31 janvier 2012
Le chevalier mystère
De: Georges Méliès
Avec: Georges Méliès
Pays: France 
Année: 1899
Synopsis
Dans un château, un magicien dessine sur un tableau noir une tête avec une craie, fixe celle-ci sur une bouteille et la bouteille sur une épée. Voilà le Chevalier ainsi créé qui se met à gesticuler et parler comme un beau diable.
Avis
Comme dans Un homme de têtes, Méliès tient encore à prouver les multiples possibilités qui se dégagent de l'utilisation du cinématographe. Une fois encore, on en vient à montrer les trucages qui semblent simples à réaliser. Méliès était un vrai magicien qui tenait à montrer au spectateur que rien n'était truqué. C'est simple, c'est joli à voir et ça date de plus de 110 ans. Rien que ça!
Note: 3.5/5
29 janvier 2012
Un homme de têtes
De: Georges Méliès
Avec: Georges Méliès
Pays: France 
Année: 1898
Synopsis
Un homme enlève trois fois de suite une tête qui ensuite réapparaît à nouveau, déposant sur deux tables les autres têtes qui alors gesticulent dans tous les sens.
Avis
Une histoire toute simple, encore, mais très intéressante pour Méliès. Elle sert en effet à montrer la magie future du cinéma et toutes les possibilités dont il regorge, notamment en matière de trucages.
Il est évident que ça a vieilli, mais tout de même, pour un film de 1898, la qualité est d’ores et déjà au rendez-vous. Méliès expérimente toujours. Mais il le fait très bien. L’histoire d’un homme qui joue sur l’illusion et de se retirer les têtes est vraiment bien faite. Une bonne surprise et si le but était d’en mettre plein la vue à l’époque, c’est vraiment réussi.
Note: 3.5/5
27 janvier 2012
Sept vies (Seven Pounds)
De: Gabriele Muccino
Avec: Will Smith, Rosario Dawson, Woody Harrelson, Barry Pepper, Michael Ealy, Elpidia Carrillo, Robinne Lee, Joe Nunez, Bill Smitrovich, Tim Kelleher, Gina Hecht, Andy Milder,...
Pays: Etats-Unis 
Année: 2008
Synopsis
Hanté par un secret, Ben Thomas cherche sa rédemption en transformant radicalement la vie de sept personnes qu'il ne connaît pas. Une fois son plan mis en place, plus rien ne pourra l'arrêter. C'est tout du moins ce qu'il croit. Mais Ben n'avait pas prévu qu'il tomberait amoureux de l'une de ces personnes et que c'est elle qui va le transformer...
Avis
Gabriele Muccino a décidé avec Sept vies de faire pleurer les chaumières avec un lot de "bon sentimentalisme" à en vomir.
Le film débutait pourtant remarquablement bien. Un joli petit discours d'ouverture et puis Will Smith engueulant assez durement un aveugle. On se dit que ce début est vraiment percutant et que si l'oeuvre dure sur ce même niveau constamment, on va prendre son pied.
Mais l'entrée n'est en fait qu'un soufflet. Une fois huit minutes passées, on va rentrer dans ce que j'appelle le pathétique sentimentaliste. Au fur et à mesure qu'on avance, Smith va nous donner des leçons sur le bon comportement à adopter et nous montrer que tout ce qu'il fait est beau et bon pour son prochain. Car oui, notre homme cache aussi un lourd secret qu'il tente de faire réparer...
Tellement lourd qu'à la première petite séquence de flashback, on comprend directement ce qu'il s'est passé. Ca nous amène à rendre inutiles tous les retours en arrière suivant.
Et puis, il a vraiment ce pathétique sentimentaliste présent de bout en bout, qui n'arrête jamais et qui crache en permanence sa mièvrerie, les larmes, la beauté du geste, etc. Car oui, il a la mort, la maladie, la tristesse, etc. Mais pitié, stop!
Alors, c'est vrai, les acteurs sont sympathiques. Mais au début et à regarder que l'affiche, j'ai cru qu'il s'agissait d'un documentaire sur Will Smith. C'est vrai que c'est un bon acteur, en pleine maturité et il le prouve. Mais il y a quand même Rosario Dawson, Barry Pepper et Woody Harrelson, réduits pour la plupart en de simples seconds rôles.
Note: 1.5/5
25 janvier 2012
Une nuit terrible
De: Georges Méliès
Avec: Georges Méliès
Pays: France 
Année: 1896
Synopsis
Un homme en chemise de nuit s'installe dans son lit et commence à s'assoupir lorsqu'il est importuné par une grosse punaise qui interrompt son sommeil. Sa nuit est gâchée.
Avis
Ce petit court-métrage d'une minute et l'un des plus anciens Méliès retrouvé. Rien de bien extraordinaire au niveau de l'histoire puisqu'il s'agit simplement d'un homme qui se couche, et est réveillé par une énorme punaise. Déjà la qualité des effets spéciaux étonne. Pour un film de 1896, on est vraiment dans de l'avant-garde et le monstre est assez impressionnant. On sent que Méliès se teste encore et toujours avec les caméras, mais on a franchi un palier supplémentaire par rapport à Une partie de cartes.
Note: 3.5/5
23 janvier 2012
The Insider (Sin yan)
De: Dante Lam
Avec: Nick Cheung, Nicholas Tse, Kwai Lun-mei, Kai Chi Liu, Pu Miao, Yi Lu, Lawrence Cheng, Sherman Chung, Tony Ho, Philip Keung, Kwok Jing-hung, Roderick Lam,...
Pays: Hong-Kong ![]()
Année: 2010
Synopsis
Un inspecteur se fait aider par un ex-prisonnier pour infiltrer un gang de braqueurs réputé intouchable. Il tente alors de le protéger mais la tâche s'avère plus compliquée que prévue...
Avis
Polar de Hong-Kong très sympathique, qui méritait certainement une sortie en salles quand on voit les grosses daubes que les cinémas américains et français se permettent de sortir de temps à autre (chaque semaine en fait).
Les gros points positifs restent probablement le scénario qui présente un polar intelligent. L'infiltration n'étant en effet pas le point central du film, mais bel et bien la relation qui lient les policiers à leurs indics. Et elle n'est pas rose tous les jours. Pour les policiers, il s'agit de pouvoir garder au maximum ses distances tout en le protégeant et en le considérant comme un ami. Un ami qu'il n'est pas vraiment. Pour l'indic, il est évident que c'est de fournir les informations aux policiers sans se faire prendre. Mais les indics, c'est comme des petites bestioles, on finit par s'attacher à eux. Et c'est le cas d'un inspecteur principal.
A ce titre, la psychologie de l'inspecteur est très travaillée, avec un retour sur le passé peu glorieux vis-à-vis de sa femme suite à une soirée trop arrosée et un indic se battant avant tout pour sa soeur, sa seule famille et lui permettre d'avoir une vie convenable. Jusque-là, c'est vraiment très bien. Sauf que le film n'évite pas la romance du genre et casse un peu l'ambiance. Personnellement, j'accroche toujours moins sur ce coup, même si cet amour naissant entre l'indic et la femme d'un chef de gang nous gratifiera d'une belle séquence en voiture.
A ce titre, la réalisation est dans le pur style HK. On ressent direct la patte d'un polar sorti tout droit de la grande cité. On regrettera parfois quelques longueurs dans le milieu du film, mais faut avouer que l'oeuvre tient généralement bien la distance.
Surtout que je ne suis pas spécialement un grand fan des polars estampillés Hong-Kong. Ca se laisse regarder et celui-là fait partie de ceux que j'apprécie beaucoup. Un bon moment de détente, preuve que flics, méchants et action forment parfois un bon mélange et dosage entre le tout.
Note: 3.5/5
21 janvier 2012
Une partie de cartes
De: Georges Méliès
Avec: Georges Méliès, Gaston Méliès, Georgette Méliès,...
Pays: France 
Année: 1896
Synopsis
Trois hommes jouent aux cartes dans le jardin.
Avis
Ca reste évidemment toujours impressionnant de voir l'un des premiers films tournés au monde. Se dire que ces images datent déjà de plus de 120 ans, datant de 1896. L'histoire ne raconte rien de spécial, si ce n'est qu'on voit trois hommes assis autour d'une table, jouant aux cartes, riant et regardes des informations contenues dans le journal. Méliès dira de ce film qu'il testait uniquement son matériel à cette époque. On en est donc pas encore à l'univers fantastique du Voyage dans la lune, mais le début du cinéma se fait petit à petit.
Note: 3/5
19 janvier 2012
A Scanner Darkly
De: Richard Linklater
Avec: Keanu Reeves, Winona Ryder, Robert Downey Jr., Woody Harrelson, Rory Cochrane, Casey Chapman, Melody Chase, Dameon Clarke, Jack Cruz, Chamblee Ferguson,...
Pays: Etats-Unis 
Année: 2006
Synopsis
Une banlieue d'Orange County, en Californie, en 2013. L'interminable et vain combat de l'Amérique contre la drogue se confond désormais avec sa guerre contre le terrorisme. Le policier Bob Arctor, spécialiste réticent des missions d'infiltration, est contraint de jouer les taupes auprès de ses amis Jim Barris, Ernie Luckman, Donna Hawthorne et Charles Freck. Lorsqu'il reçoit l'ordre de s'espionner lui-même, Arctor entame une inexorable descente dans l'absurde et la paranoïa, où loyautés et identités deviennent indéchiffrables.
Avis
A Scanner Darkly est un film tiré du roman du même nom de Philip K. Dick. L'occasion pour moi aussi de découvrir Richard Linklater à travers ce film.
N'ayant pas lu le bouquin, je restais vierge à toute idée. Cependant, force de constater que l'oeuvre du cinéaste manque d'éclaircissements. C'est bien beau d'avoir un scénario alambiqué, mais il manque clairement de choses pour pouvoir comprendre parfaitement. C'est certes à nous de faire une partie du travail mais tout de même. Et où est l'ambiance oppressante promise alors que notre personnage est censé tomber dans la paranoïa? Pour ce dernier côté, on ne le ressent uniquement que dans le générique de début, très réussi. De ce côté, je reste assez déçu. Il doit manquer des choses importantes, et je suis persuadé qu'une Director's Cut ferait du bien au film. Il ne faut pas jeter la pierre à Linklater pour autant. Son script reste assez prenant que pour ne pas s'ennuyer jusque la fin. De plus, le dernier quart d'heure est d'une excellente réussite. Etonnant aussi de voir que ce film est sorti au moment où nous étions encore sous l'ère Bush et celle de l'espionnage organisé sur sa population. A ce titre, le film est en phase avec son époque.
Ce qui m'avait le plus attiré dans cette oeuvre, c'est bel et bien son utilisation de la rotoscopie, qui reste une belle prouesse technique pour ce film. C'est déstabilisant au début, ça pourrait ne pas avoir de sens dans l'oeuvre, mais étant donné qu'on a affaire à un monde de junkie. L'image est parfois comme floutée, transparente et ça donne une impression de délire. Plutôt bien joué pour le coup.
Les acteurs sont corrects. Keanu Reeves n'a pas la stature pour un premier rôle. Robert Downey Jr. est incroyable par contre.
Ce n'est pas un film désagréable, mais son point faible reste son script où l'on sent des raccourcis trop vites faits, perdant le spectateur, le laissant parfois sur sa faim. Mais ça reste agréable à suivre.
Note: 3/5
17 janvier 2012
Exiled (Fong juk)
De: Johnnie To
Avec: Anthony Wong, Francis Ng, Nick Cheung, Josie Ho, Roy Cheung, Suet Lam, Richie Ren, Simon Yam, Ka Tung Lam, Cheung Siu Fai, Shiu Hung Hui, Ping-man Tam,...
Pays: Hong-Kong ![]()
Année: 2006
Synopsis
Macau, 1998. Wo s'est retiré du milieu et mène une vie paisible avec sa famille. Mais quatre tueurs à gages venus de Hong Kong, d'anciens "collègues de travail", se rendent chez lui. Deux d'entre eux ont pour ordre de tuer Wo.
Avis
Ce film de Johnnie To s'inscrit dans la lignée de Breaking News, à savoir que le cinéaste nous offre une oeuvre envoyant du lourd.
Il y a beaucoup à dire sur ce film et notamment sur sa réalisation dans un premier temps. Johnnie To nous offre une oeuvre parfaitement maitrisée, se montrant être un formidable hommage à Sergio Leone et aux films de samouraï japonais. Les deux n'étant pas forcément éloignés. Longs ralentis, gros plans sur les mains, une réalisations silencieuse et proposant à la fois des combats extraordinaires comme on pouvait en faire dans les westerns spaghettis. A ce titre, il faut reconnaître que le film brille par son côté formel. Ajoutez à cela une photographie vraiment superbe et on obtient l'oeuvre quasi parfaite sur le niveau formel. Il suffit de voir à quel point les scènes de guns sont stylisées pour s'en rendre compte.
Sur le fond, c'est tout aussi réussi. Même si on a un peu de mal au début avec tous ces hommes qui arrivent pour tuer Wo. D'abord, qui sont-ils et ensuite pourquoi n'ont-ils pas les mêmes raisons de l'assassiner. Ca reste un peu flou à ce niveau (ou alors j'ai totalement zappé un passage du film, mais tout de même) et ça constitue pour moi le plus gros défaut de l'oeuvre. Qui est le seul aussi. Sinon, le film raconte avant tout des liens d'amitié dans ce milieu de la mafia. Les cinq hommes ont grandi ensemble et ont mal tourné ensemble. Les hommes envoyés par le patron de la mafia vont refuser d'abattre Wo et vont tenter de trouver un moyen d'échapper à cet ordre. Ils vont trouver une mission qui se révélera être un piège. Ils n'auront donc plus d'autre choix que de se battre contre les deux gros boss de la mafia de Macao.
Outre les liens d'amitié, qui vont d'ailleurs être mis en avant dans la fin du film avec la volonté de vengeance après la mort de Wo, l'oeuvre est presque une ode à la défense de la veuve et de l'orphelin. Un point du script qui n'est pas non plus sans rappeler ce que l'on voit dans les westerns italiens.
Bref, Wo place son film dans le très haut niveau et pour notre plus grand plaisir.
Note: 4.5/5
15 janvier 2012
A la recherche du bonheur (The Pursuit of Happyness)
De: Gabriele Muccino
Avec: Will Smith, Thandie Newton, Jaden Smith, Dan Castellaneta, Brian Howe, Adam Del Rio, James Karen, David Fine, Kurt Fuller, Chandler Bolt, Cecil Williams, Geoff Callan,...
Pays: Etats-Unis 
Année: 2006
Synopsis
Chris Gardner, papa d'un petit garçon de cinq ans, a du mal à joindre les deux bouts. Tout bascule le jour où sa compagne le quitte, le laissant seul avec son fils dans la précarité. Encouragé par l'affection et la confiance de son fils, Chris se démène pour trouver la force de surmonter les obstacles...
Avis
A la recherche du bonheur est un film produit par Will Smith, avec et surtout Will Smith, avec la famille Smith et réalisée par Smith. Ah non, pardon! L'acteur est omniprésent à l'écran et on sent qu'il avait envie de tenir le bon rôle. Cependant, il faut reconnaître que son jeu est de plus en plus mature et que la relation avec son fils fonctionne évidemment à merveille à l'écran. A ce niveau, père, mari et femme sont donc excellent vus les liens familiaux qui les unissent réellement.
Pour le reste, on peut être nettement plus partagé. Certes, la mise en scène de Muccino est correcte. Pas de chichis ou de fioritures et des plans propres pour la plupart. Parfois, le film est servi par une excellente photographie, avec de très jolis plans de la ville de San Francisco. Mais c'est à peur près tout.
Comment expliquer mon ressenti vis-à-vis de l'histoire? Tout d'abord, le début du film est noir de noir. On voit le personnage de Smith, Chris Gardner, s'enfoncer de plus en plus dans la mouise suite à un très mauvais placement. Tout va mal, mais l'homme est un sacré battant. Il ne se laisse pas abattre et va entreprendre un stage pour devenir courtier. Tout à coup, dans ce monde de la finance, tout le monde parait gentil et beau. Là-bas, les gens sourient tout le temps. Honnêtement, quand on repense à ce monde de la finance, jouant avec la vie des gens, il est difficile de les voir comme des personnes en permanence sympathiques.
Et puis comme tout le monde, il est gentil, on tombe dans une espèce de films pleins de bons sentiments, avec un père qui aime son fils, qui est un vrai hymne au bonheur, etc. Bref, on a l'impression de voir La vie est belle en version des temps modernes. A quelques différences près bien sûr. Dans le film de Capra, le personnage de Stewart ne cherchait pas son salut par l'argent. C'est même ce qui causera sa ruine. Et dans l'oeuvre de Muccino, le salut passe par l'argent, une belle vie sociale, par le paraitre, etc. C'est du moins l'impression que peut laisser ce film. Cependant, on peut aussi lui laisser le fait qu'il est un excellent symbole d'espoir et qu'il y a toujours moyen de s'en sortir. Mais qu'il faut en vouloir et se donner justement les moyens de s'en sortir. On n'a rien sans rien. Mais je reste assez partagé sur ce film.
Note: 2.5/5
13 janvier 2012
Alerte ! (Outbreak)
De: Wolfgang Petersen
Avec: Dustin Hoffman, Rene Russo, Morgan Freeman, Cuba Gooding Jr., Patrick Dempsey, Donald Sutherland, Kevin Spacey, Zakes Mokae, Malick Bowens, Susan Lee Hoffman, Benito Martinez,...
Pays: Etats-Unis 
Année: 1994
Synopsis
Un virus mortel, introduit en Californie par un singe importé d'Afrique, se propage à la vitesse de l'éclair menaçant ainsi le continent américain. Premier à pressentir le terrible danger, le colonel Sam Daniels se démène comme un diable pour empêcher que cet effroyable virus n'anéantisse en un temps record la totalité de la population. Mais curieusement, il ne tarde pas à se heurter à l'hostilité de ses supérieurs qui semblent détenier un terrible secret...
Avis
Avec un titre alléchant comme celui-ci et un casting quatre étoiles, on était en droit d'attendre quelque chose d'intéressant de la part de Petersen. Surtout quand il s'agit de mettre du suspense. Ceux qui ont vu Das Boot n'ont plus jamais vu les films de sous-marins de la même façon.
Mais ce film du cinéaste allemand expatrié est au final une grosse déception. Parce que l'oeuvre peine à nous faire rentrer dans l'action. On a au contraire une oeuvre vraiment molle et très bavarde. Bien sûr, Petersen fait son possible pour rester dans le plausible en ce qui concerne les virus et leur propagation. D'ailleurs, d'un point de vue technique, le cinéaste propose parfois l'une ou l'autre belle séquence. Celle dans le labo, au tout début du film, est un excellent plan-séquence, vraiment propre. Mais pour le reste, ça ne vole pas très haut et Petersen tâche de faire simplement son job.
On a évidemment droit à de beaux clichés comme ce soldat disant à l'homme de dire à sa femme qu'il l'aime, le méchant vraiment méchant, des gentils qui se battent pour parvenir à sauver les USA. Le script s'arrête plus ou moins à cela. Et comme il est assez léger, il était évident qu'il fallait se rabattre sur le rythme, l'action et le suspense. Pas de chance, ce dernier n'est jamais présent. Il pourrait l'être dans sa seconde partie si le film n'avait pas été aussi bavard dans sa première. Il est alors trop tard que pour vraiment plonger dans l'action proposée par Petersen.
Ce qu'on peut se demander, c'est comment les acteurs peuvent se révéler pour la plupart fades. Oh bien sûr, ça reste des noms ronflants: Kevin Spacey, Dustin Hoffman, Morgan Freeman, Donald Sutherland, Rene Russo. Merde, on a l'impression qu'eux-mêmes ne croient pas vraiment au film. La palme revient certainement à Cuba Gooding Jr. qui a certainement dû jouer la première partie du film avec un bâton planté dans le fion. Il est mauvais. Maintenant, reconnaissons aussi que Freeman, Spacey, Hoffman et consorts assurent simplement leur job. Et il reste correct, mais il n'y a pas cette implication pourtant habituelle chez ces acteurs.
Alerte ! avait un potentiel. C'est tout.
Note: 1.5/5
