La culture sous toutes ses formes

Un blog sur le cinéma (surtout!), mais également sur des livres, des documentaires, des mangas, des séries et un peu de musique. Et pourquoi pas un jour sur les jeux vidéos?

20 mai 2012

Les aventures de Tintin Le secret de la Licorne (The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn)

Les Aventures de Tintin Le secret de la LicorneDe: Steven Spielberg

Avec: Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, Nick Frost, Simon Pegg, Toby Jones, Mackenzie Crook, Daniel Mays, Gad Elmaleh, Joe Starr, Enn Reitel, Kim Stengel, Sonje Fortag,...

Pays: Etats-Unis, Nouvelle-Zélande

Année: 2011

Synopsis

Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

Avis

On pouvait émettre de sacrées craintes quand Steven Spielberg s'est décidé à s'attaquer à l'icône de la BD belge qu'est Tintin pour une adaptation au cinéma. Pourtant, cette idée trottait le cinéaste depuis les années 80. Déjà à l'époque, il avait failli rencontrer Hergé pour lui faire part qu'il admirait son travail. Malheureusement, le dessinateur belge était déjà trop affaibli par la maladie et suite à son décès, le projet passa aux oubliettes pendant de longues années. Mais Spielberg ne l'avait pour autant pas oublié.
Ce fut donc un véritable événement en Belgique quand le film fit l'avant-première mondiale avec les membres de l'équipe et Spielberg himself. Histoire juste d'en rajouter que le cinéaste respecte Hergé et son adaptation.
L'hommage du cinéaste est présent dès le générique. Ce dernier ressemble à ce qui s'est fait dans Catch Me If You Can, mais parvient évidemment à rendre hommage à chacune des BD. La première séquence met en scène Hergé lui-même, ressuscité par la magie de l'animation. Un choix technique qui s'avérera payant.
Comme la plupart des enfants, j'ai lu Tintin. Il y a des histoires d'ailleurs que j'aime beaucoup chez le reporter et d'autres moins. Mais j'avais envie de voir l'oeuvre d'Hergé respectée. C'est le cas.
C'est la force de Spielberg avec cette oeuvre, c'est d'avoir su garder l'âme de Tintin et de faire un excellent mélange des BD le Crabe aux pinces d'or et Le secret de la Licorne.
De plus, pour Spielberg, Tintin avait un fort potentiel et ressemblait à ses yeux à Indiana Jones. C'est donc pour cela que le cinéaste est parvenu à insuffler aussi sa propre identité dans le film.
Alors, il est vrai que c'est parfois trop hollywoodien et un rien trop Indie. Certains mécontents se demanderont où est passé le professeur Tournesol (mais il est logique qu'il n'apparaisse pas dans le film puisqu'il n'apparait pas dans les deux albums sur lesquels Spielberg a bossé), et que la fin est expédiée (elle permet juste de clôturer parfaitement ce film et de laisser une possibilité à d'autres aventures, si l'oeuvre marchait). Pourtant on constate donc que la plupart de ces reproches peuvent être balayés.
Le point fort est aussi d'avoir utilisé l'animation et plus particulièrement la technique de Performance Capture. Le tout est très crédible. De plus, la 3D est très réussie et offre de nouvelles possibilités et une remarquable profondeur de champ (quand c'est bien foutu of course).
En bref Spielberg offre un film d'aventures presque parfait et qui n'est pas dénué d'âme. Il parait qu'un nouveau Tintin est en route. Pour mettre les déçus de ce premier film d'accord?

Note: 4/5

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18 mai 2012

L'art de la guerre

L'art de la guerreDe: Sun Tzu

Synopsis

L'art de la guerre est le premier traité de stratégie au monde. Rédigé vers les Vème siècle avant J.-C., il développe des thèses originales, qui s'inspirent de la philosophie chinoise ancienne. Considérant la guerre comme une réalité inévitable, il montre comment la réflexion peut mener à la victoire, comment l'analyse des faiblesses de l'ennemi peut fonder une tactique, si l'on sait les exploiter, et même les aggrager; il met l'accent sur le rôle de la ruse et de la fuite. Ses idées, ignorées dans les époques de guerre totale et de conflits frontaux, ont retrouvé une actualité en inspirant les grandes guérillas anticoloniales chinoises et vietnamiennes, notamment, et sont aujourd'hui reprises par les stratèges asiatiques et américains de la guerre économique.

Avis

Les gens de religion ont chacun leur livre sacré. Les militaires chinois avaient le leur. Et on pourrait même l'étendre à d'autres cultures tant la modernité de ce qui est raconté est remarquable.
Pourtant, L'art de la guerre date d'environ 2500 ans. Et rien n'est à jeter. Bien plus que d'être un simple recueil pour expliquer comment gagner une guerre, Sun Tzu, un général chinois, raconte en une petite dizaine d'articles comment remporter la bataille sans parfois avoir à la faire. Les préoccupations tactiques sont nombreuses, il faut prendre en compte le terrain, les troupes ennemies, la position par rapport à certains éléments de terre, etc. C'est aussi un livre qui parle de propagande, de s'adapter à l'ennemi et aux événements. Et bien plus encore que cela, c'en est presque une philosophie.
La version que j'ai lue est la traduction du père Amiot, un jésuite qui vécut en Chine il y a quelques siècles. Rien à redire, c'est assez clair et le livre des éditions Pocket propose quelques "bonus" de lecture avec des explications comparatives avec les deux autres traductions, des histoires sur Sun Tzu, sur les différents "historiens" chinois s'étant intéressé à l'homme, et d'autres récits. Il y en a un sur un personnage où il y a tellement de noms chinois qui interviennent que c'est quasiment impossible de suivre.
Par contre; la plupart des écrits sont intéressants et il y a notamment cette adaptation faite par un homme de l'oeuvre de Sun Tzu pour le monde des affaires. Rien que cela, ça démontre une fois encore l'incroyable modernité de ce recueil.

Note: 4/5

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16 mai 2012

Robin des Bois (Robin Hood)

 

Robin des boisDe: Ridley Scott

Avec: Russell Crowe, Cate Blanchett, Max von Sydow, William Hurt, Mark Strong, Oscar Isaac, Danny Huston, Eileen Astkins, Mark Addy, Kevin Durand, Scott Grimes, Alan Doyle,...

Pays: Etats-Unis, Grande-Bretagne

Année: 2010

Synopsis

À l’aube du treizième siècle, Robin Longstride, humble archer au service de la Couronne d’Angleterre, assiste, en Normandie, à la mort de son monarque, Richard Coeur de Lion, tout juste rentré de la Troisième Croisade et venu défendre son royaume contre les Français.
De retour en Angleterre et alors que le prince Jean, frère cadet de Richard et aussi inepte à gouverner qu’obnubilé par son enrichissement personnel, prend possession du trône, Robin se rend à Nottingham où il découvre l’étendue de la corruption qui ronge son pays. Il se heurte au despotique shérif du comté, mais trouve une alliée et une amante en la personne de la belle et impétueuse Lady Marianne, qui avait quelques raisons de douter des motifs et de l’identité de ce croisé venu des bois.

Avis

Ridley Scott a quand même le chic de s'attaquer à énormément de sujets que j'aime énormément. La période romaine, la découverte du nouveau-monde et maintenant le Moyen-Âge en évoquant la légende de Robin des Bois. En fait, le cinéaste place son histoire avant la légende, ce qui en fait un film assez sombre, à dimension parfois historique (tout en gardant énormément de liberté), mais aussi assez décevant quant au fond de l'histoire.
Voyons les points positifs qui sont quand même un casting assez cohérent bien que Russel Crowe ne nous livre pas une performance comme dans Gladiator, un rendu de l'époque moyenâgeuse assez appréciable pour un film calibré Hollywood, des batailles assez bien foutues (bien qu'on appréciera bien plus le travail de Besson pour Jeanne d'Arc), un rythme assez présent en dépit d'un fond qui ne suit pas (j'y reviendrai), une musique très réussie et pour clouer le tout, le meilleur moment du film reste le générique final fait de dessins animés.
Au niveau de l'histoire, ça prend vachement son temps et même parfois plus. C'est lent, mais ça ne manque pas forcément de rythme (merci les différentes batailles). En fait, on se pose essentiellement la question de savoir ce que Scott veut nous raconter. On voit Robin des Bois, il se bat, il rejoint Marianne, il se bat, il se bat encore et toujours, il retrouve des informations sur son père et puis on voit comment il devient hors-la-loi. Ca manque de beaucoup de choses au niveau du fond et on a l'impression que Scott ne voulait servir que du spectacle. A ce niveau c'est plutôt réussi, mais je plains ceux qui ne sont pas fanatiques d'une telle période, ils ont dû s'ennuyer ferme. Enfin, pour en revenir un peu sur quelque chose de plus positif, ça ne m'a pas déplu de voir un côté un peu plus sombre de l'époque et du mythe.
Un moment sympathique, franchement pas inoubliable, mais qui se laisse regarder.

Note: 3/5

 

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14 mai 2012

How I Met Your Mother Saison 6 (How I Met Your Mother Season 6)

How I Met Your Mother Saison 6Créée par: Carter Bays, Craig Thomas

Réalisée par: Pamela Fryman, Michael J. Shea

Avec: Josh Radner, Jason Segel, Alyson Hannigan, Neil Patrick Harris, Cobie Smulders, Bob Saget, Jennifer Morrison, Bob Odenkirk, Bill Fagerbakke, Kyle MacLachlan, Ben Vereen,...

Pays: Etats-Unis

Année: 2010-2011

Synopsis

Ted se remémore ses jeunes années, lorsqu'il était encore célibataire. Il revoit avec nostalgie ses moments d'égarements et de troubles, ses rencontres et ses recherches effrénées du Grand Amour.

Avis

Sixième saison d'How I Met Your Mother et un constat s'impose, on laisse bien en arrière-plan l'histoire de Ted. On se concentre nettement plus sur les personnages à la base secondaires que sont ses amis.
On suit essentiellement Marshall et Lily et en particulier le premier cité. Outre leur envie d'avoir un enfant, Marshal est confronté au décès d'un proche et revient à son envie de défendre l'environnement. Bref, c'est vraiment bien une saison de maturité pour les personnages.
Une saison qui en vient souvent à évoquer les relations entre père et fils puisque Barney, le troublion de la bande est en quête de son vrai père et finit par le retrouver, mais qui n'est pas vraiment comme il l'imaginait. Cette saison est toujours placée sous la maturité. Même Ted n'est plus aussi romantique et ennuyeux qu'avant. Il en vient à trouver presque un équilibre sur le plan du travail et de sa vie privée. Bon ce n'est pas encore rose puisque sa copine principale pour cette année se dresse contre son projet professionnel. Mais au final, il en arrivera à retrouver un équilibre. Une saison qui s'achève évidemment sur plein de bonnes choses et évidemment une surprise de taille, ouvrant l'intérêt pour la saison 7.
Au niveau de l'humour ça se maintient. Et c'est tant mieux. La saison n'en passe que plus vite. Ce n'est plus aussi drôle qu'au début, vu qu'on est dans une phase de maturité.
Il reste évidemment le défaut principal qu'on s'éloigne quand même du pourquoi Ted nous raconte tout cette histoire (il lui en aura fallu du temps pour trouver la mère de ses enfants, bien que je conçois qu'elle ne se trouve pas du jour au lendemain). Et enfin, il reste des situations improbables qu'on ne racontera certainement jamais à ses enfants.

Note: 3.5/5

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12 mai 2012

Brainstorm

BrainstormDe: Douglas Trumbull

Avec: Christopher Walken, Natalie Wood, Louise Fletcher, Cliff Robertson, Jordan Christopher, Donald Hotton, Alan Fudge, Joe Dorsey, Bill Morey, Darrell Larson,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1983

Synopsis

L'histoire de l'arroseur arrosé version an 2000. Il s'agit ici de l'inventeur d'un computer qui peut permettre de revivre des émotions et sensations physiques déjà vécues. Le concepteur de cette subtile machine est pris à son propre piège.

Avis

Douglas Trumbull s'est essentiellement fait connaître comme directeur des effets visuels pour des "petits" films comme 2001: l'odyssée de l'espace, Blade Runner, Star Trek ou encore Rencontres du troisième type. C'est oublier que le bonhomme a aussi fait quelques films de science-fiction et notamment ce Brainstorm, racontant l'histoire d'une machine inventée par l'homme permettant de retransmettre à d'autres être humains les émotions et les sensations physiques d'une personne.
Il existe aussi une drôle d'aura sur ce film, puisqu'il s'agit du tout dernier de Natalie Wood, qui décèdera alors que l'oeuvre n'était pas encore achevée. Malgré la conclusion de mort par noyade accidentelle, le flou demeure encore autour de sa mort. Dommage, c'était une actrice sympathique au demeurant. On trouve également un Christopher Walken plutôt convaincant dans son personnage, au regard parfois hallucinant lorsqu'il est pris par la machine.
L'histoire est au demeurant relativement intéressante. Les émotions transmises d'un être à un autre ouvrent la voie évidemment à de nouvelles perspectives. L'aspect métaphysique que prend le film vers la fin est sympathique et rappelle énormément 2001: l'odyssée de l'espace. Certainement un film hommage de Trumbull puisque l'un des personnages s'appelle même Hal.
Le problème chez Trumbull réside en deux points qui sont liés. L'oeuvre a vachement vieilli. Contrairement à tous les films cités ici, le cinéaste n'a pas le talent d'un Kubrick ou d'un Scott que pour convaincre entièrement. Seules les séquences représentant la lecture des émotions des autres sont vraiment extrêmement intéressantes. Le reste a mal vieilli. Décors, costumes, photographie, tout ça date d'une autre époque. Ce qui est intemporel chez les précédents cités, ne l'est pas chez Trumbull.
Et par le fait que ça a mal vieilli, on alors du mal à croire a cette histoire quelque peu futuriste à l'heure actuelle.
Au final, une oeuvre sympathique, regardable, avec des qualités, mais qui ne laisse pas un sentiment inoubliable.

Note: 3/5

 

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10 mai 2012

Poussières d'étoiles

Poussières d'étoilesDe: Hubert Reeves

Résumé

Ce livre voudrait être une ode à l'univers. J'ai tenté de rendre hommage à sa splendeur et son intelligibilité, d'exprimer à la fois sa créativité, son inventivité, sa beauté et sa richesse. J'ai voulu donner à contempler et à comprendre.

Avis

Poussières d'étoiles trouve son titre dans la citation qu'une femme avait faite à Reeves: "On m'a dit: "tu n'es que cendres et poussières." On a oublié de me dire qu'il s'agissait de poussières d'étoiles."
L'oeuvre du franco-canadien Hubert Reeves revient sur la création de l'univers, la formation des étoiles, des galaxies, des planètes et ensuite de la vie sur terre. Le bouquin de l'auteur se veut avant tout didactique, raconter de la manière la plus simple possible des éléments extrêmement compliqués.
Au final on en obtient un livre assez intéressant, mais parfois très lourd dans le style, donnant bien trop d'informations avec peu de recul, ne laissant pas toujours le soin au lecteur de pouvoir toujours respirer. Ca ne se lit pas toujours facilement. J'ai ramé pour lire la première moitié tandis que la seconde moitié du livre s'est fait très rapidement, lisant même cent pages d'un coup.
L'auteur ne présente que des faits, des objectivités et des découvertes. Il s'agit d'une réédition d'un livre qu'il avait écrit il y a quelques décennies, mais qu'il a voulu remettre à jour. Le roman se termine par un chapitre se demandant s'il y a une intention dans l'univers, une entité quelconque. L'auteur ne se mouille pas trop à ce sujet, mais pose toutefois des questions intéressantes.
Enfin, un des plus bel atout de ce livre est certainement la richesse photographique dont il s'affuble. Les photographies tant de l'espace que de notre terre sont tout simplement remarquables de beauté.
Mais en terme de vulgarisation scientifique et d'explication de l'univers, on préférera nettement le livre de Bill Bryson, Une histoire de tout, ou presque..., plus simple, plus humoristique et un peu moins scolaire que l'oeuvre de Reeves.

Note: 3.5/5

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08 mai 2012

Source Code

Source CodeDe: Duncan Jones

Avec: Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan, Vera Farmiga, Jeffrey Wright, Michael Arden, Cas Anvar, Russell Peters, Brent Skagford, Craig Thomas, Gordon Masten, Susan Bain, Paula Jean Hixson,...

Pays: Etats-Unis, France

Année: 2011

Synopsis

Colter Stevens se réveille en sursaut dans un train à destination de Chicago. Amnésique, il n’a aucun souvenir d’être monté dedans. Pire encore, les passagers du train se comportent avec lui avec familiarité alors qu’il ne les a jamais vus. Désorienté, il cherche à comprendre ce qui se passe mais une bombe explose tuant tout le monde à bord. Colter se réveille alors dans un caisson étrange et découvre qu’il participe à un procédé expérimental permettant de se projeter dans le corps d’une personne et de revivre les 8 dernières minutes de sa vie. Sa mission : revivre sans cesse les quelques minutes précédant l’explosion afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de l’attentat. A chaque échec, les chances de pouvoir revenir dans le passé s’amenuisent. Alors qu’il essaie d’empêcher l’explosion, ses supérieurs lui apprennent qu’un deuxième attentat est en préparation en plein cœur de Chicago et qu’il ne s’agit plus de protéger les quelques passagers du train mais la ville toute entière. La course contre la montre commence

Avis

Source Code était à mes yeux une bonne surprise l'an passé, preuve que l'on pouvait faire un blockbuster intelligent, en dépit d'un côté déjà-vu.
Pourtant, après une nouvelle vision, l'oeuvre ne tient pas toujours autant la route. Duncan Jones, le fils de David Bowie, est un cinéaste avec de bonnes idées, mais comme dans Moon, son premier bébé, il manque encore dans le scénario de la maturité et de la densité que pour tenir en haleine le spectateur de bout en bout.
Ne crachons pas dans la soupe pour autant. Duncan Jones fait en sorte de tenir la route en dépit des nombreux flashbacks qui remontrent des séquences à l'identique par moment, mais devenant à chaque fois un peu plus différent de renvoi en renvoi dans le code source.
A ce titre, la mise en scène est maitrisée, alliant parfaitement entre suspense et action. Bref, de quoi offrir un blockbuster classique. Car il ne sortira pas vraiment des sentiers battus.
Ce qui est décevant, c'est qu'il avait des thèmes assez intéressants comme le statut de cobaye ou l'identité. Le film ne les abordera jamais, effleurés tout au plus par certaines situations. Ensuite, autre petit défaut du film est de vouloir sombrer dans l'émotion dans sa dernière partie.
C'est un blockbuster convenu, mais plaisant bien porté par Jake Gyllenhaal, accompagné comme il se doit par Michelle Monaghan et Vera Farmiga.
Mais on a hâte de voir Duncan Jones avec un scénario plus profond pour voir ce qu'il en fait.

Note: 3.5/5

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06 mai 2012

How I Met Your Mother Saison 5 (How I Met Your Mother Season 5)

How I Met Your Mother Saison 5Créée par: Carter Bays, Craig Thomas

Réalisée par: Pamela Fryman, Neil Patrick Harris, Rob Greenberg

Avec: Josh Radnor, Jason Segel, Alyson Hannigan, Neil Patrick Harris, Cobie Smulders, Lyndsy Fonseca, David Henrie, Benjamin Koldyke, Ron Nicolosi, Jennifer Lopez, George Finn, Michael Busch,...

Pays: Etats-Unis

Année: 2009-2010

Synopsis

Ted se remémore ses jeunes années, lorsqu'il était encore célibataire. Il revoit avec nostalgie ses moments d'égarements et de troubles, ses rencontres et ses recherches effrénées du Grand Amour.

Avis

En route pour une cinquième saisons d'aventures de cette bande de joyeux copains. Autant le dire tout de suite, ça commence à décliner. L'humour est toujours présent, mais en terme de fil rouge, on se perd un peu.
En terme d'histoire, on constate que la romance entre Barney et Robin dure finalement peu de temps. Ted, toujours en train d'expliquer tout ça à ses enfants raconte comment il a rencontré la colocataire de future femme. Fini le temps aussi où il cherchait à devenir un architecte de renom puisqu'il se contente de donner cours à l'université, boulot qui le passionne d'ailleurs. Tandis que Marshall et Lily, ils songent sérieusement à faire des enfants, surtout en fin de saison (façon de parler). Barney se remet plutôt bien de la tendre idylle avec Robin puisqu'il se remet en chasse. Tandis que Robin, elle, il lui faut plus de temps avant de rencontrer un collègue. Bref, ça bouge un peu, mais finalement très peu du côté de Ted. Faut quand même rappeler que la série s'appelle "Comment j'ai rencontré votre mère" et que c'est bien beau de broder sur les amis, mais faut avoir le sentiment d'avancer dans le fil rouge. A ce niveau, c'est presque une saison pour rien.
Evidemment, il reste l'humour que j'ai évoqué, des épisodes assez funs et notamment ceux avec en guest star Peter Bogdanovich, Amanda Peet et Jennifer Lopez.
Barney garde toujours de l'importance à ce niveau, mais il faut avouer qu'en avançant Marshall possède un trait humoristique qui se bonifie avec les saisons, comme un bon vin. Par contre, et ça c'est positif aussi, Ted se fait un peu moins romantique que dans les saisons précédentes, rendant de la sorte le personnage nettement plus buvable à mes yeux.
Mais la série doit vraiment prendre garde à se remettre sur les rails par rapport à son personnage central, sinon on va droit dans le mur. Agréable, encore maintenant. Mais pour combien de saisons encore vu qu'elle va en déclinant ?

Note: 3.5/5

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04 mai 2012

El Mercenario (Il Mercenario)

El MercenarioDe: Sergio Corbucci

Avec: Franco Nero, Tony Musante, Jack Palance, Giovanna Ralli, Eduardo Fajardo, Alvaro de Luna, Raf Baldassarre, José Canalejas, Vicente Roca, Franco Ressel, Guillermo Méndez, Enrique Navarro,...

Pays: Espagne, Italie

Année: 1968

Synopsis

Un jeune idéaliste et un mercenaire se retrouvent côte à côte dans la tourmente de la révolution mexicaine.

Avis

Premier film de la trilogie de la révolution que mènera Corbucci au cinéma. Après Le grand silence, qui s'avèrera être un petit échec commercial, le réalisateur retrouve Franco Nero, le ténébreux blond aux yeux bleus. On retrouve à ses côtés des acteurs de pointure comme Jack Palance, Tony Musante ou encore la jolie Giovanna Ralli.
Le cinéaste nous emmène en pleine révolution mexicaine entre 1910 et 1920 où un idéaliste joué par Musante décide de mener sa révolution à l'encontre des riches. Sur sa route, il va croiser un mercenaire qui va se rallier à leur cause (à savoir tant qu'on paie, je vous suis).
L'oeuvre s'ouvre après les événements et s'ensuit alors un très long flashback qui raconte l'histoire de nos deux héros.
D'emblée, Corbucci choisit la voie de l'action teintée d'humour cynique. Ce n'est pas plus mal. Comme de coutume dans le genre, de superbes plans des paysages égrènent le film, avec parfois des contre-jours tout simplement superbe.
L'histoire est assez simple avec un idéaliste qui conserve ses positions et un mercenaire qui ne va pas changer de vie. L'association propose parfois des situations amusantes. La révolution que mène le héros fait fi de diverses interrogations politiques. Bien que dans certains moments de l'oeuvre Paco demande ce qu'est la révolution ou il se retrouve affublé d'un déguisement de clown pour faire rire autrui alors que quelques mois plus tôt, il menait ses hommes et symbolisait l'espoir de tout un pays. Quelque peu sarcastique tout cela.
L'oeuvre réussit son coup, même si on constate un manque flagrant de rythme par moments et un fond qui méritait d'être un peu plus développé. Nero est à son égal, même si la moustache lui réussit vraiment moins bien en terme de charisme. Son association avec Musante est très réussie et fonctionne à l'écran. La femme n'a pas un rôle d'accessoire plantureux et Ralli joue un véritable rôle dans la révolution. Ca fait plaisir à voir. Enfin, le méchant est certainement l'un des meilleurs que j'ai vu dans le western spaghetti avec Kinski dans Le grand silence. Jack Palance est odieux à souhait et marque l'oeuvre de son empreinte.

Note: 3.5/5

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02 mai 2012

Body Double

Body DoubleDe: Brian DePalma

Avec: Craig Wasson, Gregg Henry, Melanie Griffith, Deborah Shelton, Guy Boyd, Dennis Franz, David Haskell, Douglas Warhit, Larry Jenkins, Denise Loveday, Ray Hassett,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1984

Synopsis

Jack, jeune comédien au chomage souffrant de claustrophobie, occupe pendant quelque temps l'appartement d'un ami. Profitant de la vue panoramique, il observe sa charmante voisine, Gloria, dont il ne tarde pas à devenir fou amoureux. A force de l'épier, il assiste un jour à l'assassinat de la jeune femme...

Avis

Encore un film que je constate avec plaisir (ou effroi, ma mémoire vacille) que je connaissais en fait au moins la grosse première moitié, mais dont je ne me souvenais plus du tout de la fin.
On est dans un DePalma mineur en terme de mise en scène je trouve. On a connu le cinéaste nettement plus inspiré dans d'autres films que dans Body Double. Dommage car le fond méritait vraiment mieux.
Avec ce film, le cinéaste revisite à sa façon Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock. On le sait que c'est en rendant hommage au cinéaste britannique que notre ami DePalma a fait ses meilleures armes (me semble-t-il du moins). Outre cela, il nous offre un thriller avec en toile de fond une critique assez acerbe du monde hollywoodien.
C'est l'histoire d'un acteur de seconde zone, souffrant de claustrophobie et qui perd son job. Il rame d'auditions en auditions jusqu'à ce qu'un ami, pour le dépanner, lui propose un appartement luxueux. C'est alors que le film de sa vie va en être bouleversé. Comme d'habitude chez DePalma, tout se met en place assez lentement. On est dans le thriller hitchcockien pur jus même s'il y a plus de femmes à poil. L'univers et l'ambiance sont un peu glauques. Bref, ce n'est pas au niveau de l'histoire que je trouve que ça blesse.
J'ai trouvé la réalisation de DePalma assez mollassonne. Alors que je fonctionne d'habitude très bien, je dois avouer que la seconde partie du film, ça manquait pas mal de rythme. De plus, je l'ai trouvé nettement plus inspiré sur d'autres oeuvres comme Carrie ou Pulsions pour maintenir le spectateur en haleine.
Bref, c'est assez étrange car le problème de DePalma se situait surtout dans un script qui tenait un film complet. Et quand il l'a, c'est sur son point fort que j'estime qu'il se plante un peu. Au final, une oeuvre regardable, intéressante, mais sur laquelle on peut vraiment se dire que DePalma n'a jamais été si proche de nous servir un chef-d'oeuvre.

Note: 3.5/5

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