparti pour un petit tour de films totalement raté avec Les rivières pourpres, signé Mathieu Kassovitz, pourtant réalisateur du génial La haine. Se basant du roman du même nom de Jean-Christophe Grangé. Ce n'était certes pas un chef-d'oeuvre mais ça restait assez agréable à lire.
Point positif, Kassovitz respecte le roman dans les grandes lignes, oubliant les détails futiles du livre pour nous servir que le meilleur. Logiquement... Pour continuer sur la voie de ce qui nous permettrait d'apprécier le film, c'est bel et bien la musique de Bruno Coulais mais surtout les deux acteurs principaux avec Vincent Cassel et Jean Reno. Duo qui fonctionne très bien, avec des seconds rôles qui ne sont mauvais non plus. Toujours est-il que les deux cités s'en sortent mieux que les autres. Si on excepte évidemment Jean-Pierre Cassel, qui se fait malheureusement trop rare dans ce film. C'est plus ou moins tout pour les points positifs.
Côté négatif, Kassovitz ne cherche pas vraiment à aller en profondeur dans l'oeuvre, dans le scénario. Exit le point très intéressant du bouquin, à savoir la parabole faite au nazisme avec cette université qui tente de créer une nouvelle race pure. A la place, Kassovitz se perd dans la mise en scène, nous offrant une oeuvre sans profondeur, sans âme. Oscillant entre une mise en scène à la française et à l'américaine, le film se cherche en permanence, sans jamais se trouver. On est bien loin de ce qu'il avait pu faire dans La haine. Le public est perdu, le film ne convainc jamais.
D'autant que le scénario possède un twist final qui est très très mal amené par Kassovitz. Il est rendu ridicule et est très vite deviné par le spectateur grâce aux indices laissés de manière trop visible. Bref, même de ce côté-là, c'est foiré.
Reste donc, comme je l'ai dit, les performances des deux acteurs principaux qui nous empêchent de quitter le film bien avant l'heure. Les rivières pourpres s'avère être un énorme gâchis. La transposition du livre au grand écran n'aurait jamais dû se faire.

Note: 1.5/5

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13 novembre 2009

Le terminal (The Terminal)

le_terminalDe: Steven Spielberg

Avec: Tom Hanks, Catherine Zeta-Jones, Stanley Tucci, Chi McBride, Diego Luna, Barry Shabaka Henley, Kumar Pallana, Zoe Saldana, Eddie Jones, Jude Ciccolella, Corey Reynolds, Guillermo Diaz,...

Pays: Etats-Unis


Année: 2004

Synopsis

Viktor Navorski est l'un de ces milliers de touristes, venus des quatre coins du monde, qui débarquent chaque jour à l'aéroport JFK de New York. Mais, à quelques heures de son arrivée, voilà qu'un coup d'état bouleverse sa petite République d'Europe Centrale, mettant celle-ci au ban des nations et faisant de Viktor... un apatride. Les portes de l'Amérique se ferment devant lui, alors même que se bouclent les frontières de son pays: Viktor est bel et bien coincé.

Avis

Mince, voilà un film, bourré de défauts mais que je suis incapable de détester, tant le bon moment qu'il me procure compense les errements du scénario. Plusieurs raisons à cela: tout d'abord, il y a le personnage joué par Tom Hanks qui est totalement attachant. Impossible de ne pas être touché par Viktor. C'est le gars qui est prêt à tout pour aider son prochain, à tenter de voir sa situation de la manière la plus positive possible. On suit avec plaisir les différentes choses que va faire Navorski pour égayer son quotidien. Il va montrer d'incroyables qualités en tant que manoeuvre, va porter des caddies pour récupérer de l'argent, va se lier d'amitié avec quelques membres du personnel ainsi qu'avec les policiers et des membres importants de la sécurité. L'une des autres qualités, c'est que Spielberg, sans que l'on s'en rende compte directement, nous entraîne dans une forme de conte des temps modernes. Avec l'amour en moins toutefois. De ce côté-là, ça se passera nettement plus mal pour Navorski mais j'y reviendrai un tout petit peu plus tard. Il est là pour aider son prochain, il est là pour réaliser un rêve de son défunt père et enfin l'oeuvre se termine alors que Noël approche à grand pas. Bon sang, ça me rappelle quelque peu La vie est belle de Capra. Enfin, Spielberg rend très bien l'ambiance et la vie qui existe dans un aéroport. C'est un monde tout le temps en effervescence qui ne s'arrête jamais de vivre, que ce soit le jour ou la nuit. Steven nous gratifie en plus de l'une ou l'autre scène vraiment bien foutue. L'exemple le plus probant est celle de ce balayeur indien face à l'avion. Impressionnant.
Côté défauts à présent, et ils sont tout aussi nombreux. J'ai un problème avec le personnage qui joue le méchant dans le film. Sur la fin, il ne l'est pas tellement au fond. Pourtant, il fait tout pour mettre sous pression notre ami Viktor, l'utilise parfois pour ses fins, etc. Bref, gros point d'interrogation à ce niveau-là. Ensuite, c'est sur le personnage de Catherine Zeta-Jones? En fin de compte, à quoi sert-elle dans le film si ce n'est qu'à égayer un peu la vie de Viktor mais dont les conséquences sur son quotidien vont être importantes pour en arriver à une chute aussi ridicule au fond. On dirait que le film assume totalement son statut de conte sauf sur l'histoire d'amour. Là, il y a un grand problème et ce qui se produit à la fin rend le personnage de Zeta-Jones totalement inutile. Quelques scènes sont quand même un peu ratées aussi.
Le terminal est un film très inégale capable du très bon comme du très mauvais. En terme de film léger, Spielberg avait bien mieux réussi son Arrête-moi si tu peux que celui-ci. Toujours est-il que cela reste regardable mais que ça ne laissera probablement pas une grosse empreinte dans votre esprit. Une oeuvre qui vaut essentiellement pour Tom Hanks.

Note: 3/5

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11 novembre 2009

J'ai toujours rêvé d'être un gangster

j_ai_toujours_r_v__d__tre_un_gangsterDe: Samuel Benchetrit

Avec: Anna Mouglalis, Edouard Baer, Jean Rochefort, Alain Bashung, Arno, Bouli Lanners, Serger Larivière, Laurent Terzieff, Roger Dumas, Jean-Pierre Kalfon, Yenantino Yenantini, Selma El Mouissi,...

Pays: France


Année: 2007

Synopsis

L'histoire d'un braqueur sans arme dont la victime est elle-même une braqueuse, armée. Deux kidnappeurs amateurs qui enlèvent une adolescente suicidaire. Deux chanteurs qui parlent d'un tube volé. Cinq septuagénaires qui se retrouvent pour un dernier coup...

Avis

Que j'aime quand des films se démarquent des productions totalement typiques de leurs pays. Et Dieu sait si la France s'est enfermée dans une forme de cinéma dans laquelle elle a bien du mal à s'en sortir. C'est donc avec joie que l'on peut déjà accueillir l'oeuvre de Samuel Benchetrit, tout jeune cinéaste, qui nous concocte déjà une très belle affiche, où l'on voit sa femme poser en donnant le sein à un bébé.
Je dois bien avouer que je suis sorti sous le charme de ce film, qui propose énormément de qualités même si les défauts sont présents.
Premièrement, J'ai toujours rêvé d'être un gangster propose plein d'allusions au cinéma d'antan. Le muet tout d'abord, avec une part spéciale réservée pour Chaplin dont la fin de cette oeuvre-ci est une référence directe à l'un de ses films. Plus précisément aux Temps Modernes. Un très bel hommage est également rendu à La Jetée de Chris Marker. De plus, ils s'intègrent assez bien dans le film.
Un autre atout de l'oeuvre, c'est qu'elle est composée de plusieurs petites histoires, indépendantes l'une de l'autre, qui viennent peut-être à se croiser de temps en temps, sans trop s'influer mutuellement. Quatre histoires différentes dont le seul point commun, c'est le fameux resto-route. Quelques loosers dans cette affaire, comme la serveuse qui a tenté de braquer ce restaurant. Le client qu'elle sert qui est sur le point de le faire ou encore ces deux hommes qui kidnappent une jeune fille, qui cherche à tout prix à se suicider. C'est sûrement cette histoire-ci qui m'a e plus touché. Une pointe d'humour burlesque et surtout un trio de personnages très attachants. Bouli Lanners et Serge Larivière y sont remarquables. La jeune Selma El Mouissi est une petite jolie découverte, attachante aussi. Il faut voir si elle percera dans le milieu. Les deux autres histoires sont celles de deux chanteurs qui parlent d'un titre que l'autre aurait volé. Formidable moment entre le regretté Alain Bashung et Arno, qui a un sens de la formule bien à lui. La dernière histoire est celle de gangsters nostalgiques qui se retrouvent. Je regrette que Benchetrit n'ait pas un peu plus insisté sur l'histoire vécue par les personnages de Lanners, Larivière et El Mouissi. C'est un film assez intimiste qui montre des hommes, avec leurs nostalgies, leurs défauts et leur volonté de s'en sortir. Avec un humour qui est fort présent.
Autres défauts, le film est fait avec deux sous. Quelques images qui sautent (peut-être volontaires vu la référence au muet), faux raccords et le récit est parfois un peu trop décousu. C'est par moment un peu inégal mais rien de bien grave. J'ai toujours rêvé d'être un gangster est une très agréable surprise, bien au-dessus du niveau actuel du cinéma hexagonal.

Note: 4/5

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09 novembre 2009

Opération Espadon (Swordfish)

Swordfish1De: Dominic Sena

Avec: John Travolta, Hugh Jackman, Halle Berry, Don Cheadle, Sam Shepard, Camryn Grimes, Vinnie Jones, Rudolf Martin, Zach Grenier, Drea de Matteo, Angelo Pagan,...

Pays: Etats-Unis


Année: 2001

Synopsis

Touche à un ordinateur et tu retournes en prison. Les termes de la conditionnelle de Stanley Jobson sont clairs. Sauf que dix millions de dollars attendent le super-hacker s'il accepte le job que veut lui confier Gabriel Shear, un espion richissime et excentrique: s'infiltrer dans un système informatique réputé inviolable et s'emparer des milliards de dollars d'une caisse noire gouvernementale dont le nom de code est Espadon. Croyant prêter main forte à un simple braquage, Stanley accepte. Mais la situation devient rapidement explosive.

Avis

Attention, belle daube en vue. Comme d'habitude je ne vais pas trop m'épancher quand il s'agit de films que je n'aime pas mais faudrait quand même dire à Sena (non pas Ayrton) qu'il doit utiliser d'autres scénaristes et qu'il faut arrêter de prendre les gens pour des cons.
Commençons par les rares points positifs. La scène d'intro est plutôt bien foutue, avec une référence à A dog day afternoon qui s'intègre très bien dans le récit. Ensuite, belle petite fusillade et une explosion qui déchire bien. Et après? Ben après plus rien, ou presque. Enfin si, il reste quand même les apparitions de Travolta qui demeurent plus qu'intéressantes. Et il y a une scène où l'on nous gratifie des seins de Halle Berry (Miam!). Une scène que tout homme ne rechigne absolument pas. Donc, voilà, c'est tout. Pour tout vous dire, je me suis même endormi devant le film, chose qui ne m'était plus arrivée depuis pas mal de temps.
Venons-en au négatif maintenant. Entre toutes les scènes où Travolta n'apparaît pas, il y a comme qui dirait une sorte de gros vide à l'écran. Halle Berry est surtout utilisée pour apporter son charme à l'écran (chose qu'elle réussit) et puis surtout il y a Hugh Jackman. Bon, j'ai rien contre le type, je trouve même que maintenant, il fait des bons choix de films mais dans ce Opération Espadon, il est totalement transparent. A rendre jaloux Casper. Voilà pour le casting qui aurait aussi mérité à montrer nettement plus Don Cheadle et surtout Sam Shepard, ce dernier étant relégué à un rôle de faire-valoir.
Ensuite, le scénario est particulièrement mauvais. Déjà, il est très ennuyant (vu que je me suis endormi) et par ailleurs, il se devine très aisément. Sans oublier que son message à de très sales relents. Sena utilise de la poudre aux yeux, tente de nous surprendre mais comme les indices qu'on nous laisse sont tellement gros comme des maisons que ça ne fonctionne jamais. Et puis la morale qui dit que l'on peut voler l'argent pour régler le compte à d'affreux terroristes au nom à consonnance musulmane est une raison suffisante apparemment. Chose étrange, le film est sorti en France un certain 10 septembre 2001.

Note: 1/5

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07 novembre 2009

Zatoichi

zatoichiDe: Takeshi Kitano

Avec: Takeshi Kitano, Tadanobu Asano, Michiyo Ogusu, Yui Natsukawa, Guadalcanal Taka, Saburo Ishikura, Akira Emoto, Ben Hiura, Hideboh, Ron II, Suji, Noriyasu, Makoto Ashikiwa,...

Pays: Japon


Année: 2003

Synopsis

Au Japon, au XIXème siècle, Zatoichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, il est un redoutable combattant, rapide comme l'éclair et dont les coups s'avèrent d'une stupéfiante précision. Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, se débarrassent de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin, d'autant plus efficacement qu'il a engagé un redoutable samouraï ronin, Hattori.

Avis

Zatoichi est un personnage assez connu au Japon vu qu'il y a déjà eu une pléiade de films réalisés quelques décennies plus tôt. Zatoichi, signé Kitano donc, est avant tout une oeuvre de commande mais dans laquelle le metteur en scène nippon a quand même su intégrer des éléments qui faisaient la force de son cinéma. Kitano nous offre une oeuvre plus légère, où l'on retrouve quelques-uns de ses thèmes. Mais Zatoichi est, avant tout, un film de divertissement.
C'est aussi assez différent de ce que Kitano nous a montré auparavant. Avant, son personnage central courait très souvent vers une mort certaine. Ici, pas question de réserver le même sort au samouraï. Par contre, la mort est toujours présente pour les adversaires. Une forme de petit tournant dans sa carrière. Kitano prend aussi garde à accorder de l'importance à la mise en scène. Avant, il filmait énormément avec des plans fixes. Ici, il y a beaucoup plus de recherche. Chorégraphies très bien filmées, scènes de combat mise en scène bien plus nerveusement et avec style. Kitano commence à manier de plus en plus la caméra et à comprendre les diverses possibilités qu'elle peut lui offrir. Avant, le réalisateur de Sonatine se contentait surtout de placer ses acteurs devant la caméra. Maintenant, il ose beaucoup plus la faire bouger, s'en servir. La musique et la danse finale sont ainsi très bien rendues. Cependant, ce n'est pas toujours parfait et on ne le sent pas toujours à l'aise.
Côté acteurs, c'est assez réussi aussi. Kitano fait ce qu'il fait de mieux. A savoir un personnage taciturne, silencieux et souvent hors du commun. C'est de la sorte que l'on retrouve les thèmes propres à Takeshi dans ce film axé grand public. D'ailleurs, celui-ci se montre divertissant. De plus, la musique est une fois de plus superbe, comme très souvent chez Kitano. Question scénario, il est assez réussi mais il joue quand même un peu trop sur la carte des rebondissements que ça en finit par devenir un petit peu trop. Mais il se laisse suivre et c'est le principal.
Au final, un des films les moins personnels de Beat Takeshi mais un agréable moment tout de même. Que demander de plus?

Note: 3.5/5

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02 novembre 2009

Bright Future (Jellyfish ou Akarui Mirai)

brightfutureDe: Kyoshi Kurosawa

Avec: Jô Odagiri, Tadanobu Asano, Tatsyua Fuji, Takushi Sasano, Marumi Shiraishi, Ryo, Ryo Kase, Sayuri Oyamata,...

Pays: Japon
 

Année: 2002

Synopsis

L'énigmatique Mamoru vit seul avec son étrange méduse venimeuse. Ces deux solitaires mordent quiconque s'approche trop près. Yuji, un jeune homme émotionnellement instable, travaillant dans la même usine que Mamoru, est fasciné et influencé par celui-ci. Quand Mamoru est arrêté pour l'assassinat de son patron, Yuji se dévoue pour prendre soin de sa méduse et commence à ouvrir les yeux sur la réalité...

Avis

Voilà un film possédant énormément de qualités mais qui ne m'a pour ainsi dire jamais touché. J'en suis même presque déçu contre moi-même car Kurosawa (un nom assez difficile à porter au Japon quand on fait du cinéma...) possède un certain talent. D'autant qu'il quittait son genre de prédilection, à savoir l'horreur, pour signer une sorte de drame entourant deux jeunes en mal de vivre dans une société japonaise qui ne leur correspond guère.
Bref, je dirai que la seule scène qui m'a réellement émue, c'est quand le père de Mamoru et Yoji et ont une dispute. Il faut savoir que le père et Yoji vont entretenir une relation fort proche. Car dans les deux cas, ceux-ci ressentent un manque d'affection mais il y a aussi le fait que le père n'a jamais eu une relation amicale avec son fils comme avec sa femme ou son autre enfant. Tandis que Yoji est un solitaire qui a besoin de points de repères.
Associer d'ailleurs Yoji à la méduse est tout à fait significatif de l'état d'esprit des deux êtres. Solitaires, amorphes, se laissant faire, le personnage de Mamoru leur dit même qu'ils sont fait pour s'entendre. Beaucoup de thèmes sont abordés par notre ami Kurosawa. Parfois, la vision des centaines de méduses ressemblent à un rêve.
Le hic, c'est que je suis resté donc totalement indifférent à ce que je voyais, me demandant même où Kurosawa voulait en venir. En fait, je suis certain que ce film possède d'énormes qualités. D'ailleurs, je ne me suis pas forcément ennuyé devant l'oeuvre du cinéaste nippon. Le seul sentiment qui émergeait était celui de l'indifférence. Pourtant, force d'admettre que ce cinéaste possède un véritable potentiel artistique et qu'il a tenté avec ce film d'en faire un qui possède un fond. Impossible pour moi de le dénigrer, mais malheureusement, pas su apprécier à sa juste valeur.

Note: 2.5/5

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29 octobre 2009

Redacted

redactedDe: Brian DePalma

Avec: Patrick Carroll, Rob Devaney, Izzy Diaz, Mike Figeroa, Ty Jones, Kel O'Neill, Daniel Stewart Sherman, Paul O'Brien, François Caillaud, Shata Haddad,...

Pays: Etats-Unis


Année: 2007

Synopsis

Un groupe de soldats américains est en garnison à un poste de controle en Irak. Lorsqu'une jeune irakienne de 14 ans est violée et torturée par des GI's, la confrontation des points de vue est explosive: celui des GI's sous pression, celui des journalistes et collaborateurs des médias, celui de la communauté irakienne...

Avis

On l'a crié très fort. On l'a hurlé même. Brian DePalma était de retour. Et il nous sortait un grand film avec Redacted. Critiques généralement élogieuses et recevant même un prix à Venise, l'un des derniers grands festivals encore valable, on était en droit à s'attendre à quelque chose de bien. Et chic! C'est un film de guerre, sur la sale période américaine en Irak. Ca s'annonçait vraiment prometteur. Au final, je suis assez déçu.
Bon, pas que ce soit un mauvais film, mais il y avait vraiment pas de quoi être dythirambique. Premièrement, il y a un petit point qui m'a dérangé dans la mise en scène. Le film oscille entre une réalisation traditionnelle ou bien une qui se rapproche beaucoup plus de ce qu'on a vu dans Cloverfield. La caméra a sa place très importante dans le film par moment, puis elle retourne au second plan. Je n'ai pas senti DePalma a l'aise à ce niveau-là. Pourtant, du côté de la mise en scène traditionnelle, il y a vraiment de superbes plans des soldats qui sont en train de stationner à un poste de contrôle. Ensuite, il ne tombe pas dans le voyeurisme facile et cela s'avère être une bonne chose. Cependant, l'un ou l'autre dérapage toutefois vu qu'il nous montre une décapitation mais fort heureusement, la scène du viol elle-même n'est pas montrée si ce n'est sa préparation et quand ils "préparent" la fillette. Sinon, côté action, les fans de films bourrins, passez votre tour. Il y a quasiment rien de ce côté-là, on est dans un film très lent, avec beaucoup de musique classique pour accompagner les regards de ces jeunes soldats en faction à leur poste de contrôle.
Ensuite, j'ai eu vraiment l'impression que DePalma avait envie de faire SON film sur l'Irak. Celui qui le fera revenir donc par la grande porte. Problème, ça se ressent trop à mes yeux. Bon, c'est vrai qu'il met très bien en avant les systèmes de propagandes des deux camps, qu'il met bien en avant la violence et l'atmosphère qui a été retransmise à la TV, critique énorme des journalistes mais pas de chance, pour moi, pour la plupart des cas, Jarhead de Sam Mendes est passé bien avant lui.
En gros, c'est pas ennuyant, mais c'est trop faible que pour mériter tout ce foin. Je vais pas dire que j'ai passé un agréable moment car j'en suis sorti assez sceptique sans qualifier le film de mauvais toutefois. Disons, qu'il ne restera pas dans ma mémoire. Peut-être aussi que cette guerre est beaucoup trop proche, pour nous téléspectateur et que dans dix ou quinze ans, je rejugerai d'une autre manière ce film.

Note: 3/5

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05 octobre 2009

Immortel Ad Vitam

immortalDe: Enki Bilal

Avec: Linda Hardy, Thomas Kretschmann, Charlotte Rampling, Yann Colette, Frédéric Pierrot, Jean-Louis Trintignant, Corinne Jaber, Joe Sheridan, Thomas M. Pollard,...

Pays: France


Année: 2002

Synopsis

New York, 2095. Une pyramide flottante au-dessus de Manhattan... Une population de mutants, d'extraterrestres, d'humains, réels ou synthétiques... Une campagne électorale. Un serial killer boulimique qui cherche un corps sain et un dieu à tête de faucon qui n'a que sept jours pour préserver son immortalité. Un pénitencier géostationnaire qui perd un dissident subversif congelé depuis trente ans et une jemme femme sans origine connue, aux cheveux et aux larmes bleus... Trois noms: Horus, Nikopol, Jill... Trois êtres au destin convergents où tout est truqué: les voix, les corps, les souvenirs. Tout, sauf l'amour qui surgit comme une délivrance.

Avis

Hop, encore un avis qui va vite être rapidement bouclé étant donné que je n'ai pas du tout apprécié le film de Enki Bilal.
Bon, il faut quand même bien avouer que l'homme a toujours su créer un univers très original dans ses bandes-dessinées et qu'apparemment les scénarios suivaient souvent. D'ailleurs, ce dessinateur est très reconnu dans le milieu. Mais quand il s'essaie au film, ça le fait nettement moins.
Premier point faible, tout d'abord, c'est bel et bien cette superficialité qui règne durant l'heure trente. Les images de synthèse sont d'une froideur incomparable et nous empêche réellement de rentrer ou d'adhérer à l'univers imaginé par Bilal. Bref, ce n'est pas non plus les quelques acteurs "réels" qui vont nous permettre de mieux rentrer dedans. Je n'ai rien contre Thomas Kretschmann ou Charlotte Rampling, mais je les sens très clairement en manque d'inspiration pour ce film. Bon, et que dire de Linda Hardy ? Bon, ok, c'est une ex-miss France, elle est sexy, etc. mais je n'ai pas du tout été convaincu par sa prestation.
Ensuite, l'univers de Bilal, m'a nettement fait penser à certaines choses que j'ai vu chez Besson dans Le cinquième élément. A un moment donné, Jill marche sur une poutre en haut d'un building avec des véhicules volants qui passent. Ca m'a rappelé vraiment cette scène similaire quand Leeloo est poursuivie par la police au début du film de Besson.
Et puis honnêtement, l'histoire a déjà été vue et revue une dizaine de fois. J'apprécie la démarche de Bilal de vouloir se démarquer dans le cinéma français mais tout de même... Il ne se passe absolument rien mais rien du tout pendant les trois quarts du film. On sort quelque peu de notre torpeur dans les vingt dernières minutes mais c'est bien trop tard que pour pouvoir séduire le téléspectateur.
Immortel Ad Vitam est tout simplement un film raté.

Note: 1/5

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02 octobre 2009

Dolls

dollsDe: Takeshi Kitano

Avec: Hidetoshi Nishijima, Miho Kanno, Tatsuya Mihashi, Chieko Matsubara, Kyoko Fakuda, Tsutomu Takeshige,...

Pays: Japon


Année: 2002

Synopsis

Dolls regroupe trois histoires d'amour inspirées d'un spectacle de poupées du théâtre Bunkaru. Dans la première, Matsumoto et Sawako forment un couple heureux, mais les pressions exercées par les deux familles vont les forcer à faire un choix tragique. Dans la deuxième, Hiro, un chef yakuza, retourne dans un parc où il avait l'habitude de voir sa petite amie et il se souvient... Trente ans plus tôt, il était un pauvre ouvrier et s'est retrouvé forcé de se séparer de la jeune fille pour intégrer le milieu du crime. Dans la troisième, Haruna, dont le visage est recouvert de bandages, passe le plus clair de son temps à regarder la mer. Peu de temps auparavant, elle était une star de la musique, habituée à signer des autographes et à se montrer à la télévision. Nukui est sans aucun doute son plus grand fan et aujourd'hui, il compte bien le lui prouver.

Avis

Dolls est un peu un film à part dans la carrière de Takeshi Kitano étant donné qu'il quitte enfin le monde des yakuzas pour ne pas faire une oeuvre de comédie. On est ici dans une sorte de théâtre tragique, du Bunkaru, qui content l'histoire de poupées amoureuses mais dont le destin est tragique. Et Kitano va nous démontrer que les poupées, ici, sont les trois couples que nous allons suivre dans leur tragédie.
Première différence très marquante par rapport à ses autres opus, c'est que la photographie est très soignée. Lors d'une interview donnée pour les bonus de Dolls justement, Kitano avait beaucoup entendu des gens se plaindre que ses films étaient grisâtres, ternes, mornes. Cela l'avait plutôt déçu car comme il le dira: "je tourne pourtant en couleur". Pourtant, cette ambiance morose correspondait assez bien au pessimisme qui entoure ses films. Donc, ici, Kitano a décidé d'ajouter énormément de couleur. Et ça fonctionne très bien, car pour peu, on se croirait dans un film de Zhang Yimou. Ce sont de véritables peintures filmées. Bref, de ce côté-là, c'est un véritable régal.
Ensuite, Kitano quitte donc son sujet principal, à savoir celui d'un yakuza qui cherche la rédemption à travers la mort ou tout simplement le désespoir d'une jeunesse, condamnée à une forme de chômage ou aux moqueries parce que ne s'installant pas dans le système traditionnel du Japon (voir les autres films du metteur en scène). Ici, c'est trois histoires d'amour, toutes différentes, que nous conte Kitano. Mais elles ont le même point commun: elles sont toutes tragiques et voient une nouvelle fois le désespoir s'installer au bout du chemin. L'avantage, c'est que Kitano propose plusieurs points de vue: on peut y voir une forme d'égoïsme, à certains personnages de vouloir absolument faire ce qu'ils font: le chemin de la rédemption en compagnie de son ex fiancée pour le jeune homme, retrouver son vieil amour pour le yakuza, le fan qui se crève les yeux pour prouver son amour à la star. Mais c'est aussi une façon de se racheter de leur conduite, de vouloir retrouver quelque chose, être le seul prétendant à faire ce geste, bref, une façon de se sentir meilleur (selon les personnages).
Enfin, Kitano nous invite véritablement dans ces trois voyages. C'est une peu une sorte de film de contemplation. Très très peu de paroles. Le silence prend une énorme place. Limite, on serait dans du muet que ça n'aurait presque rien changé (bon j'exagère, j'avoue). Soit, j'ai vraiment trouvé que ce silence avait sa place. Premièrement parce que les trois couples n'ont rien d'heureux. Le silence est une bonne façon d'exprimer des regrets, ou tout du moyen de montrer qu'il n'y a pas de joie. Ces trois amours sont étranges et il faut le montrer d'une certaine manière. Ce silence est aussi important pour le téléspectateur car je pense qu'il l'invte à entrer dans le film et à rentrer dans la peau à chaque fois, d'un des personnages.
A mon sens, Kitano signe une nouvelle fois un très grand film. Un cinéaste qui devient, à mes yeux, incontournable.

Note: 5/5

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29 septembre 2009

Saint-Jacques... La Mecque

saint_mecqueDe: Coline Serreau

Avec: Muriel Robin, Artus de Penguern, Jean-Pierre Darroussin, Pascal Légitimus, Marie Bunel, Marie Kremer, Flore Vannier-Moreau, Aymen Saïdi, Nicolas Cazalé, Hélène Vincent,...

Pays: France


Année: 2004

Synopsis

Au décès de leur mère, deux frères et une soeur apprennent qu'ils ne toucheront leur héritage que s'ils font ensemble, à pied, la marche de Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais ils se détestent autant qu'ils détestent la marche. Ils se mettent pourtant en route, mus par l'appât du gain. Ils rejoignent leur guide au Puy et découvrent qu'ils marcheront avec un groupe de six autres personnes, dont un jeune beur qui fait croire à son cousin un peu naïf qu'il l'emmène à La Mecque, alors qu'il poursuit l'amour de sa vie, une jeune pèlerine...

Avis

Ce film trainait depuis septembre de l'an passé quelque part chez moi, jusqu'à ce que je me souvienne de son existence (tout comme deux autres films que je dois encore voir). Ma mère me les avait gentiment acheter pour pallier les longues soirées en solitaire en kot sur mon campus universitaire. Mais comme, à la base, ces trois films ne m'intéressaient nullement, je les avais foutu bien loin de moi. C'est donc durant ces vacances que l'idée me revint d'en revoir au moins un. Des trois, je commence par celui qui me semble le plus sympa, à savoir une comédie avec en tête d'affiche Muriel Robin (que j'aime bien, oui oui).
Enfin, j'étais assez sceptique quand même quand je vois la tonne de comédies ratées qui sortent par année chez nos compatriotes de l'Hexagone, il y avait de quoi être inquiet. Le début n'avait pourtant rien pour me rassurer. Un montage grossier, et puis cette histoire d'amour qui me faisait craindre les pires clichés, cent mille fois déjà vu. Le seul plan que je retiens de ce début de film est celui d'ouverture, qui est vraiment splendide.
Et puis finalement, l'oeuvre s'inscrit bien plus dans une sorte de road-movie (sans voitures bien évidemment) où nos huit comparses vont devoir apprendre à se côtoyer tout en apprenant la dure loi de la marche. En fait, bien plus qu'une comédie, ce film nous montre que les relations humaines ne sont pas toujours aisées, même entre les familles. Ca m'a inconsciemment fait penser que je devais être dans le trip en ce moment, vu que j'ai vu Festen qui dénonçait de manière bien plus virulente les relations familiales. A travers tout le film, il y a vraiment des plans incroyables de cette nature mais aussi de certaines constructions. Serreau nous invite à voyager avec eux. Et comme le dit très bien le personnage de Légitimus (si je me souviens bien), de prendre le temps d'apprécier ce que la nature nous offre. Ce voyage va d'ailleurs totalement changer la mentalité de nos trois personnages. Il y a aussi des passages très surréalistes qui se produisent lors des rêves de chacun des acteurs. C'est vraiment pas mal foutu et ça change de 99,9% des productions françaises.
Mais évidemment, il y a pas mal de défauts. Heureusement, l'oeuvre évite l'histoire d'amour cliché en question. Elle est vraiment mise en arrière-plan généralement. Cependant, selon les situations, Serreau ne peut s'empêcher de tomber soit dans la mièvrerie totale, soit dans le mélodramatique qui serait presque à en vomir. Ca gâche vraiment pas mal de bonnes choses que l'on voit dans le film.
Toutefois, j'ai finalement passé un agréable moment, une fois les vingt premières minutes passées. Rempli de défauts mais également de qualités et de tentatives de se démarquer d'autres productions. C'est déjà pas mal.

Note: 3/5

Posté par batman1985 à 00:01 - Années 2000 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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