cinéma...

Simples avis sur des films que j'ai eu la chance de voir et dans la continuité de ce que j'ai commencé sur mon autre blog! A noter que tous les films présentés dessus font partie de ma DVDthèque.

09 novembre 2009

Opération Espadon (Swordfish)

Swordfish1De: Dominic Sena

Avec: John Travolta, Hugh Jackman, Halle Berry, Don Cheadle, Sam Shepard, Camryn Grimes, Vinnie Jones, Rudolf Martin, Zach Grenier, Drea de Matteo, Angelo Pagan,...

Pays: Etats-Unis


Année: 2001

Synopsis

Touche à un ordinateur et tu retournes en prison. Les termes de la conditionnelle de Stanley Jobson sont clairs. Sauf que dix millions de dollars attendent le super-hacker s'il accepte le job que veut lui confier Gabriel Shear, un espion richissime et excentrique: s'infiltrer dans un système informatique réputé inviolable et s'emparer des milliards de dollars d'une caisse noire gouvernementale dont le nom de code est Espadon. Croyant prêter main forte à un simple braquage, Stanley accepte. Mais la situation devient rapidement explosive.

Avis

Attention, belle daube en vue. Comme d'habitude je ne vais pas trop m'épancher quand il s'agit de films que je n'aime pas mais faudrait quand même dire à Sena (non pas Ayrton) qu'il doit utiliser d'autres scénaristes et qu'il faut arrêter de prendre les gens pour des cons.
Commençons par les rares points positifs. La scène d'intro est plutôt bien foutue, avec une référence à A dog day afternoon qui s'intègre très bien dans le récit. Ensuite, belle petite fusillade et une explosion qui déchire bien. Et après? Ben après plus rien, ou presque. Enfin si, il reste quand même les apparitions de Travolta qui demeurent plus qu'intéressantes. Et il y a une scène où l'on nous gratifie des seins de Halle Berry (Miam!). Une scène que tout homme ne rechigne absolument pas. Donc, voilà, c'est tout. Pour tout vous dire, je me suis même endormi devant le film, chose qui ne m'était plus arrivée depuis pas mal de temps.
Venons-en au négatif maintenant. Entre toutes les scènes où Travolta n'apparaît pas, il y a comme qui dirait une sorte de gros vide à l'écran. Halle Berry est surtout utilisée pour apporter son charme à l'écran (chose qu'elle réussit) et puis surtout il y a Hugh Jackman. Bon, j'ai rien contre le type, je trouve même que maintenant, il fait des bons choix de films mais dans ce Opération Espadon, il est totalement transparent. A rendre jaloux Casper. Voilà pour le casting qui aurait aussi mérité à montrer nettement plus Don Cheadle et surtout Sam Shepard, ce dernier étant relégué à un rôle de faire-valoir.
Ensuite, le scénario est particulièrement mauvais. Déjà, il est très ennuyant (vu que je me suis endormi) et par ailleurs, il se devine très aisément. Sans oublier que son message à de très sales relents. Sena utilise de la poudre aux yeux, tente de nous surprendre mais comme les indices qu'on nous laisse sont tellement gros comme des maisons que ça ne fonctionne jamais. Et puis la morale qui dit que l'on peut voler l'argent pour régler le compte à d'affreux terroristes au nom à consonnance musulmane est une raison suffisante apparemment. Chose étrange, le film est sorti en France un certain 10 septembre 2001.

Note: 1/5

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07 novembre 2009

Zatoichi

zatoichiDe: Takeshi Kitano

Avec: Takeshi Kitano, Tadanobu Asano, Michiyo Ogusu, Yui Natsukawa, Guadalcanal Taka, Saburo Ishikura, Akira Emoto, Ben Hiura, Hideboh, Ron II, Suji, Noriyasu, Makoto Ashikiwa,...

Pays: Japon


Année: 2003

Synopsis

Au Japon, au XIXème siècle, Zatoichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, il est un redoutable combattant, rapide comme l'éclair et dont les coups s'avèrent d'une stupéfiante précision. Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, se débarrassent de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin, d'autant plus efficacement qu'il a engagé un redoutable samouraï ronin, Hattori.

Avis

Zatoichi est un personnage assez connu au Japon vu qu'il y a déjà eu une pléiade de films réalisés quelques décennies plus tôt. Zatoichi, signé Kitano donc, est avant tout une oeuvre de commande mais dans laquelle le metteur en scène nippon a quand même su intégrer des éléments qui faisaient la force de son cinéma. Kitano nous offre une oeuvre plus légère, où l'on retrouve quelques-uns de ses thèmes. Mais Zatoichi est, avant tout, un film de divertissement.
C'est aussi assez différent de ce que Kitano nous a montré auparavant. Avant, son personnage central courait très souvent vers une mort certaine. Ici, pas question de réserver le même sort au samouraï. Par contre, la mort est toujours présente pour les adversaires. Une forme de petit tournant dans sa carrière. Kitano prend aussi garde à accorder de l'importance à la mise en scène. Avant, il filmait énormément avec des plans fixes. Ici, il y a beaucoup plus de recherche. Chorégraphies très bien filmées, scènes de combat mise en scène bien plus nerveusement et avec style. Kitano commence à manier de plus en plus la caméra et à comprendre les diverses possibilités qu'elle peut lui offrir. Avant, le réalisateur de Sonatine se contentait surtout de placer ses acteurs devant la caméra. Maintenant, il ose beaucoup plus la faire bouger, s'en servir. La musique et la danse finale sont ainsi très bien rendues. Cependant, ce n'est pas toujours parfait et on ne le sent pas toujours à l'aise.
Côté acteurs, c'est assez réussi aussi. Kitano fait ce qu'il fait de mieux. A savoir un personnage taciturne, silencieux et souvent hors du commun. C'est de la sorte que l'on retrouve les thèmes propres à Takeshi dans ce film axé grand public. D'ailleurs, celui-ci se montre divertissant. De plus, la musique est une fois de plus superbe, comme très souvent chez Kitano. Question scénario, il est assez réussi mais il joue quand même un peu trop sur la carte des rebondissements que ça en finit par devenir un petit peu trop. Mais il se laisse suivre et c'est le principal.
Au final, un des films les moins personnels de Beat Takeshi mais un agréable moment tout de même. Que demander de plus?

Note: 3.5/5

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05 novembre 2009

Speed

SpeedDe: Jan de Bont

Avec:  Keanu Reeves, Dennis Hopper, Sandra Bullock, Joe Morton, Jeff Daniels, Alan Ruck, Glenn Plummer, Beth Grant, James Hawthorne, Carlos Carrasco, Natsuko Ohama, Richard Lineback,...

Pays: Etats-Unis


Année: 1994

Synopsis

Un jeune policier est au prise avec un maître-chanteur, artificier à la retraite, qui menace de faire sauter un autobus dans lequel il a placé une bombe qu'il peut faire exploser à distance.

Avis

Nondidju! Ce film a déjà 15 ans! Speed fait partie de ces films, au défauts notoires et ne parvenant pas atteindre le statut de chef-d'oeuvre, qui font pourtant leur bonhomme de chemin à travers le temps.
Bon, pour faire rapide, je vais vite exposer les plus grosses carences du film pour moi. Tout d'abord, il y a quelques erreurs techniques, surement dues au fait que Jan de Bont en est à son tout premier film en tant que réalisateur. Du moins comme long. Il s'était d'abord essayé au court-métrage puis décidé de devenir directeur de la photographie où il va réaliser une longue carrière de plus de vingt ans, avant donc cette oeuvre-ci, en 1994. Il y a un chouette petit exemple. Jeff Daniels, au début du film, se prend une balle en pleine jambe gauche. Lorsqu'il reçoit sa décoration, deux ou trois scènes plus tard, on le voit boîter de l'autre jambe. Ce passage m'a toujours fait rire.
Ensuite, je trouve quand même que les scènes dans le bus sont tellement bien foutues que tout ce qui se passe avant et après parait un peu plus fade. Attention, je trouve quand même ça bien foutu, mais ça empêche pour moi d'élever un film beaucoup plus haut que ce qu'il n'aurait pu être. Parce que sérieusement, je me suis éclaté grave avec les scènes dans le bus, la tension, le couple Reeves et Bullock qui fonctionne à merveille, le thème musical, Dennis Hopper dans son rôle de méchant est incroyable, bref, c'est un très bon moment vraiment.
En fait, il vaut mieux qualifier le film comme étant le parfait moment pour tout spectateur lambda, qui n'a pas envie de se prendre la tête. D'ailleurs, il est rediffusé couramment à la TV, preuve qu'il satisfait souvent les spectateurs.

Note: 3.5/5

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02 novembre 2009

Bright Future (Jellyfish ou Akarui Mirai)

brightfutureDe: Kyoshi Kurosawa

Avec: Jô Odagiri, Tadanobu Asano, Tatsyua Fuji, Takushi Sasano, Marumi Shiraishi, Ryo, Ryo Kase, Sayuri Oyamata,...

Pays: Japon
 

Année: 2002

Synopsis

L'énigmatique Mamoru vit seul avec son étrange méduse venimeuse. Ces deux solitaires mordent quiconque s'approche trop près. Yuji, un jeune homme émotionnellement instable, travaillant dans la même usine que Mamoru, est fasciné et influencé par celui-ci. Quand Mamoru est arrêté pour l'assassinat de son patron, Yuji se dévoue pour prendre soin de sa méduse et commence à ouvrir les yeux sur la réalité...

Avis

Voilà un film possédant énormément de qualités mais qui ne m'a pour ainsi dire jamais touché. J'en suis même presque déçu contre moi-même car Kurosawa (un nom assez difficile à porter au Japon quand on fait du cinéma...) possède un certain talent. D'autant qu'il quittait son genre de prédilection, à savoir l'horreur, pour signer une sorte de drame entourant deux jeunes en mal de vivre dans une société japonaise qui ne leur correspond guère.
Bref, je dirai que la seule scène qui m'a réellement émue, c'est quand le père de Mamoru et Yoji et ont une dispute. Il faut savoir que le père et Yoji vont entretenir une relation fort proche. Car dans les deux cas, ceux-ci ressentent un manque d'affection mais il y a aussi le fait que le père n'a jamais eu une relation amicale avec son fils comme avec sa femme ou son autre enfant. Tandis que Yoji est un solitaire qui a besoin de points de repères.
Associer d'ailleurs Yoji à la méduse est tout à fait significatif de l'état d'esprit des deux êtres. Solitaires, amorphes, se laissant faire, le personnage de Mamoru leur dit même qu'ils sont fait pour s'entendre. Beaucoup de thèmes sont abordés par notre ami Kurosawa. Parfois, la vision des centaines de méduses ressemblent à un rêve.
Le hic, c'est que je suis resté donc totalement indifférent à ce que je voyais, me demandant même où Kurosawa voulait en venir. En fait, je suis certain que ce film possède d'énormes qualités. D'ailleurs, je ne me suis pas forcément ennuyé devant l'oeuvre du cinéaste nippon. Le seul sentiment qui émergeait était celui de l'indifférence. Pourtant, force d'admettre que ce cinéaste possède un véritable potentiel artistique et qu'il a tenté avec ce film d'en faire un qui possède un fond. Impossible pour moi de le dénigrer, mais malheureusement, pas su apprécier à sa juste valeur.

Note: 2.5/5

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29 octobre 2009

Redacted

redactedDe: Brian DePalma

Avec: Patrick Carroll, Rob Devaney, Izzy Diaz, Mike Figeroa, Ty Jones, Kel O'Neill, Daniel Stewart Sherman, Paul O'Brien, François Caillaud, Shata Haddad,...

Pays: Etats-Unis


Année: 2007

Synopsis

Un groupe de soldats américains est en garnison à un poste de controle en Irak. Lorsqu'une jeune irakienne de 14 ans est violée et torturée par des GI's, la confrontation des points de vue est explosive: celui des GI's sous pression, celui des journalistes et collaborateurs des médias, celui de la communauté irakienne...

Avis

On l'a crié très fort. On l'a hurlé même. Brian DePalma était de retour. Et il nous sortait un grand film avec Redacted. Critiques généralement élogieuses et recevant même un prix à Venise, l'un des derniers grands festivals encore valable, on était en droit à s'attendre à quelque chose de bien. Et chic! C'est un film de guerre, sur la sale période américaine en Irak. Ca s'annonçait vraiment prometteur. Au final, je suis assez déçu.
Bon, pas que ce soit un mauvais film, mais il y avait vraiment pas de quoi être dythirambique. Premièrement, il y a un petit point qui m'a dérangé dans la mise en scène. Le film oscille entre une réalisation traditionnelle ou bien une qui se rapproche beaucoup plus de ce qu'on a vu dans Cloverfield. La caméra a sa place très importante dans le film par moment, puis elle retourne au second plan. Je n'ai pas senti DePalma a l'aise à ce niveau-là. Pourtant, du côté de la mise en scène traditionnelle, il y a vraiment de superbes plans des soldats qui sont en train de stationner à un poste de contrôle. Ensuite, il ne tombe pas dans le voyeurisme facile et cela s'avère être une bonne chose. Cependant, l'un ou l'autre dérapage toutefois vu qu'il nous montre une décapitation mais fort heureusement, la scène du viol elle-même n'est pas montrée si ce n'est sa préparation et quand ils "préparent" la fillette. Sinon, côté action, les fans de films bourrins, passez votre tour. Il y a quasiment rien de ce côté-là, on est dans un film très lent, avec beaucoup de musique classique pour accompagner les regards de ces jeunes soldats en faction à leur poste de contrôle.
Ensuite, j'ai eu vraiment l'impression que DePalma avait envie de faire SON film sur l'Irak. Celui qui le fera revenir donc par la grande porte. Problème, ça se ressent trop à mes yeux. Bon, c'est vrai qu'il met très bien en avant les systèmes de propagandes des deux camps, qu'il met bien en avant la violence et l'atmosphère qui a été retransmise à la TV, critique énorme des journalistes mais pas de chance, pour moi, pour la plupart des cas, Jarhead de Sam Mendes est passé bien avant lui.
En gros, c'est pas ennuyant, mais c'est trop faible que pour mériter tout ce foin. Je vais pas dire que j'ai passé un agréable moment car j'en suis sorti assez sceptique sans qualifier le film de mauvais toutefois. Disons, qu'il ne restera pas dans ma mémoire. Peut-être aussi que cette guerre est beaucoup trop proche, pour nous téléspectateur et que dans dix ou quinze ans, je rejugerai d'une autre manière ce film.

Note: 3/5

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26 octobre 2009

L'extase et l'agonie (The Agony and The Ecstasy)

l_extase_et_l_agonie_affiche_44228_13581De: Carol Reed

Avec Charlton Heston, Rex Harrison, Diane Cilento, Harry Andrews, Alberto Lupo, Adolfo Celi, Venantino Venantini, John Stacy, Fausto Tozzi, Thomas Milian, Maxine Audley,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1965

Synopsis

Rome, 1508. Michel-Ange est chargé par le pape Jules II de peindre les fresques du plafond de la Chapelle Sixtine. Cédant tour à tour à la passion fébrile et au découragement, le peintre génial supporte mal le comportement despotique du pape. L'affrontement entre les deux grands hommes est inévitable...

Avis

Nouvelle découverte d'un cinéaste en la personne de Carol Reed, américain ayant réalisé des films sur quelques décennies sans avoir une trop longue liste à son palmarès. Il parait qu'il a signé un grand film avec Le troisième homme. Après la vision de L'extase et l'agonie, je pense pouvoir affirmer que Reed est un homme très talentueux même si cette oeuvre n'est pas parfaite.
C'est marrant aussi de constater que tout le monde connaît Michel-Ange pour sa grande fresque qu'il a peinte dans la Chapelle Sixtine. Or, l'artiste était avant tout un grand sculpteur. Un génie même. Durant les douze ou treize premières minutes, le film retrace les grandes sculptures de Michel-Ange. Un véritable cours d'histoire offert par Reed. Mais bon, sachant que le film dure plus de deux heures, j'ai assez rapidement craint que tout le film se montre aussi bavard que ce premier quart-d'heure. Fort heureusement, il n'en est rien, le film commence après son générique de début, qui intervient donc assez tardivement.
Première chose, il faut bien avouer que l'époque est assez bien retranscrite, avec un pape en guerre contre les rois des plus grandes nations. C'était des temps troublés. Bien joué de ce côté-là même si ça manque un peu de profondeur. C'est un peu trop hollywoodien à mes yeux, dans la façon de filmer, de voir les choses et de les transmettre au téléspectateur. Mais attention, c'est quand même super bien mis en scène, c'est trop hollywoodien que pour y voir un chef-d'oeuvre mais ça reste un très bon divertissement dont les 2h15 passent très vite.
En fait, la véritable force de ce film réside essentiellement dans sa confrontation entre deux grands acteurs. Rex Harrison joue le Pape tandis que Charlton Heston incarne Michel-Ange. Ces deux personnes semblent être de véritables ennemis, le Pape semble être le méchant, mais au fond, il partage la même passion et la même envie que Michel-Ange. L'art est au centre de la vie des deux hommes. Quelques répliques sont d'ailleurs d'un très haut niveau. Bref, gros duel d'acteurs qui sert un fond assez intelligent quand on sait ce que fait Hollywood comme divertissement maintenant.
Agréable moment donc que cette oeuvre. Elle donne surtout envie d'en découvrir plus sur ce cinéaste.

Note: 3.5/5

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23 octobre 2009

Impitoyable (Unforgiven)

impitoyableDe: Clint Eastwood

Avec: Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard Harris, Jaimz Woolvett, Saul Rubinek, Frances Fisher, Anna Thomson, David Mucci, Rob Campbell, Anthony James, Tara Frederick,...

Pays: Etats-Unis


Année: 1992

Synopsis

William Munny a tiré une croix sur son passé de criminel et de hors-la-loi. Seuls comptent maintenant ses enfants et la ferme qu'il exploite avec peine. Mais la perspective d'une prime pour abattre les auteurs d'un crime odieux ramène Munny au coeur de la violence. Et le paisible fermier redevient un tueur impitoyable...

Avis

Ca faisait quelques années maintenant que j'avais acheté ce DVD. Pourtant, durant tout ce temps, je ne m'étais jamais décidé à vouloir le regarder. Pourquoi? Je ne sais pas. Peut-être parce que le western, même s'il ne m'a jamais déçu, ne figure pas parmi mon genre préféré. Surtout quand il n'est pas fait par Leone. Les western demeurent souvent assez classique, Leone ou encore Andrew Dominik avec son Jesse James étaient parvenu à faire un western que je qualifierais de différent à celui d'un Ford ou d'un Peckinpah.
Pourtant, j'aurais pu foncer plus tôt. Car, quand on y songe, Eastwood, c'était quand même le Monsieur western de Leone. Ca aurait dû me tenter. Et puis, parce que le Clint de ces dernières années, il a fait de sacrés films. Pour moi, ils sont tous de très haut niveau (du moins, sur ceux que j'ai vu.). Mais non, j'ai préféré attendre... Je me demande toujours pourquoi... Mais en contrepartie, la découverte si tardive de Impitoyable a été un énorme plaisir. Peut-être même que d'avoir attendu si longtemps, m'a permis de mieux apprécier le film, d'avoir attendu d'acquérir une forme de maturité cinématographique que je n'avais pas encore lors de l'achat de cette oeuvre.
Venons-en toutefois au film même. Premièrement, c'est sacrément bien foutu. La mise en scène d'Eastwood est précise, nous offre des plans merveilleux. Bref, de ce côté-là, rien à redire. Ensuite, j'ai eu cette impression qu'Eastwood nous donnait un western qui serait une forme d'adieu au genre. Une volonté de tourner la page avec ce personnage qu'il a incarné et qu'il retrouve encore une fois aujourd'hui. C'est d'abord un fermier que l'on découvre, qui ne veut plus entendre son passé mais qui accepte une dernière mission, en dépit de toutes les promesses qu'il a pu se faire. Ainsi, il confronte son personnage à un jeune bandit qui voit en Munny un héros. Toutefois, Munny lui-même n'accepte pas d'être pris de la sorte. Il n'est pour lui qu'une vulgaire canaille responsable de la mort d'hommes, de femmes et d'enfants. Une désacralisation totale du personnage mais également de celui qu'il a pu être chez Leone.
Et pourtant, malgré un casting d'enfer aussi (mention spéciale à Gene Hackman), il me manquait un petit quelque chose pour élever ce film au rang des chefs-d'oeuvres du genre. Une forme de scène démentielle, extraordinaire et qui resterait gravée dans nos mémoires. Eastwood nous la donne tout à la fin, avec cette fusillade finale. Tension incroyable, duel inégal, des fripouilles qui mériteraient de passer de vie à trépas sans que notre sale bandit ne subisse le même sort. Suspense à son paroxysme, la fusillade débute, elle sera Impitoyable...

Note: 5/5

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20 octobre 2009

Le secret derrière la porte (Secret beyond the door)

secret_derriere_la_porteDe: Fritz Lang

Avec: Joan Bennett, Michael Redgrave, Anne Revere, Barbara O'Neil, Natalie Schafer, Anabel Shaw, Rosa Rey, James Seay, Mark Dennis, Paul Cavanagh,...

Pays: Etats-Unis

Année: 1948

Synopsis

A la mort de son frère, son seul parent, une riche et jeune oisive new-yorkaise, Célia, part au Mexique, et épouse un architecte rencontré lors d'une rixe. Instantanément, elle est fascinée par son regard, lui par son mystère... Mais aujourd'hui, jour des noces, Célia se rend compte qu'elle ne connaît rien de l'homme qu'elle a épousé, ni de son passé, ni de sa famille, ni même de ses habitude... Or, celui-ci a une bien étrange manie: il reconstitue chez lui, avec leur mobilier original, des pièces où un crime a eu lieu, et les fait visiter à ses invités...

Avis

Encore un thriller que Lang signa sous sa période américain après avoir décidé de quitter l'Allemagne à cause de la montée du nazisme. C'est assez marrant car j'ai ressenti une très forte influence hitchcockienne dans ce film, alors que le maître du suspense n'a pas encore sorti ses plus grands chefs-d'oeuvres.
Pourtant, je dois bien avouer que dans le genre, chez Lang, j'ai beaucoup plus pris mon pied dans  plutôt que dans House by the river que dans celui-ci.
Pourquoi me demandez-vous ? C'est simple: du début du film jusqu'à l'arrivée de Célia à la maison de son mari, ça parle énormément et il ne se passe rien ou presque. On découvre quel personnage est essentiellement la jeune femme, qui en vient à se poser des questions sur son union dont elle se rend compte qu'elle est vraiment précipitée. Elle parle, elle parle, elle s'inquiète, il y a l'utilisation d'une voix-off qui m'ennuie au plus haut point dans ce cas-ci. Vraiment, un début de film très ennuyant pour moi.
Et puis, une fois à la maison, le mari commence à dévoiler sa véritable identité, ses passions, etc. Et dont la plus étrange est de reconstituer des pièces où un meurtre s'est produit. Petite touche morbide en plus, il utilise tous les objets d'origine.
Au fur et à mesure, le suspense s'installe, la femme commence à se poser des questions et arrive, sur la fin, l'inexplicable, le rebondissement qui rend le film intéressant. D'ailleurs, c'est toute sa seconde moitié qui est vraiment plus prenante (pas difficile de faire pire toutefois que le début) même si pour moi, Lang ne signe pas du tout un film inoubliable. Toutefois, il y a quelque chose dans le fond vu que le film révèle qu'en chacun de nous, il y a un assassin qui s'y cache. Une conception des choses qui n'est pas tout à fait fausse car au fond, qui n'a jamais pensé à tuer ?

Note: 3/5

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17 octobre 2009

La vie est belle (It's a wonderful life)

itsawonderfullifeDe: Frank Capra

Avec: James Stewart, Donna Reed, Lionel Barrymore, Thomas Mitchell, Henry Travers, Beulah Bondi, Frank Faylen, Ward Bond, Gloria Grahame, H.B. Warner, Frank Albertson,...

Pays:Etats-Unis

Année: 1946

Synopsis

Le décès de son père oblige un homme à reprendre l'entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec l'homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où il approche de la victoire, il égare les 8000 dollars qu'il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. C'est alors que le ciel dépêche à ses côtés un ange de seconde classe, qui pour gagner ses ailes devra l'aider à sortir de cette mauvaise passe...

Avis

Un film qui a une réputation incroyable, jugé comme étant un grand chef-d'oeuvre de l'histoire du cinéma. Il était temps que je m'y attarde enfin. Surtout que ça me permet de continuer à découvrir Capra.
Verdict? Totalement charmé. J'ai adoré.
Premièrement, le couple formé par James Stewart et Donna Reed est formidable et totalement magique, comme l'ensemble du film d'ailleurs. Stewart est classe, talentueux, Reed apporte son charme et possède également pas mal de talent. Cette femme qui aurait pu épouser un homme riche préfère celle d'un homme dont la richesse est celle de son coeur.
Car il faut bien avouer que pour apprécier pleinement ce film, on doit directement comprendre qu'il s'agit d'un conte de Noël et que ce que l'on va voir, est totalement impossible dans la vie réelle. Ainsi, George Bailey a passé toute sa vie à se dévouer pour les autres et à faire passer outre ses priorités pour pouvoir faire en sorte que les autres vivent une vie incroyable. Ce genre de personnage ne rencontre jamais dans la vie courante. Il est totalement impossible de laisser outre ses propres priorités.
Au final, Capra nous décerne un message vraiment beau. Les principales choses de la vie ne devraient pas se trouver dans la superficialité, dans les plaisirs matériels. L'amitié est une des meilleures raisons qui pousserait l'homme à vivre. L'amour aussi. Le message final, de l'ange gardien est vraiment très émouvant et m'a presque donné quelques larmes aux yeux. Du moins, très grosse émotion. Moi qui n'aime pas trop, à la base, les films dévoilant des bons sentiments (comme L'homme de la rue de Capra justement, auquel j'ai reproché ce sentimentalisme), je trouve qu'ici, il prend pleinement tout son sens étant donné qu'on est dans un conte.
Capra joue sur la corde sensible et nous fait réellement passer pas toutes les émotions. La joie, le rire, les larmes,... Tout y passe en plus de deux heures. Bref, j'ai été vraiment très très très agréablement surpris. Une oeuvre dans laquelle on ne s'ennuie jamais. Un pur chef-d'oeuvre, qui rentre aisément dans mon Top 50 des films vus. A ne louper sous aucun prétexte.

Note: 5/5

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14 octobre 2009

Memento mori

Memento_moriDe: Kim Tae-yong, Min Kyu-dong

Avec: Kim Min-sun, Park Yeh-jin, Lee Young-jin, Kim Min-hee, Gong Hyo-jin, Paik Jong-hak,...

Pays: Corée du Sud


Année: 1999

Synopsis

Dans la cour de son lycée de jeunes filles, Min-ah trouve le journal intime de Hyo-shin et Shi-eun, mémoire de leur amitié profonde et ambigüe. Au fil des pages, elle entre dans le monde des amantes et découvre leur intimité et leur secret. Le suicide de Hyo-shin provoque l'émoi dans l'établissement. Passé et présent se confondent tandis que le journal déploie de plus en plus sa fascination morbide. Les couloirs du lycée chuchotent la présence d'une âme vengeresse, la panique s'installe...

Avis

Il est quand même difficile de faire un film de fantômes, en sachant déjà tout ce qui a déjà pu être fait dans le genre. Oh chance, l'oeuvre des deux metteurs en scène coréens ont décidé d'ajouter un fond plutôt particulier dans ce genre: l'acceptation des différences sexuelles chez les jeunes et dans un sens plus global, s'accepter en tant qu'adolescent.
L'histoire se déroule dans un lycée de filles. Ca aura le don d'ennuyer quelques-uns puisque l'on a quand même droit à quelques réactions d'adolescentes surexcitées. Mais dans l'ensemble ça se passe plutôt bien.
Les rapports homosexuels entre deux femmes, dans un lycée de filles, ça a le don de susciter de sacrés commentaires, très souvent désobligeants, dans une société coréenne probablement pas aussi ouverte, encore, que chez nous. L'avantage, c'est que ça ne tombe pour ainsi dire jamais dans le cliché. Et c'est vraiment une très bonne chose. Les metteurs en scène préfèrent plancher pour une réalisation qui préfèrent la suggestion à la monstration. On verra à peine un baiser entre les deux filles (et encore, l'une n'était pas trop d'accord pour qu'il se passe de la sorte) et on ne verra pas non plus la scène du suicide. Ou tout du moins on ne la voit jamais sauter. Par contre, la cohue que provoque la mort de la jeune fille dans les secondes qui suivent est incroyablement bien rendue. A noter que le cadavre est lui-même montré, ce qui était peut-être évitable.
Et puis, à partir de cela, l'histoire tombe dans un film de fantômes, certes non banal mais dont on cherche quand même la raison. Soit. Peut-être parce que le journal intime des deux filles a été "emprunté" par une des autres écolières. En tout cas, sans forcément faire peur l'oeuvre crée une tension non-négligeable.
Perfectible, en effet. Bon moment, certainement. N'hésitez-pas si vous pouvez le découvrir.

Note: 3.5/5

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