cinéma...

Simples avis sur des films que j'ai eu la chance de voir et dans la continuité de ce que j'ai commencé sur mon autre blog! A noter que tous les films présentés dessus font partie de ma DVDthèque.

21 mars 2009

Space cowboys

space_cowboysDe: Clint Eastwood

Avec: Clint Eastwood, Tommy Lee Jones, Donald Sutherland, James Garner, Marcia Gay Harden, William Devane, Loren Dean, Courtney B. Vance, James Cromwell, Rade Serbedzija, Barbara Babcock,...

Pays: Australie, Etats-Unis http://meteodesecoles.org/images/drapeaux/drapeau_australie_petit.png

Année: 2000

Synopsis

En 1958, les astronautes Frank Corvin, Hawk Hawkins, Jerry O'Neill et Tank Sullivan se préparent pour une mission spatiale mais, au dernier moment, la NASA leur préfère un singe. 42 ans plus tard, le satellite russe Ikon menace de s'écraser sur la Terre. Corvin est le seul homme capable de maîtriser l'antique système de guidage, calqué sur celui qu'il avait conçu quelques années plus tôt sur Skylab. Il accepte la mission à condition que ses trois compagnons partent avec lui...

Avis

Il faut bien avouer que quand on a l'occasion de se regarder un bon Clint Eastwood, ça ne se refuse pas (je tiens au passage à préciser que j'ai vu Gran Torino et que ce film est absolument remarquable, il faudra vraiment que je vous tienne au courant de mon Top 2009). Revenons toutefois à Space Cowboys, film de l'an 2000, au casting on ne peut plus impressionnant. Ne fut-ce que le quatuor vaut la vedette, dominé évidemment par le duo Eastwood -Jones. Grand grand duo qui se couple très bien avec les deux autres acteurs, un peu plus en retrait mais qui apportent un plus indéniable à l'oeuvre.
Car il faut bien avouer qu'avec un éventail d'acteurs différents, il fallait se douter que chacun des personnages aurait son caractère propre. Grâce à cela, on obtient des situations humoristiques réussies, notamment cette formidable scène où les quatre compères sont entièrement nus pour une visite médicale, le médecin rentre, c'est une femme, tous ont la réaction de cacher leurs attributs sauf un qui semble les exhiber fièrement. Pas mal du tout.
Et on va dire que cet humour était totalement nécessaire à ce film compte tenu du sujet. Je trouve que si le traitement d'un conflit américano-russe avait été traité de manière tout à fait normale, comme les standards hollywoodiens peuvent si bien le faire. Parce qu'alors, je pense qu'on se serait retrouvé face à un film totalement banal, qui irait de la mise en place du récit avec la découverte de certaines erreurs d'américains jusqu'à la découverte de ce qu'était vraiment ce satellite russe, placé en orbite lors de la fameuse guerre froide.
Dans l'ensemble je trouve l'oeuvre très réussie. Jusqu'à la partie dans l'espace en fait. Je la trouve un peu plus faible avec de très bons passages et parfois des moins bons. Je trouve aussi qu'Eastwood a mis trente ou quarante secondes de trop dans son film. C'est lorsqu'on voit l'un des personnages sur la lune. Je trouvais ce passage inutile et les interrogations quelques secondes avant de Corvin (Eastwood) avec sa femme totalement réussies et suffisantes. Hormis cela, je n'ai rien à dire, on retrouve un Clint revanchard dans le film, tout comme ses comparses. On retrouve des hommes aux caractères fort, ayant fait des bêtises ou qui se retrouvent confrontés à des choix qu'ils devront assumer ou tout simplement à des éléments qui font qu'on a l'impression que le sort s'acharne.
Pour moi un très bon film du maître Clint même si ce n'est pas un chef-d'oeuvre.

Note: 4/5

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12 mars 2009

La vie est un miracle (Zivot je cudo)

vie_miracleDe: Emir Kusturica

Avec: Slavko Stimac, Vesna Trivalic, Natasa Solak, Vuk Kostic, Aleksandar Bercek, Stribor Kusturica, Mirjana Karanovic, Nikola Kojo, Davor Janjic,...

Pays: France, Serbie

Année: 2002

Synopsis

Que pourrait-il y avoir de mieux pour le village qu'une ligne de chemin de fer touristique? Et que pourrait-il y avoir de pire pour le tourisme que la guerre?
Luka construit sa voie ferrée et ferme les yeux sur la guerre, davantage préoccupé par un âne qui bloque les rails. Mais sa femme, Jadranka, le quitte pour un musicien qui promet de relancer sa carrière de chanteuse d'opéra, et son fils, Milos, est appelé à l'armée.
La vie de Luka devient une zone de guerre jusqu'au jour où il rencontre Sabaha...

Avis

Je me souviens du premier film de Kusturica que j'ai vu. Underground avait été à l'époque une belle claque cinématographique pour moi. La musique, la mise en scène, l'histoire, le fait que la guerre était vue avec humour était un concept totalement nouveau chez moi. Je n'avais pas encore non plus découvert Le dictateur de Charlie Chaplin. Il a fallu pourtant deux ou trois ans pour que je décide enfin de revoir un film de Emir Kusturica. Non, ce n'était pas par peur d'être déçu, de craindre qu'après l'immense claque, le retour sur Terre soit quelque peu brutal. Le problème était surtout le manque de temps, pouvoir le trouver pour regarder un film qui dure généralement plus de deux heures chez ce metteur en scène.
J'ai donc enfin trouvé le temps dernièrement et finalement je ressors assez déçu de cette œuvre de Kusturica. Dans La vie est un miracle, on retrouve tous les ingrédients de ce qui a fait le chef-d'œuvre Underground. Humour, guerre, poésie, amour, tristesse,... Tout est présent. Pourtant, ça ne fonctionne pas de la même façon. En fait, je reproche essentiellement au film pas mal de longueurs. Je me suis pas mal ennuyé. La sauce ne prend pas toujours. L'histoire m'a peut-être semblée moins intéressante.
Oh mais attention, je ne cherche pas non plus à tuer ce film puisqu'il y a encore de sublimes passages, de grands moments de cinéma qui rendent finalement l'œuvre plus que regardable. Pas question non plus de parler de calvaire cinématographique. Parmi les très bons moments, citons la fin du film, le passage où les deux personnages principaux volent sur un tapis ou encore ce brave chat qui aime s'en prendre aux oiseaux.
Et puis, le fond reste très agréable et n'est absolument pas creux. Critique encore acerbe envers l'armée et ses soldats. Et puis, il y a cette histoire d'amour entre notre héros principal et cette demoiselle qui fait partie du camp ennemi. Les différences et les frontières n'empêchent pas l'amour même s'il faut avouer que pour Luka, Sabaha est premièrement une otage comme l'est son fils Milos.
Non mais le gros problème, c'est qu'on s'ennuie une bonne moitié du film. Est-ce plus faible qu'Underground? Sans aucun doute. Je crois aussi que dans ce style-là avec en toile de fond la guerre civile, Kusturica ne pouvait pas faire mieux. Il est pourtant inutile de comparer deux films mais on retrouve tout de même certaines similitudes. Si La vie est un miracle était sorti avant Underground, je pense que j'aurais vu ce film de manière totalement différente. Même si ça n'aura jamais été un chef-d'oeuvre pour moi. Tout est subjectivité évidemment.
Au final, on se trouve en face d'un film inégal alternant l'excellent et les moments ennuyants. Je lui donne la moyenne car il y a une vraie volonté artistique chez ce cinéaste et que le tout mis ensemble, ça reste regardable.

Note: 3/5

 

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09 mars 2009

Alexandra (Aleksandra)

alexandraDe: Alexandre Sokourov

Avec: Galina Vishnevskaya, Vasili Shevtsov, Raïsa Gichaeva, Evgeni Tkachuk, Andrei Bogdanov, Rustam Shakhgireyev, Alexei Neimyshev, Alexander Aleshkin, Alexander Peretkov, Maxim Fomin,...

Pays: Russie

Année: 2007

Synopsis

République de Tchétchénie de nos jours, dans un campement de régiments russes. Alexandra Nikolaevna vient rendre visite à son petit-fils, l'un des meilleurs officiers de son unité. Elle passe ici quelques jours et découvre un autre monde où il n'y a ni femmes, ni chaleur, ni confort. La vie quotidienne y est miséreuse. Les sentiments ne s'y expriment pas. Ici, chaque jour, à chaque minute, se résolvent des questions de vie ou de mort. Ce monde néanmoins est peuplé d'humains.

Avis

Le cinéma russe à travers les époques m'a toujours intéressé. Allez savoir pourquoi. D'Eisenstein en passant par le génie Tarkovski ou l'incroyable Klimov, je m'attaque désormais à un contemporain de ce cinéma.
D'autant que Sokourov parvient à mélanger des genres que j'adore. Il situe son récit en plein conflit tchétchène. Moi qui suit fan de films de guerre, je ne pouvais qu'apprécier. Ensuite, son oeuvre n'est pas moins dénuée de réflexion, de pensée parfois plus philosophique. Et puis il y a cette vieille femme qui chercher à comprendre l'autre qui est en face d'elle. La volonté d'en savoir plus sur l'autre être humain en dépit de ses différences et même si celui-ci peut se trouver dans le camp de l'ennemi. Malgré aussi les préjugés qu'elle peut se faire.
Une des particularité de ce film est de parler de la guerre sans jamais la montrer. Certes, il y a des soldats, des armes, la vie quotidienne de ces hommes durant une guerre. Des soldats qui semblent totalement coupés du monde, d'une vie totalement monotone et qui semble s'être arrêtée. C'est aussi une vie qui est en décalage complet par rapport à celle des civils russes, représentés ici par cette fameuse Alexandra, grand-mère d'un des officiers du camp. C'est aussi le choc entre deux générations, entre deux façons de penser, entre deux personnes qui viennent du même pays mais qui sont d'un monde différent. C'est ce qui adviendra aussi lorsque Alexandra s'entretiendra avec la population locale. Des femmes tchétchènes, âgées comme elle. Elle remarquera alors à quel point elles sont courageuses. Elle vivent dans des amas de ruines,presque sans rien et où le seul revenu qu'elles gagnent, c'est de faire du commerce avec l'ennemi russe. Drôle de guerre pourrait-on dire. Les vingt premières minutes de l'oeuvre sont pour moi les plus réussies. Sokourov est remarquable, la présentation des personnages aussi et les différences entre le monde civil et le monde militaire est incroyablement mis à jour de manière très simple et avec presque aucune parole. La musique est magnifique aussi. Par après, dire que c'est plus faible est un peu exagéré mais j'ai parfois eu cette impression que certains points de l'oeuvre n'étaient pas traité de manière approfondie. Sans oublier que le film est d'une austérité incroyable. La froideur dans un film ne me dérange pas, loin de là. C'est même un genre que je préfère mais je possède moi-même mes limites. Pour le reste, c'est une oeuvre à découvrir sans problème. Mais je pense aussi que ce n'est pas par ce film qu'il faut commencer la filmographie de Sokourov (D&D me l'avait conseillé mais malheureusement, c'est Alexandra qui m'est tombé dessus en premier et pour pas cher en plus). Néanmoins, j'ai toujours envie d'en savoir plus sur ce cinéaste et cette oeuvre est d'un bon niveau.

Note: 3.5/5

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06 mars 2009

L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (The assassination of Jesse James by the coward Robert Ford)

assassinat_fordDe: Andrew Dominik

Avec: Brad Pitt, Casey Affleck, Sam Shepard, Mary-Louise Parker, Paul Schneider, Jeremy Renner, Zooey Deschanel, Sam Rockwell, Garrett Dillahunt, Kailin See, Jesse Frechette, Pat Healy,...

Pays: Etats-Unis

Année: 2007

Synopsis

Tout le monde dans l'Amérique des années 80 du dix-neuvième siècle connaît Jesse James. C'est le criminel le plus célèbre du pays, recherché dans dix états par le bras fort de la loi. Mais c'est aussi le plus grand héros du pays, considéré comme la population comme un véritable Robin des Bois. Et Robert Ford? Personne ne le connaît, pas même un peu. Mais cet ambitieux jeune homme de 19 ans entend bien changer la donne. Il s'efforce d'obtenir les grâces de Jesse et se rallie à la bande. Et si cela n'apporte aucune célébrité à Ford, il empruntera une voie encore plus mortelle.

Avis

Depuis tout petit, j'ai toujours eu une certaine affinité pour les Etats-Unis et son histoire. J'ai toujours aimé les westerns, la conquête de l'Ouest, entendre parler de la guerre de Sécession, les deux guerres mondiales, le Vietnam ou encore l'assassinat de Kennedy. Je crois d'ailleurs mieux connaître l'histoire américaine que celle de mon plat pays. Et que serait l'histoire américaine sans ses célèbres "outlaws". Les frères James en font partie. Anciens soldats de l'armée sudiste, ils commencent leurs braquages après la fin de la guerre de Sécession. Il faut dire que l'homme a des raisons d'en vouloir à son pays. Sa famille est exclue du Missouri pour vivre au Nebraska où elle va s'endetter auprès des banques pour pouvoir survivre. C'est au fond avec très peu de choix qu'ils décident de commettre leurs méfaits. Le film commence au moment où le gang opère pour la dernière fois. Du moins, du gang d'origine seuls les frères James sont les seuls survivants. Les autres sont morts ou en prison. C'est avec une bande de petits minables qu'ils décident de s'attaquer à un train. On y retrouve les frères Ford. Après l'attaque du train, les frères James se séparent. Jesse va se lier d'amitié avec Robert Ford. Ou du moins, il va tenter de comprendre le personnage.
C'est grâce à cela que Dominik va rendre son film totalement utile. Car il est vrai que point de vue suspense, on sait comment tout cela va se terminer. D'ailleurs même si on connaît rien de Jesse James, il suffit de lire le titre pour comprendre comment il va finir sa petite vie. Si on s'intéresse au gangster, on se retrouve devant un personnage assez torturé, qui ne regrette pas les crimes qu'il a commis mais qui se met à pleurer après avoir battu un gamin pour tenter de lui soutirer une information. C'est un homme qui sombre dans une certaine folie et dans la peur de se faire dénoncer. Il y a aussi cette habileté chez Dominik de nous montrer à la fois un personnage qui nous apparaît comme très proche mais à la fois comme très lointain. Une très large description est faite aussi sur le personnage de Ford. Il apparaît clairement comme un fan de James. On pourrait le comparer à un groupie pour notre époque. Ce garçon manque très nettement de personnalité et s'identifie uniquement à son héros. Il ne vit pas en tant que Ford, il vit se prenant pour James, croyant être capable d'atteindre le statut de Jesse James. Je pense aussi que c'est le désintérêt, le manque de confiance qu'ont les autres envers Ford qui vont le pousser à trahir son idole. Le meurtre (car c'est bien de cela qu'il s'agit) qu'il commet est vraiment d'une lâcheté sans vergogne. D'ailleurs, le film pourrait se terminer au moment de l'assassinat, mais il dure bien encore trente voire quarante minutes où on nous explique de ce qui se fait avec le corps de James et ce que devient Ford. Ce dernier va également avoir l'esprit totalement tourmenté.
Point de vue mise en scène, on est proche de tout ce que j'aime dans un film. Côté quelque peu métaphysique, longs plans sur la nature, le ciel, symbole du temps qui passe, etc. Et puis, il y a des plans totalement merveilleux, vraiment sublimes. Surtout lors de l'attaque du train où l'on a droit à une mise en scène parfaite. D'un point de vue personnel, c'est ce que j'avais vu de mieux depuis très longtemps. On a d'excellents comédiens également. Je conseille par contre de voir le film en V.O. car la voix française de Ford est totalement insupportable. Rassure-vous, je l'ai vu en V.O. mais j'ai revu l'oeuvre avec des amis en V.F., ça passe nettement moins bien. Enfin, je conclus pour vous dire que la musique de Nick Cave et Warren Ellis est merveilleuse. Pour moi, un immanquable de cette fin de décennie!

Note: 5/5


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28 février 2009

Tigerland

tigerlandDe: Joel Schumacher

Avec: Colin Farrell, Matthew Davis, Clifton Collins Jr., Tom Guiry, Shea Whigham, Russell Richardson, Nick Searcy, Afemo Omilami, James McDonald, Keith Ewell, Matt Gerald, Stephen Fulton, Tyler Cravens, Michael Edmiston,...

Pays: Etats-Unis

Année: 2000

Synopsis

En 1971, à Port Folk, dans un camp d'entraînement de la Louisiane profonde, les futurs soldats s'entraînent avant leur départ au combat sur le sol vietnamien. A cet endroit, les nouvelles recrues doivent oublier leur humanité et leurs émotions pour se préparer à affronter les pires atrocités. Le deuxième classe Jim Paxton est un idéaliste qui rêve de devenir écrivain, Miter veut prouver qu'il est un homme, tandis que Wilson affiche un enthousiasme certain à l'idée de monter à l'assaut. Mais l'arrivée d'un jeune Texan se prénommant Roland Bozz va bousculer les habitudes de la Compagnie.

Avis

Je dois bien avouer que Joel Schumacher, j'ai tellement entendu de mauvais échos que j'ai finir par bien trier ses films. Au final, il n'en restait plus que deux. Il y avait Phone Game, vu et "critiqué" il y a une grosse année, que vous pouvez retrouver via l'index et Tigerland. Le premier je l'avais découvert grâce à des avis de connaissances cinéphiles. Le second grâce à un passage à la télévision il y a quelques années. L'envie de le revoir s'est faite ressentir car je me souviens avoir apprécié lors de cette vision télévisée. Le passage par le DVD était donc obligatoire et je suis content de l'avoir revu.
Pour plusieurs raisons: parce que la Guerre du Vietnam est probablement l'un des guerres qui m'intéresse le plus avec les deux guerres mondiales. Ensuite, parce que je me souviens avoir vu des acteurs franchement pas mauvais du tout. Et enfin, parce que ce film m'avait rappelé Full Metal Jacket de Stanley Kubrick.
Ces trois points ont été à nouveau présent. Primo, la guerre du Vietnam n'est jamais montrée mais on en sent quand même les conséquences sur certaines recrues avant même qu'elles ne partent au front. Ensuite, je confirme que les acteurs sont à mes yeux très bons. Je pense même qu'il s'agisse du meilleur rôle de Colin Farrell (même si je ne suis pas trop fan de cet acteur et que je n'ai évidemment pas vu toute sa filmographie) avec celui qu'il tenait dans Le nouveau monde de Terrence Malick. Les seconds rôles sont pour la plupart des inconnus mais sont également bons. Et évidemment l'histoire se déroulant totalement dans le camp d'entraînement ne peut que rappeler l'oeuvre de Kubrick.
J'ajouterai également deux ou trois petites choses qui m'ont énormément plu. Il y a d'abord la photographie utilisée. Elle est magnifique et a un grain volontairement vieilli qui rappelle non pas les films d'époque mais les documentaires tournés pendant cette guerre. Franchement, je crois même que c'est la plus grosse réussite de ce film. Avec la musique... La composition est signée Nathan Larson. Elle est honnêtement sublime. Et enfin, je dirais qu'il y a ces dix dernières minutes, assez fortes en émotion où Bozz part à la guerre. La fin est réussie, laissant planer le doute. J'ai beaucoup apprécié vraiment.
Dommage qu'il manque un petit quelque chose pour faire de ce film un chef-d'oeuvre. Il comporte peut-être aussi quelques longueurs qui amenuisent sa qualité. Mais en soi, il s'agit de mon film préféré de Joel Schumacher. Ce n'est déjà pas mal...

Note: 4/5

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25 février 2009

Un duplex pour 3 (Duplex)

duplex_troisDe: Danny DeVito

Avec: Ben Stiller, Drew Barrymore, Eileen Essell, Justin Theroux, Harvey Fierstein, James Remar, Swoosie Kurtz, Wallace Shawn, Maya Rudolph, Amber Valletta,...

Pays: Etats-Unis

Année: 2002

Synopsis

Jeunes mariés, Alex et Nancy trouvent enfin la maison de leur rêve: un superbe duplex en plein coeur de Brooklyn. Mais ce nouveau nid d'amour abrite, au deuxième étage, une locataire qui fait partie des meubles: l'indélogeable madame Connelly. Son âge avancé et son apparente mauvaise santé laissent espérer à Alex et Nancy que la présence gênante de cette vieille dame ne durera qu'un temps. Hélas pour eux, madame Connelly est moins accommodante et fragile qu'escompté et ses continuelles exigences finissent par leur pourrir la vie...

Avis

Le hasard a voulu qu'après les films d'Anders Thomas Jensen, je me plonge sur un oeuvre assez récente de Danny DeVito et pourtant relativement méconnue. Il faut dire que Un duplex pour trois n'a pas eu un buzz énorme et les critiques ont loin d'avoir été dythirambiques pour ce film. Pourtant, l'oeuvre se laisse regarder et fait d'ailleurs penser à un film bien plus célèbre de DeVito: La guerre des Rose. Pourtant, comparé au dernier cité, j'ai préféré celui-ci. Oh il est inutile de chercher trop loin les raisons de cette préférence. Premièrement, dans la guerre des Rose, il y a un acteur que je déteste par dessus tout: Michael Douglas. Allez savoir pourquoi, c'est viscéral. Il n'y a que dans un seul film où il ne m'a pas insupporté, c'est Basic Instinct (mais il y avait probablement d'autres raisons comme Sharon Stone par exemple et le fait que ce soit Verhoeven derrière la caméra. Cinéaste dont je recommande vivement la période hollandaise, vu que Basic Instinct est tiré d'un de ses films hollandais: Le quatrième homme). Ensuite, j'aime assez bien Ben Stiller. Comique ou comédien que j'apprécie, ce qui est rare chez les Américains où seul Jim Carrey parvient à me faire rire (et encore quand il n'exagère pas de trop sur la grimace et, de plus, je le préfère dans des rôles sérieux et émouvant où il démontre l'étendue de son talent). Par ailleurs, je me souviens plus facilement des gags ou des situations cocasses de ce film plutôt que de celui mettant en scène Douglas. Je retiens aisément le moment où la petite grand-mère se met à danser sur Riverdance ou qu'elle se mette à claper des mains pour faire aller la TV (voir la scène en entier pour vraiment comprendre à quoi je fais allusion).
On est toujours dans un registre de comédie assez noire. Il y a ce couple qui n'en peut plus de cette vieille qui fait tout pour les rendre dingue. Ils décident de vouloir un moment donné la tuer. Et puis il y a cette chute réussie bien qu'elle ne soit pas totalement imprévisible. J'ai beaucoup aimé le duo formé par Stiller et Barrymore. Même s'ils ne figurent pas comme étant mes acteurs favoris. Je les trouve tout simplement assez bons que pour jouer dans des films, mais ici, il y a une sorte de charme et de complicité qui fonctionne plutôt bien à l'écran.
Bref, sans être un chef-d'oeuvre de comédie, ce film est bon. Je l'ai depuis quelques années en DVD et je dois l'avoir regardé trois ou quatre fois. Preuve qu'il résiste assez bien au temps, pour moi du moins. Ceux qui n'aiment pas Stiller peuvent passer leur chemin, bien que cette comédie soit d'un tout autre type que de lui ce qu'il fait. Les autres peuvent tenter l'expérience.

Note: 3.5/5

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22 février 2009

Adam's Apples (Adams aebler)

adam_s_applesDe: Anders Thomas Jensen

Avec: Ulrich Thomsen, Mads Mikkelsen, Nikolaj Lie Kaas, Ole Thestrup, Ali Kazim, Paprika Steen, Nicolas Bro, Tomas Villum Jensen, Gird Lofqvist, Lars Ranthe, Peter Reichhardt,...

Pays: Allemagne, Danemark

Année: 2004

Synopsis

Avec ses rangers, son crâne rasé et sa croix celtique tatouée sur le biceps, Adam affiche clairement ses sympathies. De son côté, Ivan, visage ouvert, chaussettes dans les sandales et col blanc de rigueur, accueille Adam dans sa paroisse. Convaincu de la bonté fondamentale de l'homme, ce pasteur se voue tout entier et tout sourire à sa mission: accueillir d'anciens taulards et oeuvrer à leur réhabilitation.

Avis

Dernier long-métrage (du moins à l'heure actuelle) du cinéaste danois, Anders Thomas Jensen. J'espère vite le revoir d'ailleurs et ne pas à avoir à attendre trop longtemps avant de voir mon premier long de ce cinéaste en salles.
Encore une fois, Jensen nous revient avec des personnages totalement décalés, des histoires totalement bizarre et une nouvelle fois, le tout est fait en finesse avec un scénario aussi profond que les deux précédentes oeuvres. Cette fois-ci on a un nazi qui débarque chez un prêtre dans le but d'une réhabilitation du premier par le second et comme pour réaliser une sorte de travaux d'intérêt général. Cependant, les personnalités totalement différentes des deux personnes vont nous permettre d'avoir affaire à des situations plus que cocasses. D'ailleurs, si j'aime le décalé et l'humour noir, j'avoue que même pour moi, Jensen est allé un peu trop loin. Surtout au niveau du personnage du prêtre. En gros, c'est le gars à qui toutes les pires crasses du monde lui sont arrivées: mort de la mère lors de l'accouchement, père qui le viole, enfant trisomique, femme qui se suicide,... Sans oublier que le prêtre est atteint d'une tumeur au cerveau jugée irrécupérable. Cependant, il voit et vit la vie comme étant un cadeau fait par Dieu. Cette personne est d'un optimisme incroyable. Le but du nazi: tuer sa bonté, sa bonne foi, son bonheur pour tout simplement faire en sorte que le gars meurt. Le fil conducteur du film est lancé. Et puis, évidemment, il y a encore une fin totalement décalée. C'est là que ça m'a un peu dérangé parce que je trouve cela un peu trop gros. Je n'ai plus fonctionné mais uniquement lors d'une séquence de deux minutes. Oh attention, cela ne transforme pas ce film en une bouse indéfinissable. Bien au contraire, ça reste toujours un très grand film.
Je dois bien avouer que l'avantage avec Jensen, c'est qu'il s'entoure des mêmes acteurs. On a l'impression de voir une sorte de famille. Chacun des acteurs et des membres de l'équipe qui ont l'habitude de tourner ensemble savent comment fonctionne Jensen. Il y a d'ailleurs une interview dans un des films, pour Les bouchers verts il me semble, où on dit que les petits nouveaux se demandent vraiment où ils ont débarqué... L'origine du titre de ce film vient du fait que lors de son arrivée, le prêtre interroge le nazi sur son but ou sur ce qu'il voudrait bien faire ici. Adam lui répond qu'il aimerait faire une tarte au pomme... C'est ainsi que Ivan va lui confier la mission de surveiller le pommier du jardin... On y voit et pour la première fois, de fortes connotations religieuses dans l'oeuvre de Jensen. C'est un peu normal vu le sujet me direz-vous mais c'est clairement la place de la religion qui est intégrée ici par le cinéaste danois. Ca lui permet ainsi de faire du neuf sur le fond là où il se sert toujours de la même forme.
Jensen est à coup sûr un grand cinéaste.

Note: 4/5

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19 février 2009

Les bouchers verts (De Gronne slagtere)

les_bouchers_vertsDe: Anders Thomas Jensen

Avec: Nikolaj Lie Kaas, Mads Mikkelsen, Line Kruse, Ole Thestrup, Bodil Jorgensen, Nicolas Bro, Aksel Erhardtsen, Lily Weiding,...

Pays: Danemark

Année: 2003

Synopsis

Deux amis, l'ambitieux Svend et Bjarne le rêveur, décident de monter leur propre boucherie afin d'échapper à un patron étouffant. La clientèle se fait rare jusqu'à ce que leur ancien employeur les mette à l'épreuve en leur offrant d'organiser le dîner du Rotary Club. La chance tourne à la suite d'un malencontreux accident qui permettra à Svend d'offrir, une recette "sauce maison", une viande à la saveur très originale mais à l'approvisionnement plus que délicat...

Avis

Ayant beaucoup aimé le premier film de Jensen comme vous avez pu le constater précédemment, je me réjouissais de voir le second opus du metteur en scène danois.
Vous avez constaté comme la viande chez les petits bouchers de quartier semblait toujours meilleure que celle qu'on vous sert sympathiquement dans les grandes surfaces quand elles ne sont pas dans une majorité écrasante des cas pré-emballées et que vous n'avez plus à vous servir?
Il y a sûrement un petit quelque chose qui fait toute la différence. Oh dans le cas de nos amis Svend et Bjarne, ce n'est certainement pas le talent. Ils sont même traités de bon à rien par leur ancien patron, quand ils travaillaient comme apprentis. Ce n'est pas non plus le fait de choisir une viande chez un producteur de qualité. Disons que cette viande est spéciale. Une saveur particulière. On peut le dire, Svend a trouvé le filon rare en servant cet électricien à ses clients après l'avoir enfermé par mégarde dans le frigo. Disons qu'un accident arrive, on veut éviter les ennuis de la police et on pense être débarrassé du problème. Le hic, parce qu'il y en a toujours un, c'est que les clients en redemandent. Pas question pour Bjarne de rentrer dans le jeu. Mais Svend lui est un peu plus faible. Il craque et tue cette fois-ci volontairement des gens.
Encore une fois, avec Jensen on est en plein dans de l'humour noir avec des personnages extrêmement décalés. Mais encore une fois, le cinéaste parvient à les rendre extrêmement touchants. Surtout Bjarne, joué par Nikolaj Lie Kaas. C'est récurrent chez Jensen, il y a toujours quelque chose dans l'histoire des personnages qui les rendent à part. J'avoue que j'ai beaucoup été touché par le rôle de Kaas. De tous les rôles créés par Jensen, c'est celui dans lequel je me reconnais le plus. Non pas que j'ai vécu un événement aussi douloureux que Kaas mais son côté rêveur, renfermé sur lui-même me correspond assez. De plus, Jensen parvient à me toucher grâce à l'humour noir, lui aussi récurrent. Je l'ai déjà dit, c'est un humour que je pratique beaucoup tout donc forcément, ça ne peut pas rester sans effet avec moi. D'autant plus que la mise en scène est également très assurée. Je le confirme, il y a de très beaux plans. Notamment le plan final qui est à l'image même du personnage de Bjarne, je trouve.
Et puis, il y a aussi une chute finale totalement remarquable. Elle vient tellement en douceur et elle se fait d'une manière presque naturelle, qu'on finit par ne pas s'en rendre compte. Ca rend le film encore plus décalé quand on y repense d'ailleurs.
J'aime beaucoup Jensen et je pense qu'on peut en faire le chef de file de la nouvelle génération du cinéma danois. Il y a derrière chacun de ses films des grands thèmes qu'il explore de manière intelligente. Et souvent de manière décalée pour ne pas rendre le propos lourd. A tous ceux qui n'ont pas encore découvert le cinéaste, je leur prie de s'y intéresser. Au moins à celui-ci, qui est à mes yeux le plus grand film de Jensen, un réalisateur qui me tient désormais à coeur...

Note: 5/5

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16 février 2009

Flickering Lights (Blinkende lygter)

flickering_lightsDe: Anders Thomas Jensen

Avec: Soren Pilmark, Ulrich Thomsen, Ibene Hjeile, Mads Mikkelsen, Nikolaj Lie Kaas, Sofie Grabol, Frits Helmuth, Ole Thestrup, Peter Andersson, Niels Anders Thorn,...

Pays: Danemark

Année: 2000

Synopsis

Quatre copains, escrocs minables, se mettent en tête d'ouvrir une auberge. Seul problème: aucun ne sait cuisiner...

Avis

Je dois bien avouer que le cinéma danois et moi, on n'était pas très copains. Il faut dire que je n'avais vu que du von Trier. Et pas forcément les meilleurs: Les idiots qui doit être l'une des pires choses que j'ai vu dans l'histoire du cinéma et puis il y avait Dancer in the dark, film possédant quelques qualités mais qui m'avait royalement fait ch...
Et puis il y a eu l'illumination. Celle d'un petit gars, jeune espoir du cinéma nordique. J'ai nommé Anders Thomas Jensen.
J'aime beaucoup le cinéma de Tarantino. Vous allez me dire c'est bien mais pourquoi nous parler de lui quand on a affaire à un cinéaste danois? Oh tout simplement parce que son premier film est comparé à ce que fait Tarantino. Bon, là, je vous dis tout de même que c'est pas mal exagéré. Il y a quelques points de ressemblance mais bon, c'est tout. Jensen se démarque totalement de quelconques influences.
L'avantage avec ce cinéaste, c'est que j'aime beaucoup les films qui détendent mais qui sont intelligents. Avec Flickering lights, on est en plein dedans.
Premièrement, je dois avouer que je suis fan d'humour noir. Pour ceux qui me connaissent, ils savent que je le pratique pas mal et que je suis même assez trash par moment. Je pars du principe qu'on peut rire de tout ou presque. Mais pas avec tout le monde. Merci Monsieur Desproges. Ici, c'est le cas, il y a des situations que je trouve vraiment tordantes. Il y a le fêlé avec ses armes à feu qui butent sans raisons des vaches ou un écureuil. Ou encore le chef de la petite bande qui met un sacré coup de poing à la nana d'un de ses compagnons parce qu'elle l'emmerdait. Bref, tous des petits trucs qui me font rire mais qui ne toucheront évidemment pas tout le monde.
Ici, on est clairement dans du divertissement. Tout est décalé. Les personnages possèdent chacun des caractéristiques qui les mettent un peu en marge de la société. Il y a le chef de la bande qui rêve de posséder un truc à lui. Pour lui tout seul. C'est ainsi qu'avec l'argent volé il décide d'acheter une auberge délabrée pour la retaper. Il y a ensuite ce gars fan d'armes à feu et qui ne se balade qu'avec ça. Puis il y l'autre homme qui est accro à la drogue et à l'alcool. Enfin, terminons par celui qui ne peut s'empêcher de manger. Imaginez donc tout ce petit monde réuni, ce que ça peut faire comme dégâts ou comme drôles de situations. Honnêtement, ce film est très bon, uniquement pour cela. Ensuite, Jensen ne se contente pas de montrer comment ils sont mais via des petits flash-backs, assez amusants ou émouvants, il montre le pourquoi. Et là on se rend compte que le bonhomme vient à critiquer l'univers familial tel qu'il est et peu importe les milieux sociaux. Tout connaissent des problèmes avec leur famille et peu importe la richesse ou l'éducation de la personne. La famille parfaite n'existe pas. Comme nous, nous connaissons tous nos petites tracasseries.
Il manque toutefois un petit quelque chose pour signer d'entrée un chef-d'oeuvre à Jensen. Qu'importe l'oeuvre est réussie et sur tous les genres. Jensen m'a réconcilié avec le cinéma danois, j'espère qu'il le confirmera. Réponse lors du prochain article...

Note: 4/5


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24 janvier 2009

Phénomènes (The Happening)

ph_nomenesDe: M. Night Shyamalan

Avec: Mark Wahlberg, Zooey Deschanel, John Leguizamo, Betty Buckley, Ashlyn Sanchez, Spencer Breslin, Robert Bailey Jr., Frank Collison, Jeremy Strong, Alan Ruck, Victoria Clark,...

Pays: Etats-Unis, Inde

Année: 2008

Synopsis

En quelques minutes, des personnes se suicident dans des circonstances terrifiantes et inexpliquées. Quel est ce phénomène? Elliot Moore tente d'y échapper avec les siens, mais très vite plus personne n'est en sécurité nulle part...

Avis

M. Night Shyamalan avait énormément déçu avec son dernier film La jeune fille de l'eau. Il avait d'ailleurs inauguré une chose totalement nouvelle pour moi: m'endormir au cinéma. Jamais l'impression qu'un cinéaste se foute de moi m'avait parue aussi grande. La scène de l'enfant lisant l'avenir dans des céréales est à mes yeux ce qui résume le mieux le précédent film du cinéaste. Il était donc attendu au tournant le brave Shy. D'autant que ses oeuvres comme Signes ou Le village, m'avaient procuré pas mal de satisfaction. Avec Phénomènes, Shyamalan me réconcilie totalement avec son cinéma. Et à mes yeux, ça devient d'entrée son meilleur film...
D'emblée, l'oeuvre commence fort. Central Park, des enfants qui jouent, des gens qui se balladent et puis soudaint le vent qui souffle, les gens se taisent. On reste calé sur deux personnes. L'une répête une question qu'elle a demandé deux minutes auparavant. Elle prend ensuite l'aiguille qui tenait lié ses cheveux pour se la planter dans le cou. Le ton est donné. La scène la plus impressionnante va pourtant seulement arriver. Nous sommes sur un chantier de construction, des ouvriers parlent entre eux. Puis un accident survient, un ouvrier tombe du haut de l'immeuble. Quelques secondes passent, un deuxième, un troisième sautent également. La scène est forte marquante. Jamais la mort au cinéma n'avait été aussi incroyablement montrée. L'homme se tue sans raisons.
Evidemment, comme toujours maintenant depuis l'après 11 septembre, une attaque terroriste est envisagée. Bien vite, Shyamalan écarte cette hypothèse. Tant mieux, on en a assez vu avec les hommes semant la terreur. Il préfère alors s'orienter sur une voie plus terrestre, nettement plus liée à l'environnement. Les détracteurs trouveront que Shy surfe sur un sujet en vogue, et qu'il ne se démarque pas mais tant pis pour eux. Il assume clairement son choix. En fait, ce qui rend le film assez effrayant, c'est parce que, ce qu'il raconte demeure dans le domaine du possible et de l'imaginable. Comme pour la disparition des abeilles (c'est avec cette comparaison que Shy donne le ton et tente d'expliquer les événements), il y a des choses que la nature réalise et qui restent inexplicables pour l'homme. La science tentera bien de les expliquer mais ne parviendra pas à trouver la vraie raison. Bref, les événements doivent être vus comme un avertissement que l'homme devra prendre en compte ou pas...
A noter toutefois que si vous n'aimez pas le cinéma de Shyamalan, il est inutile de voir le film. On retrouve tous les éléments qui font le succès ou non du metteur en scène: narration lente, musique très présente, très peu d'action,... A noter que cette fois-ci, il n'apparaît pas devant la caméra mais on entendra au moins le son de sa voix. Côté acteurs, on ne parlera pas trop d'eux car honnêtement, ils ne cassent pas forcément des briques mais ils ne tirent pas le film vers le bas. Dans l'ensemble, j'ai trouvé l'interprétation de Wahlberg très honnête. Pour preuve que Phénomènes m'a plu, je l'ai regardé quatre fois en quelques jours. La musique de James Newton Howard est très réussie, la première moitié du film est grandiose. La seconde est réussie. Une oeuvre injustement boudée cette fois-ci...

Note: 5/5 

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