cinéma...

Simples avis sur des films que j'ai eu la chance de voir et dans la continuité de ce que j'ai commencé sur mon autre blog! A noter que tous les films présentés dessus font partie de ma DVDthèque.

07 février 2009

Trois courts-métrages de Martin Scorsese

What's a nice girl like you doing in a place like this ?scorsese

De: Martin Scorsese

Avec: Zeph Michelis, Sarah Braveman, Mimi Stark,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1963

Synopsis

Suivant les conseils de ses amis, l'écrivain Harry emménage dans un quartier modeste de New York. Au hasard d'une librairie, il tombe sous le charme d'une photo représentant un homme sur une barque. Tandis qu'il cherche l'inspiration, le cliché l'obsède de plus en plus jusqu'à l'empêcher d'écrire, de manger et de dormir...

Avis

Je dois bien avouer que j'ai toujours aimé le bizarre. Ca tombe bien, le premier court-métrage de Scorsese l'est totalement. L'histoire d'un homme obnubilé par une photo et qui finit par en perdre la tête, à ne voir que cette photo justement. L'histoire est relativement prenante, même si certains éléments m'ont pas mal dérangé. En fait, le bizarre l'est par moment beaucoup trop à mes yeux. Il y a la fin qui est par contre très bonne. La mise en scène de Scorsese est déjà appliquée.

Note: 3.5/5

It's not just you, Murray!

it_s_not_just_you__murray_De: Martin Scorsese

Avec: Ira Rubin, San de Fazio, Andrea Martin,...

Pays: Etats-Unis 

Année: 1964

Synopsis

Gangster new-yorkais d'origine italienne, Murray raconte son parcours de 1922 à 1965, du trafic d'alcool à la production de spectacles de music-hall.

Avis

J'aime bien les films de mafia, l'univers qui tourne autour. Ca tombe bien, Scorsese offrira pas mal d'oeuvres sur ce genre. Et dès le départ, il va réaliser un court-métrage sur le monde la pègre. Il faut bien avouer aussi que c'est un milieu qui fait rêver. Qui n'a jamais voulu être à la tête d'une organisation criminelle et de vivre en marge de la loi? Ici, c'est fait avec humour. On peut dire que ça fonctionne bien. A titre personnel, je préfère ce court-métrage au précédent. Il faut dire que le milieu est tourné à la dérision. Assez drôle quand on sait que Scorsese fera de la mafia l'un de ses genres de prédilection.

Note: 3.5/5

The big shave

big_shaveDe: Martin Scorsese

Avec: Peter Bernuth

Pays: Etats-Unis 

Année: 1967

Synopsis

Une salle de bain d'un blanc immaculé. Arrive un homme torse nu qui commence à se raser. Première coupure. Plus l'homme se rase, plus il se coupe, plus l'hémoglobine se répand.

Avis

Voilà probablement l'un des plus grands court-métrage de tous les temps! Une oeuvre formidable de quelques minutes qui dénonce, sans jamais qu'on ne la voit, la guerre du Vietnam. Pas une seule parole dans ce film mais une musique de jazz qui sort du transistor. Le jazz est un genre plutôt joyeux, entraînant. Tout l'opposé de ce qui va nous être montré à l'écran. Cet homme se rase encore et encore et encore jusqu'au sang. Reflet d'une génération d'américains perdue. La mort semble être au bout. Seul un carton dans le générique de fin nous confirme qu'il s'agit bien du Vietnam qui est le thème central du court-métrage. La mise en scène de Scorsese est remarquable. Un classique parmi les courts. A noter que la guerre du Vietnam est probablement celle qui a le plus montré la souffrance des soldats américains. Il y avait une forte présence de journalistes et ils n'étaient pas contrôlé par l'armée. Le Pentagone retiendra les leçons du Vietnam avec la Guerre du Golfe où les journalistes seront totalement manipulés. The Big Shave est aussi la preuve que l'on peut parler du Vietnam et des souffrances qui vont en découler sans montrer une seule image de combats. Remarquable vraiment.

Note: 4.5/5

Posté par batman1985 à 17:34 - Courts-métrages - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2008

Pixar courts-métrages (Pixar Short Films)

pixar_short_filmsRetrouvez le savoir-faire Pixar: animations révolutionnaires, précision, originalité & inventivité, humour & poésie..., dans la collection des courts-métrages Pixar réunis enfin pour la toute première fois. Une compilation de 13 "petits bijoux" présentés en ouverture de Toy Story, Monstres & Cie en passant par Le Monde de Némo, Ratatouille et bien d'autres encore. Un best-of incontournable qui réjouira famille, enfants et fans d'animation!

Réalisateurs: voir les différents courts-métrages.

Pays: Etats-Unis

Année: voir les différents courts-métrages.

Les aventures d'André et Wally B. (The Adventures of André & Wally B.) de John Lasseter, 1984

Le tout premier court-métrage que ce Pixar qui date déjà de plus de vingt ans. En gros, c'est l'histoire d'une guêpe qui chasse un personnage bleu. C'est drôle, c'est très court (plus ou moins une minute trente) mais ça prouve déjà que Lasseter avait du talent.

Note: 3.5/5

Luxo Jr. de John Lasseter, 1986

Ce court-métrage raconte une charmante petite histoire d'une petite lampe qui joue avec un ballon. Graphiquement, c'est toujours aussi bon. La petite lampe deviendra d'ailleurs plus tard le 'i' de Pixar. C'est encore une fois assez drôle même si on a plus l'impression que celui-ci est destiné à un plus jeune public. Ce court dure environ deux minutes.

Note: 3.5/5

Red's dream de John Lasseter, 1987

Probablement le plus sombre court-métrage de ce DVD que Pixar ait pu réalisé. Toujours des oeuvres de Lasseter, cela raconte l'histoire d'un monocycle qui est à vendre au rabais dans un magasin de vélo. Ce monocycle rêve de gloire avec un spectacle où il tiendrait la vedette avec un clown, au point même de la ravir. L'élément le plus intéressant se situe dans le fait qu'on ne sait pas si c'est une rétrospection dans le passé que se fait l'objet où si c'est un rêve. C'est un court qui dure tout de même 4 minutes environ.

Note: 4/5

Tin Toy de John Lasseter, 1988

Ici, il s'agit probablement d'un des courts-métrages qui rappelle le plus Toy Story. C'est l'histoire de jouets qui sont dans une maison et qui sont évidemment les compagnons de jeu d'un bébé. Ce dernier est d'ailleurs modélisé de manière hideuse. Est-ce une sorte de dire à quel point l'être humain oublie très vite ses jouets et qu'il a toujours eu des pulsions de destructions envers lui? C'est une question qui peut se poser. Quoi qu'il en soit, on voit un petit jouet qui tente à tout prix de s'intéresser au petit mais celui-ci lui mène la vie dure. Finalement, il va tout faire pour en réchapper et se cacher. C'est assez bien foutu même si ça n'atteint pas encore les sommets tout au long des cinq minutes de dessins qui défilent sous nos yeux.

Note: 4/5

Knick Knack de John Lasseter, 1989

Voici mon court-métrage préféré de cette édition DVD. C'est drôle tout au long des trois minutes. C'est ingénieux et vraiment très très très bien foutu. On constate même une certaine forme de sadisme de la part des créateurs. En gros, c'est l'histoire d'un bonhomme de neige, souvenir de vacances d'Alaska, qui aimerait bien voir un autre souvenir de vacances, ayant les atouts de charme d'une des plus belles miss de Floride. Honnêtement, j'étais mort de rire sur la fin. Clairement, le premier gros coup de la part de Pixar.

Note: 5/5

Le joueur d'échecs (Geri's Game) de Jan Pinkova, 1998

Enfin, un autre réalisateur que John Lasseter (qui s'était de toute façon très bien débrouillé), c'est Jan Pinkova qui se retrouve aux commandes. Mais il faut dire que neuf ans se sont écoulés entre le précédent et celui-ci. D'un point de vue graphique on constate clairement une différence même si les dessins des années 80 n'ont quasiment pas vieillis.
Il s'agit ici de l'histoire d'un vieux monsieur, joueur d'échec mais sans partenaire. Il va donc décider de jouer une partie contre lui-même. Ca reste drôle et dans le fond, on se demande si Pixar ne souligne pas le fait qu'on a trop tendance à mettre de côtés les personnes âgées alors que celles-ci peuvent toujours être drôles...

Note: 4.5/5

Drôles d'oiseaux sur une ligne à haute-tension (For the birds) de Ralph Eggleston, 2001

Mon second court préféré. Créé par Eggleston, il s'agit de l'histoire d'oiseaux, friands de commérages et qui aiment se moquer des oiseaux différents qu'eux. Mais il y en a un qui s'accroche et qui finalement va leur jouer un vilain tour. C'est une nouvelle fois très drôle, et de plus, on peut aussi se poser la question de savoir si Pixar n'a pas voulu faire passer une sorte de message de tolérance quand à la différence des autres, qui n'est pas forcément négative et qui pourtant nous freine.

Note: 5/5

La nouvelle voiture de Bob (Mike's new car) de Peter Docter et Roger Gould, 2002

Un duo que pour ce court-métrage qui reprend les deux personnages principaux de Monstres & Cie. Encore une fois tout est prétexte à des gags. Ici, c'est Bob (Mike pour les américains) qui achète une nouvelle voiture et qui veut en montrer toutes les spécificités à son compagnon. Evidemment, rien ne fonctionne comme prévu. En Version Originale, le court s'offre les services de Billy Cristal et John Goodman. C'est un court-métrage d'environ trois minutes trente.

Note: 4/5

Saute-mouton (Boundin') de Bud Luckey et Roger Gould, 2004

Probablement le plus musical court de cette édition DVD. C'est également une sorte de fable. Les dessins sont assez jolis, ce n'est pas spécialement drôle bien que l'humour est présent par moments. En fait, c'est les dessins qui s'accordent quelque peu aux paroles de la musique. C'est très bien réalisé, ça va sûrement diviser quelques personnes mais ça vaut au minimum un coup d'oeil.

Note: 4.5/5

Baby-sitting Jack Jack (Jack-Jack Attack) de Brad Bird, 2005

Comme pour Monstres & Cie, on reprend un long comme base à l'histoire. Cette fois-ci, on s'intéresse à Jack-Jack du film Les indestructibles et qui était probablement le personnage de la famille le plus délaissé dans le long pour en faire la vedette de ce court. En gros, il va faire passer la vie dure à sa baby-sitter, qui heureusement n'en gardera aucune séquelles. C'est le même réalisateur, à savoir Brad Bird, et même si ça reste drôle, l'humour fonctionne un peu moins que pour certains chefs-d'oeuvres présents sur le DVD.

Note: 4/5

L'homme orchestre (One Man Band) de Andrew Jimenez et Mark Andrews, 2006

Un très beau court-métrage de la part de Pixar que celui-ci. L'homme orchestre renvoit peut-être au passé de Pixar et à Tin Toy qui mettait en scène un jouet capable de jouer de l'orchestre également. Ici, il s'agit d'une enfant qui n'a qu'un sous et qui va voir deux hommes tout faire pour tenter de gagner cette pièce. Cela se déroule dans un village italien et plus que probablement même en Sicile. C'est assez pittoresque. C'est très beau et même assez drôle par moment. Ca dure plus ou moins quatre minute et ce n'est vraiment que du bonheur.

Note: 4.5/5

Martin et la lumière fantôme (Mater and the Ghostlight) de John Lasseter et Dan Scanlon, 2006

Probablement le moins réussi des courts-métrages de cette édition. Si graphiquement et esthétiquement, Pixar n'a plus rien à prouver, on constate quand même qu'on assiste à une histoire assez moyenne, s'intéressant à Martin, qui aime faire peur aux autres et qui va, cette fois, connaître l'effet que ça fait d'avoir peur. C'est assez rarement drôle et au fond, ça reste très convenu. Une histoire qui ne vaut que pour ses graphismes.

Note: 2.5/5

Extra Terrien (Lifted) de Gary Rydstrom, 2007

Le tout dernier court-métrage en date de Pixar. Signé Rydstrom, habitué à travailler sur le son, il met en scène deux extraterrestres. Le premier est plus que probablement un professeur ou un patron et le second un élève, un apprenti. But de la manoeuvre, enlever un humain. Problème, le vaisseau comporte tellement de boutons que l'élève ne peut s'empêcher de faire des erreurs. Là aussi, c'est vraiment très drôle et quand on voit ce genre de courts, on comprend de toute façon que chez Pixar, on risque d'être en haut de l'affiche pour très longtemps...

Note: 4/5

Posté par batman1985 à 18:49 - Courts-métrages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 janvier 2008

Le bunker de la dernière rafale

bunkerrj0De: Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro

Avec: Jean-Marie De Busscher, Marc Caro, Spot, Thierry Fournier, Vincent Ferniot, Patrice Succi, Gilles Adrien, Zorin, Eric Caro, Jean-Pierre Jeunet, Bruno Richard et Hervé Di Rosa

Pays: France

Année: 1981

Synopsis

Paysage terrestre apocalyptique. Un bunker. Des militaires au crâne chauve tentent de passer leur temps. Une alarme retentit: des voyants s'allument, agitation, courses dans les couloirs, évaluation d'une stratégie, un médecin astique des prothèses. La sirène s'éteint: fausse alerte...

Critique

Une fois n'est pas coutume, c'est d'un court-métrage français dont je vais vous parler. Ainsi, c'est l'occasion de parler de deux personnages totalement atypiques dans le monde d'un cinéma français, totalement en perte de vitesse, dont la plupart des comédies se ressemblent et ne font plus rire à l'heure actuelle et dont la plupart des drames qui ressortent sentent surtout le réchauffé. Ainsi, Le bunker de la dernière rafale est le troisième court-métrage de Jean-Pierre Jeunet associé au dessinateur Marc Caro. Un court de 26 minutes très intéressant où l'on découvre tout de suite les talents de Jeunet et dans une moindre mesure de Caro.
Ainsi, d'un point de vue de la réalisation, il n'y a absolument rien à redire. Si ce n'est peut-être que l'on sent que c'est une oeuvre qui a fortement vieilli au niveau des effets spéciaux. Mais il ne faut absolument pas oublié que c'était un court-métrage et que les moyens financiers mis dedans sont tout autre et parfois viennent directement des poches de leurs auteurs.
D'un point de vue du scénario, on trouve quelque chose de très pessimiste. Premièrement, la terre ressemble au paysage lunaire. Tout est sans vie. L'homme se ressemble en tout point. On a affaire à tous des hommes qui ont le crâne rasé et qui vivent dans un bunker. Cela signifie sans doute que l'être humain est responsable de ce désatre. Perdu dans une guerre nucléaire qui aurait tout ravagé. On peut aussi avouer que tous ces hommes chauves et les costumes font sans aucun doute penser à la Wehrmacht. On se situerait alors après la Seconde Guerre mondiale, mais au fond, aucune époque n'est déterminée. Soudainement, une alarme retentit, le bunker s'agite. L'alarme s'arrête. Fausse alerte. Un peu plus tard, un soldat découvre un compteur qui... compte à rebours. L'agitation devient de plus en plus grande au fur et à mesure que le temps s'égrène. Et évidemment, plus ça avance, plus les hommes deviennent fous. Que va-t-il se passer? Pourquoi s'est-il mis en marche? Quelle nouvelle catastrophe va encore arriver? Inutile de vous dire que chacun va vouloir tenter de survivre à tout prix. Jusqu'au final totalement simple. Où le compteur se remet à son point de départ... Bref, cette peur de l'inconnu a poussé les hommes à devenir à nouveau des bêtes, à sentretuer. D'un point de vue scénaristique, l'oeuvre est une réelle réussite.
Du côté des acteurs, il est intéressant de constater qu'aucun n'a de réels liens avec le cinéma excepté Caro et Jeunet. Le casting étant composé, par exemple, de dessinateurs ou d'artistes en tout genre.
On connaît la suite de la carrière des deux cinéastes. Caro vient de réaliser son premie long-métrage seul et vient de sortir en ce début d'année. Il s'est essayé à un film de science-fiction, Dante 01, mais les critiques ont littéralement massacré Caro.
Quant à Jeunet, après quelques autres oeuvres avec Caro, dont deux longs, il aura l'immense honneur de signer le quatrième opus de la saga Alien. Mais il deviendra célèbre et réellement incontournable avec Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, véritable hymne au bonheur. Sa carrière semble suivre son cours, tranquillement.
Tandis que ce court-métrage est une réussite signée par ces deux hommes, qui n'est certes pas dénué de défauts (dû essentiellement au coup de vieux qu'il a pris), mais dont le coup d'oeil n'est absolument pas négligeable.

Note: 3.5/5

Posté par batman1985 à 00:01 - Courts-métrages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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